Mercredi 2 juin 2010
Provence jour 9
Ce matin, si le ciel est pur, le mistral est également au rendez-vous. Rafales jusqu'à 80km/h. Donc encore une fois, petit déjeuner à l'intérieur pour débuter la journée. Tout le monde semble debout de bonne heure aujourd'hui. La petite salle à manger est rapidement bondée.
Programme de cette dernière journée en Provence: visite des lieux habités par Alphonse Daudet, à une vingtaine de kilomètres d'ici, à Fontvieille. Il faut cependant de nouveau traverser les Alpilles sur l'étroite route 27, expérience que Christian n'apprécie pas beaucoup parce que les Français conduisent rapidement même dans les pires conditions et qu'ils sont pour le moins hardis et téméraires, même avec les précipices. Mais les paysages sont fabuleux et valent le risque. Parvenus à Fontvieille, on traverse le village jusqu'au musée Alphonse Daudet, où l'on peut voir le fameux moulin et le château de Montauban, où il a habité lors de ses séjours en Provence, lui qui demeurait à Paris mais qui est né en Provence. Ce site est un endroit adorable qui me rappelle les lectures de mon enfance et plus particulièrement celles de la Comtesse de Ségur. Tout est demeuré comme figé dans le temps. La vie s'écoule tranquille, loin de rumeurs des villes plus importantes comme Arles, Nîmes ou Avignon. Ici on prend le temps de vivre et de savourer le temps qui passe. Comme le faisait Daudet, qui soit dit en passant, était un fort beau jeune homme dans ses jeunes années. On viste le moulin, on traverse les bois et l'on arrive au château que l'on peut visiter en partie et qui a été transformé en musée.
Après Daudet et Fontvieille, nous poussons un peu plus loin vers l'abbaye de Montmajour. Vieille abbaye bénédictine du 11e siècle, donc on a conservé une partie des bâtiments romans et que l'on peut visiter. Une partie du monastère est bien préservé, l'autre ayant servi de carrière après la Révolution, est en ruine. Mais l'ensemble vaut la visite. Les photos décriront mieux que moi ce décor d'un autre temps.
Puis nous reprenons Mégane et retournons faire nos derniers achats à St-Rémy. Comme c'est jour de marché, il y a foule. Nous stationnons Mégane, allons nous acheter un sandwich et un pâtisserie et prenons place sur un banc public à côté de l'église pour casser la croûte.
Comme les magasins sont fermés de 12H30 à 14H30 et même 15H dans certains cas, nous décidons d'aller visiter le musée des Alpilles de St-Rémy. Petit musée racontant l'histoire de la ville et de la région. Fort bien fait et très intéressant. Belles photos d'époque et témoignages de l'évolution de la ville depuis la préhistoire. Vers 15H, un peu de magasinage et nous filons vers l'hôtel pour y faire nos valises car nous partons tôt demain matin.
19H. Le mistral souffle toujours. Nous allons souper à St-Rémy et notre choix se porte sur le petit resto où nous avons mangé le tout premier soir. La serveuse, Marine, travaille ce soir, comme mercredi dernier. Elle nous reçoit, toute souriante et toujours aussi charmante. Christian choisit de manger des gnocchis aux gambas (crevettes) flambés au pastis. Moi je porte mon choix sur les pâtes Emiliana, tomates et basilic avec de belles boulettes de veau. Tout est bon et le café, toujours servi dans de petits verres, absolument délicieux. On remercie Marine qui nous souhaite un bon retour et nous reprenons Mégane pour retourner à l'hôtel. Nous quitterons la Provence demain vers l'heure du midi pour retrouver le Québec. Séjour en Provence plein de beaux souvenirs plein de douceurs de vivre. Très beau voyage.
mercredi 2 juin 2010
mardi 1 juin 2010
Provence jour 8: Orange et Vaison La Romaine
Mardi 1er juin 2010
Provence jour 8
Le soleil est toujours au rendez-vous. Mais la température est plus fraîche et le vent plus présent. Après le petit déjeuner, nous partons pour la ville d'Orange. Pour la première fois depuis notre arrivée, le gps nous propose de prendre l'autoroute. Orange est située à une cinquantaine de kilomètres de St-Rémy, nous y sommes relativement tôt, vers 9H30. Nous stationnons Mégane sur l'avenue République et poursuivons à pied jusqu'à l'amphithéâtre. Impressionnant monument romain, l'amphithéâtre d'Orange, bâti sous l'empereur Auguste, donc au temps du Christ, est conservé dans un très bon état. Unique, car il demeure le seul à posséder son mur de scène en terre occidentale, puisque les deux seuls autres bâtiments semblables existent en Syrie et en Turquie. De nouveau grâce à l'état des lieux, il devient plus facile d'imaginer ce à quoi pouvait ressembler l'endroit lorsque les Romains et les habitants d'Orange assistaient aux représentations culturelles de leur époque. Et, chose encore une fois étonnante, il y a encore une fois, un petit chat maître des lieux! Un petit chat orange, il va sans dire. Après la visite de l'amphithéâtre, on traverse la rue et on explore le musée où l'on retrouve quelques vestiges des statues et des frises du théâtre. Puis on retourne vers Mégane. Ensuite, direction Vaison La Romaine. Vaison est un village traversé d'une rivière, l'Ouvèze. Toute petite rivière, presqu'un gros ruisseau chez nous, avec une eau limpide et peu profonde, presqu'à fleur d'eau. D'un côté, à flanc de colline, la section médiévale du village. De l'autre, la section contemporaine et en son centre, sa section romaine et ses vestiges. Christian et moi, après avoir garé Mégane dans le stationnement municipal et parcouru le marché public à ciel ouvert noir de monde, nous nous dirigeons vers la colline. On y traverse toutes sortes de ruelles plus pittoresques les unes que les autres pour finalement gravir les chemins gravelés jusqu'au sommet, au pied du château communal. La vue sur les environs est spectaculaire et celle sur le mont Ventoux aussi. Mais le village médiéval est désert. On retourne en face à la civilisation mais on choisit d'aller manger plutôt que de visiter le site archéologique romain. Bonne bouffe sur une terrasse ombragée. Salade provençale pour moi, plat de poisson pour Christian. Puis on reprend Mégane pour revenir à St-Rémy. Il est déjà plus de 16H. De retour à la "maison", après un petit tour de ville pour le magasinage, on s'arrête pour le souper à la Gousse d'Ail. Christian choisit la bouillabaisse, moi la souris d'agneau. Puis on retourne à l'hôtel pour y manger le dessert que nous avons acheté dans une pâtisserie: deux pavés, un aux amandes et pistaches, l'autre à l'orange. La boucle est bouclée. Demain, dernière journée, visite des Alpilles et d'une oliveraie sans oublier les derniers achats de souvenirs.
Provence jour 8
Le soleil est toujours au rendez-vous. Mais la température est plus fraîche et le vent plus présent. Après le petit déjeuner, nous partons pour la ville d'Orange. Pour la première fois depuis notre arrivée, le gps nous propose de prendre l'autoroute. Orange est située à une cinquantaine de kilomètres de St-Rémy, nous y sommes relativement tôt, vers 9H30. Nous stationnons Mégane sur l'avenue République et poursuivons à pied jusqu'à l'amphithéâtre. Impressionnant monument romain, l'amphithéâtre d'Orange, bâti sous l'empereur Auguste, donc au temps du Christ, est conservé dans un très bon état. Unique, car il demeure le seul à posséder son mur de scène en terre occidentale, puisque les deux seuls autres bâtiments semblables existent en Syrie et en Turquie. De nouveau grâce à l'état des lieux, il devient plus facile d'imaginer ce à quoi pouvait ressembler l'endroit lorsque les Romains et les habitants d'Orange assistaient aux représentations culturelles de leur époque. Et, chose encore une fois étonnante, il y a encore une fois, un petit chat maître des lieux! Un petit chat orange, il va sans dire. Après la visite de l'amphithéâtre, on traverse la rue et on explore le musée où l'on retrouve quelques vestiges des statues et des frises du théâtre. Puis on retourne vers Mégane. Ensuite, direction Vaison La Romaine. Vaison est un village traversé d'une rivière, l'Ouvèze. Toute petite rivière, presqu'un gros ruisseau chez nous, avec une eau limpide et peu profonde, presqu'à fleur d'eau. D'un côté, à flanc de colline, la section médiévale du village. De l'autre, la section contemporaine et en son centre, sa section romaine et ses vestiges. Christian et moi, après avoir garé Mégane dans le stationnement municipal et parcouru le marché public à ciel ouvert noir de monde, nous nous dirigeons vers la colline. On y traverse toutes sortes de ruelles plus pittoresques les unes que les autres pour finalement gravir les chemins gravelés jusqu'au sommet, au pied du château communal. La vue sur les environs est spectaculaire et celle sur le mont Ventoux aussi. Mais le village médiéval est désert. On retourne en face à la civilisation mais on choisit d'aller manger plutôt que de visiter le site archéologique romain. Bonne bouffe sur une terrasse ombragée. Salade provençale pour moi, plat de poisson pour Christian. Puis on reprend Mégane pour revenir à St-Rémy. Il est déjà plus de 16H. De retour à la "maison", après un petit tour de ville pour le magasinage, on s'arrête pour le souper à la Gousse d'Ail. Christian choisit la bouillabaisse, moi la souris d'agneau. Puis on retourne à l'hôtel pour y manger le dessert que nous avons acheté dans une pâtisserie: deux pavés, un aux amandes et pistaches, l'autre à l'orange. La boucle est bouclée. Demain, dernière journée, visite des Alpilles et d'une oliveraie sans oublier les derniers achats de souvenirs.
lundi 31 mai 2010
Provence jour 7, Le luberon
Lundi 31 mai 2010
Provence jour 7
Lever relativement tôt, vers 7H. Déjeuner sur la terrasse, tout près du groupe de Britanniques. Ils sont neuf et à leur accent, on suppose qu'ils sont probablement Écossais. Aujourd'hui la région du Luberon est inscrite au programme. Nous quittons St-Rémy vers 8H30 pour le musée de la lavande sur la route des Gordes, à une trentaine de kilomètres. Visite intéressante où l'on apprend les procédés d'extraction de l'essence de lavande à l'aide d'alambic (un peu comme pour le cidre) et où j'apprends surtout qu'il existe deux sortes de lavande: la lavande pure et le lavandin. La lavande pousse sous un ciel clément et chaud et le lavandin sous des températures plus froides. J'ai donc du lavandin dans mon jardin! J'achète des savons et des enveloppes pour glisser dans les tiroirs de vêtements.
Puis on reprend la route vers le village Fontaine de Vaucluse un peu plus loin. Merveilleux endroit où coule une source d'un eau cristalline, au pied d'une falaise de 230m. Cette source est l'objet d'un culte depuis l'Antiquité et en voyant l'endroit on comprend pourquoi. L'eau, d'une pureté inouïe, coule à travers les rochers. Le village est né grâce à elle et est très fréquenté, toujours grâce à cette eau. Nous sommes remontés jusqu'à la source dans un site qui me rappelle vaguement Ausable Chasm dans les Adirondack dans le nord de l'état de New York mais dans un village plutôt qu'en pleine nature. On y achète des chapeaux, un poème sur la Provence sur papier artisanal et on y mange un genre de croque-monsieur, kebab pour Christian, tomates et fromage de chèvre pour moi.
Puis on reprend Mégane et on repart, direction les montagnes du Luberon. Montagnes de la hauteur des Appalaches. Premier arrêt: l'abbaye Notre-Dame de Sénanque, à 4km du village des Gordes. Il semble que ce soit une des plus belles abbayes romanes cisterciennes de France. Elle a presque mille ans et c'est elle que l'on voit partout sur les photos avec son champ de lavandes. Endroit, il est vrai, d'une grande beauté. Sobre et empreint de sérénité comme le sont les abbayes de l'ordre bénédictin de la branche de St-Bernard, comme l'était l'abbaye d'Oka dans le village du même nom chez nous. Il faut résister à la tentation d'acheter dans le magasin, tout à fait comme à Oka. La visite guidée est super intéressante et j'y apprends plein de choses. C'est un peu à regret que je quitte cet endroit, plein de calme ou flotte une douce odeur de lavande malgré le coup de mistral qui balaie l'endroit.
On repart sur la route étroite en lacet jusqu`au village de Gordes. Wow. Là c'est très impressionnant. Village est perché sur le sommet d'un pic et culmine à plus de 800 m d'altitude. Le village est superbe, la vieille église très colorée et le panorama à couper le souffle. Le mistral toujours très présent.
Nous reprenons Mégane et revenons à St-Rémy vers 17H. Un arrêt à l'Inter-Marché pour acheter ce qu'il faut pour se faire un petit souper et de retour à notre hôtel, nous mangeons sur le balcon de notre chambre avec deux pélardons de chèvre, un peu de jambon des Papes, une baguette et des fraises.
Une autre journée bien remplie. Demain, Orange et le mont Ventoux.
Provence jour 7
Lever relativement tôt, vers 7H. Déjeuner sur la terrasse, tout près du groupe de Britanniques. Ils sont neuf et à leur accent, on suppose qu'ils sont probablement Écossais. Aujourd'hui la région du Luberon est inscrite au programme. Nous quittons St-Rémy vers 8H30 pour le musée de la lavande sur la route des Gordes, à une trentaine de kilomètres. Visite intéressante où l'on apprend les procédés d'extraction de l'essence de lavande à l'aide d'alambic (un peu comme pour le cidre) et où j'apprends surtout qu'il existe deux sortes de lavande: la lavande pure et le lavandin. La lavande pousse sous un ciel clément et chaud et le lavandin sous des températures plus froides. J'ai donc du lavandin dans mon jardin! J'achète des savons et des enveloppes pour glisser dans les tiroirs de vêtements.
Puis on reprend la route vers le village Fontaine de Vaucluse un peu plus loin. Merveilleux endroit où coule une source d'un eau cristalline, au pied d'une falaise de 230m. Cette source est l'objet d'un culte depuis l'Antiquité et en voyant l'endroit on comprend pourquoi. L'eau, d'une pureté inouïe, coule à travers les rochers. Le village est né grâce à elle et est très fréquenté, toujours grâce à cette eau. Nous sommes remontés jusqu'à la source dans un site qui me rappelle vaguement Ausable Chasm dans les Adirondack dans le nord de l'état de New York mais dans un village plutôt qu'en pleine nature. On y achète des chapeaux, un poème sur la Provence sur papier artisanal et on y mange un genre de croque-monsieur, kebab pour Christian, tomates et fromage de chèvre pour moi.
Puis on reprend Mégane et on repart, direction les montagnes du Luberon. Montagnes de la hauteur des Appalaches. Premier arrêt: l'abbaye Notre-Dame de Sénanque, à 4km du village des Gordes. Il semble que ce soit une des plus belles abbayes romanes cisterciennes de France. Elle a presque mille ans et c'est elle que l'on voit partout sur les photos avec son champ de lavandes. Endroit, il est vrai, d'une grande beauté. Sobre et empreint de sérénité comme le sont les abbayes de l'ordre bénédictin de la branche de St-Bernard, comme l'était l'abbaye d'Oka dans le village du même nom chez nous. Il faut résister à la tentation d'acheter dans le magasin, tout à fait comme à Oka. La visite guidée est super intéressante et j'y apprends plein de choses. C'est un peu à regret que je quitte cet endroit, plein de calme ou flotte une douce odeur de lavande malgré le coup de mistral qui balaie l'endroit.
On repart sur la route étroite en lacet jusqu`au village de Gordes. Wow. Là c'est très impressionnant. Village est perché sur le sommet d'un pic et culmine à plus de 800 m d'altitude. Le village est superbe, la vieille église très colorée et le panorama à couper le souffle. Le mistral toujours très présent.
Nous reprenons Mégane et revenons à St-Rémy vers 17H. Un arrêt à l'Inter-Marché pour acheter ce qu'il faut pour se faire un petit souper et de retour à notre hôtel, nous mangeons sur le balcon de notre chambre avec deux pélardons de chèvre, un peu de jambon des Papes, une baguette et des fraises.
Une autre journée bien remplie. Demain, Orange et le mont Ventoux.
dimanche 30 mai 2010
Provence, jour 6, Nîmes et jour de la Fêtes des Mères en France
Dimanche 30 juin 2010
Provence jour 6
Ce matin, lever militaire, nous allons à Nîmes. Le temps est nuageux mais doux. Pas de déjeuner, nous n'avons pas le temps, il faut être à Nîmes avant que le trafic ne s'installe.Après avoir fait le plein, on parcoure la campagne provençale jusqu'à l'ancienne cité de Nemausus, Nîmes. On y parvient avant 9 heures. Visite des Arènes en premier. Très intéressant et instructif car les arènes de Nîmes sont les mieux conservées de l'histoire de la Rome antique et même si elles sont moins imposantes que celles de Rome, leur état de conservation en impose. Plus modeste que le Colisée, l'ensemble de l'amphithéâtre de Nîmes nous donne une meilleure idée de ce à quoi pouvait ressembler les combats de gladiateurs et d'animaux.
Comme nous avons acheté le billet incluant la visite des arènes, la maison carrée et la Tour Magne, nous nous dirigeons vers la deuxième étape, la maison. Déception en voyant qu'elle est présentement en restauration. Dommage car c'est le temple romain le mieux conservé au monde et le voici entièrement enveloppé! On peut cependant pénétrer à l'intérieur ( mais on ne peut rien y voir!) pour assister un petit film sur les héros de Nîmes à travers les siècles. Puis nous nous redirigeons vers la Tour car elle est tout à côté des jardins de la Fontaine que Christian désire voir.
Vieille tour romaine, elle est située sur une colline et comporte près d'une centaine de marches. Parvenus au sommet, la vue est magnifique. On découvre tout Nîmes sous nos yeux. Comme le ciel est malheureusement un peu couvert aujourd'hui, on en peut pas voir le Mont Ventoux (d'ailleurs, depuis notre arrivée, chaque jour il y a quelques nuages ou des conditions de brumes qui nous voilent le mont Ventoux et ses neiges éternelles!) mais on distingue très bien les Alpilles, les petites montagnes à côté de St-Rémy.
Puis on redescend de la Tour jusqu'à l'avenue principale de la ville en traversant de superbes jardins et en visitant le temple de Diane, autre vestige romain fort bien conservé.
De retour à l'auto, direction St-Rémy. Parvenus à destination, il est plus de 14H. On décide d'aller manger dans une brasserie puisque l'on y sert à manger à n'importe quelle heure. Cette fois je choisis un plat mijoté de taureau alors que Christian opte pour le steak tartare du chef avec pignons, lardons et magret de canard. Un vrai péché. Nous sortons de table à 16H30. Direction l'hôtel pour se reposer. La journée a été bien remplie et celle d'hier aussi, ce qui n'empêche pas Christian de se baigner.
De retour à la chambre, même s'il n'est que 18H30, les bras de Morphée nous appelle.
Demain, le Luberon.
Provence jour 6
Ce matin, lever militaire, nous allons à Nîmes. Le temps est nuageux mais doux. Pas de déjeuner, nous n'avons pas le temps, il faut être à Nîmes avant que le trafic ne s'installe.Après avoir fait le plein, on parcoure la campagne provençale jusqu'à l'ancienne cité de Nemausus, Nîmes. On y parvient avant 9 heures. Visite des Arènes en premier. Très intéressant et instructif car les arènes de Nîmes sont les mieux conservées de l'histoire de la Rome antique et même si elles sont moins imposantes que celles de Rome, leur état de conservation en impose. Plus modeste que le Colisée, l'ensemble de l'amphithéâtre de Nîmes nous donne une meilleure idée de ce à quoi pouvait ressembler les combats de gladiateurs et d'animaux.
Comme nous avons acheté le billet incluant la visite des arènes, la maison carrée et la Tour Magne, nous nous dirigeons vers la deuxième étape, la maison. Déception en voyant qu'elle est présentement en restauration. Dommage car c'est le temple romain le mieux conservé au monde et le voici entièrement enveloppé! On peut cependant pénétrer à l'intérieur ( mais on ne peut rien y voir!) pour assister un petit film sur les héros de Nîmes à travers les siècles. Puis nous nous redirigeons vers la Tour car elle est tout à côté des jardins de la Fontaine que Christian désire voir.
Vieille tour romaine, elle est située sur une colline et comporte près d'une centaine de marches. Parvenus au sommet, la vue est magnifique. On découvre tout Nîmes sous nos yeux. Comme le ciel est malheureusement un peu couvert aujourd'hui, on en peut pas voir le Mont Ventoux (d'ailleurs, depuis notre arrivée, chaque jour il y a quelques nuages ou des conditions de brumes qui nous voilent le mont Ventoux et ses neiges éternelles!) mais on distingue très bien les Alpilles, les petites montagnes à côté de St-Rémy.
Puis on redescend de la Tour jusqu'à l'avenue principale de la ville en traversant de superbes jardins et en visitant le temple de Diane, autre vestige romain fort bien conservé.
De retour à l'auto, direction St-Rémy. Parvenus à destination, il est plus de 14H. On décide d'aller manger dans une brasserie puisque l'on y sert à manger à n'importe quelle heure. Cette fois je choisis un plat mijoté de taureau alors que Christian opte pour le steak tartare du chef avec pignons, lardons et magret de canard. Un vrai péché. Nous sortons de table à 16H30. Direction l'hôtel pour se reposer. La journée a été bien remplie et celle d'hier aussi, ce qui n'empêche pas Christian de se baigner.
De retour à la chambre, même s'il n'est que 18H30, les bras de Morphée nous appelle.
Demain, le Luberon.
La Provence, jour 5, Le pont du Gard, Beaucaire et Tarascon
Samedi 29 mai 2010
Provence, jour 5
Ce matin, soleil éclatant, ciel d'un bleu intense. Petit déjeuner au jardin, avec le petit chat des lieux, ou plutôt chatte reine de l'hôtel. D'ailleurs, depuis que nous sommes en Provence, j'ai remarqué que les chats possèdent un statut ici. Hier au palais des Papes, j'ai aperçu deux minets qui prenaient leurs aises dans les grandes salles et même dans l'immense chapelle papale! De même que les chiens (c'est bien connu en France) partout avec leurs maîtres, visitant les châteaux et les vignobles, partout des chats qui veillent. Il faut dire que le bonheur des minets chasseurs rampe et vole avec la présence de nombreux petits lézards et couleuvres, sans oublier tous les oiseaux et les papillons. Toute cette faune est bien réconfortante.
Enfin, après le petit déjeuner, nous nous dirigeons à bord de Mégane vers le pont du Gard. Voici un endroit intéressant et qui assouvit ma curiosité de voir enfin de près un aqueduc romain de belle dimension. Nous arrivons pour l'ouverture, vers 9H30. C'est un vaste complexe bâti autour du vieil aqueduc: on y trouve un musée expliquant la construction de l'aqueduc et qui nous informe sur tout ce qui le concerne. Cette visite prend un peu plus d'une heure. Après la projection d'un court film, on se rend vers l'aqueduc en longeant de grands jardins. Le pont du Gard ( ou l'aqueduc de Nîmes) est entouré d'un très grand parc où les gens de la région viennent faire des piques-niques la fin de semaine. Comme il est déjà 13H, Chrisitan et moi, décidons de manger un petit quelque chose avant de repartir. Ce sera un sandwich Halal pour Christian, un sandwich rosette (saucisson) pour moi et nous partageons un yogourt maison au caramel salé comme dessert.
Après ce lunch, nous repartons vers Beaucaire pour visiter son vieux château. Vieux château passablement en ruine mais le musée est sympathique et nous renseigne sur plein de choses, de la préhistoire au 19e siècle, soit l'historique et les us et coutumes des Beaucairois..
Sur le chemin du retour à l'hôtel nous croisons le majestueux château de Tarascon. On ne peut pas résister à la tentation d'aller le voir même s'il est déjà 15H30. Quelle bonne idée. C'est mon deuxième coup de coeur après le village Des Baux. Le château du Roi René est une construction du 14e. Il est intact et superbe. La visite dure un peu plus d'une heure et c'est un véritable ravissement et un plongeon en plein coeur de Moyen-Âge. C'est la construction de cette époque la plus impressionnante que j'ai vu, aussi impressionnante que le Mont St-Michel. Comme nous sommes encore hors saison, nous pouvons visiter à notre rythme et pratiquement seuls, cet immense édifice. Tout est sobre mais très lumineux. Le roi devait beaucoup aimé la lumière du Midi et il a fait bâtir un château où elle entre partout, de manière sécuritaire, tout de même. Et puis la vue sur les toits est incomparable. Vraiment un site exceptionnel. En sortant, un petit détour par l'église La collégiale Ste-Marthe, en l'honneur de cette dernière, qui a sauvé le ville de l'affreux Tarasque, monstre du Rhône et qui avait la fâcheuse habitude de dévorer les habitants de Tarascon! Il semble que le monstre était le fils de Léviethan ( j'écris cela pour Charles, grand connaisseur des monstres de tout acabit depuis sa tendre enfance). Belle église romane. Mais je suis vendue d'avance, pour moi, toutes les églises ont un charme particulier.
Retour à l'hôtel vers 17H45. Repos.
19 heures. Heure du souper. Nous sortons pour souper à St-Rémy et stationnons Mégame près des arènes. Promenade à pied dans le centre-ville de St-Rémy à la recherche d'un resto. Nous choisissons l'Estagnol. Belle terrasse à l'arrière du resto dans le jardin, avec de grandes tables recouvertes de nappes roses. Beau souper. Un peu cher toutefois. L'entrée aux huitres pour moi, composée de 8 huitres bien charnues mais pas trop grosses. Christian a opté pour les anchois entiers sur poivrons rouges, version provençale. Très bon. Sur la table, il y a du sel de Camargue, un moulin de poivre noir et de l'huile d'olive locale. La baguette est croustillante et légère. Comme plat de résistance, nous avons choisi l'entrecôte, servi avec des pommes de terre gratinées à l'ail et à la crème. Choix délicieux mais un peu lourd. Le tout arrosé d'un demi-litre de vin rosé. Comme dessert: gâteau aux fruits confits pour moi, assiette de fromage pour Christian. Les fromages sont un peu froids pour offrir leur pleine saveur mais ils sont bons. Pélardon, boules de chèvre fourrées aux figues et une pâte semblable au Rouilly. Deux bons cafés et nous sommes prêts pour retourner à l'Amandière. Mais en reprenant Mégane, deux problèmes en cette heure tardive: le GPS vient de nous lâcher pour la première fois depuis notre arrivée et il y a un concert tout à côté du stationnement, ce qui implique que les rues avoisinantes sont bloquées. On essaie quand même de tenter notre chance mais après avoir tourner en rond et s'être perdus aux environs de Glanum et fait un face à face avec un coyote, nous décidons de re-stationner Mégame, pour soit rentrer à pied ou attendre que la circulation soit rétablie. Entre temps, vers 11H30, le GPS reprend vie ce qui nous permet de retourner chercher Mégane pour reprendre le chemin de l'hôtel. On y parvient vers minuit. Et heureusement pour nous il reste une place dans le stationnement.
Quelle journée! après avoir glissé un mot à Charles, je vais enfin me coucher vers 00H30
Provence, jour 5
Ce matin, soleil éclatant, ciel d'un bleu intense. Petit déjeuner au jardin, avec le petit chat des lieux, ou plutôt chatte reine de l'hôtel. D'ailleurs, depuis que nous sommes en Provence, j'ai remarqué que les chats possèdent un statut ici. Hier au palais des Papes, j'ai aperçu deux minets qui prenaient leurs aises dans les grandes salles et même dans l'immense chapelle papale! De même que les chiens (c'est bien connu en France) partout avec leurs maîtres, visitant les châteaux et les vignobles, partout des chats qui veillent. Il faut dire que le bonheur des minets chasseurs rampe et vole avec la présence de nombreux petits lézards et couleuvres, sans oublier tous les oiseaux et les papillons. Toute cette faune est bien réconfortante.
Enfin, après le petit déjeuner, nous nous dirigeons à bord de Mégane vers le pont du Gard. Voici un endroit intéressant et qui assouvit ma curiosité de voir enfin de près un aqueduc romain de belle dimension. Nous arrivons pour l'ouverture, vers 9H30. C'est un vaste complexe bâti autour du vieil aqueduc: on y trouve un musée expliquant la construction de l'aqueduc et qui nous informe sur tout ce qui le concerne. Cette visite prend un peu plus d'une heure. Après la projection d'un court film, on se rend vers l'aqueduc en longeant de grands jardins. Le pont du Gard ( ou l'aqueduc de Nîmes) est entouré d'un très grand parc où les gens de la région viennent faire des piques-niques la fin de semaine. Comme il est déjà 13H, Chrisitan et moi, décidons de manger un petit quelque chose avant de repartir. Ce sera un sandwich Halal pour Christian, un sandwich rosette (saucisson) pour moi et nous partageons un yogourt maison au caramel salé comme dessert.
Après ce lunch, nous repartons vers Beaucaire pour visiter son vieux château. Vieux château passablement en ruine mais le musée est sympathique et nous renseigne sur plein de choses, de la préhistoire au 19e siècle, soit l'historique et les us et coutumes des Beaucairois..
Sur le chemin du retour à l'hôtel nous croisons le majestueux château de Tarascon. On ne peut pas résister à la tentation d'aller le voir même s'il est déjà 15H30. Quelle bonne idée. C'est mon deuxième coup de coeur après le village Des Baux. Le château du Roi René est une construction du 14e. Il est intact et superbe. La visite dure un peu plus d'une heure et c'est un véritable ravissement et un plongeon en plein coeur de Moyen-Âge. C'est la construction de cette époque la plus impressionnante que j'ai vu, aussi impressionnante que le Mont St-Michel. Comme nous sommes encore hors saison, nous pouvons visiter à notre rythme et pratiquement seuls, cet immense édifice. Tout est sobre mais très lumineux. Le roi devait beaucoup aimé la lumière du Midi et il a fait bâtir un château où elle entre partout, de manière sécuritaire, tout de même. Et puis la vue sur les toits est incomparable. Vraiment un site exceptionnel. En sortant, un petit détour par l'église La collégiale Ste-Marthe, en l'honneur de cette dernière, qui a sauvé le ville de l'affreux Tarasque, monstre du Rhône et qui avait la fâcheuse habitude de dévorer les habitants de Tarascon! Il semble que le monstre était le fils de Léviethan ( j'écris cela pour Charles, grand connaisseur des monstres de tout acabit depuis sa tendre enfance). Belle église romane. Mais je suis vendue d'avance, pour moi, toutes les églises ont un charme particulier.
Retour à l'hôtel vers 17H45. Repos.
19 heures. Heure du souper. Nous sortons pour souper à St-Rémy et stationnons Mégame près des arènes. Promenade à pied dans le centre-ville de St-Rémy à la recherche d'un resto. Nous choisissons l'Estagnol. Belle terrasse à l'arrière du resto dans le jardin, avec de grandes tables recouvertes de nappes roses. Beau souper. Un peu cher toutefois. L'entrée aux huitres pour moi, composée de 8 huitres bien charnues mais pas trop grosses. Christian a opté pour les anchois entiers sur poivrons rouges, version provençale. Très bon. Sur la table, il y a du sel de Camargue, un moulin de poivre noir et de l'huile d'olive locale. La baguette est croustillante et légère. Comme plat de résistance, nous avons choisi l'entrecôte, servi avec des pommes de terre gratinées à l'ail et à la crème. Choix délicieux mais un peu lourd. Le tout arrosé d'un demi-litre de vin rosé. Comme dessert: gâteau aux fruits confits pour moi, assiette de fromage pour Christian. Les fromages sont un peu froids pour offrir leur pleine saveur mais ils sont bons. Pélardon, boules de chèvre fourrées aux figues et une pâte semblable au Rouilly. Deux bons cafés et nous sommes prêts pour retourner à l'Amandière. Mais en reprenant Mégane, deux problèmes en cette heure tardive: le GPS vient de nous lâcher pour la première fois depuis notre arrivée et il y a un concert tout à côté du stationnement, ce qui implique que les rues avoisinantes sont bloquées. On essaie quand même de tenter notre chance mais après avoir tourner en rond et s'être perdus aux environs de Glanum et fait un face à face avec un coyote, nous décidons de re-stationner Mégame, pour soit rentrer à pied ou attendre que la circulation soit rétablie. Entre temps, vers 11H30, le GPS reprend vie ce qui nous permet de retourner chercher Mégane pour reprendre le chemin de l'hôtel. On y parvient vers minuit. Et heureusement pour nous il reste une place dans le stationnement.
Quelle journée! après avoir glissé un mot à Charles, je vais enfin me coucher vers 00H30
vendredi 28 mai 2010
La Provence, jour 4 , Avignon
Vendredi 28 mai 2010
Provence, jour 4
Matin avec couvert partiellement nuageux mais on ne prévoit pas de pluie. Après le toujours copieux petit déjeuner, nous partons pour Avignon à 20km d'ici. Cependant premier embouteillage sur la route avec comme résultat que nous mettons plus d'une heure pour parcourir la courte distance qui nous sépare de la ville au célèbre pont. Parvenus à destination, l'enfer pour trouver un endroit pour stationner, si bien que nous nous retrouvons à la limite des murs des remparts. Une bonne marche jusqu'au Palais des Papes. Avignon, aux abords du Rhône, est un très jolie ville, avec beaucoup d'arbres et de parcs, principalement le long du fleuve. L'imposante structure du 14e que constitue le palais des Papes, bâtie à compter de 1336, sous Benoît XII,et que les papes ont habitée pendant presque un siècle, vaut les deux heures de visite. L'ensemble me rappelle le Mont St-Michel. De style normand, l'architecture est sobre, parfois même austère mais annonce déjà, par sa grandeur, le gothique, sans la lumière. Tout est vaste mais dépouillé. Mais on imagine la richesse lorsque les papes ont occupé les lieux.
Petite pause sandwiches pour le dîner vers 13H. Baguette emmental/jambon pour Christian, tartare de tomates/fromage de chèvre pour moi avec deux expressos. Puis après un arrêt dans une boutique de linge de maison pour y acheter de belles nappes provençales, nous achevons la visite d'Avignon avec le légendaire pont. Nous sommes donc allés sur et sous le pont d'Avignon mais nous n'avons pas danser, il y avait trop de monde!
Ensuite nous retrouvons Mégane un kilomètre plus loin, sagement stationnée dans le parking des Italiens. Il est déjà plus de 15H. Nous décidons de conclure la journée en faisant un saut dans un vignoble tout près de St-Rémy, à St-Etienne du Grès. Quel endroit superbe! l On dirait un coin du paradis ( il faut voir les photos que j'y ai fait). Béatrice, la jeune propriétaire des lieux, nous fait goûter plusieurs de ses vins et ils sont tous plus tentants les uns que les autres. Nous finissons par choisir 2 rouges, un rosé et une bouteille d'huile d'olive, puisque les producteurs de ce vignoble possèdent également un millier d'oliviers.
Retour à St-Rémy les bras chargés. Ce soir nous allons mangé des crèpes bretonnes à la Celtie. Crêpes au sarrasin et au froment, garnies soit de fromage, lardons, oignons ou andouille et pommes avec de la crème. Comme dessert toujours des crêpes mais sucrées cette fois, aux fruits, à la crème et au chocolat. Nous revenons à l'hôtel repus. Christian reprend son guide Voir pour planifier la journée de demain alors que je m'active sur le blog. Il ne sait pas trop si ce sera la campagne ou la ville, le Luberon ou Nîmes. On verra.
Provence, jour 4
Matin avec couvert partiellement nuageux mais on ne prévoit pas de pluie. Après le toujours copieux petit déjeuner, nous partons pour Avignon à 20km d'ici. Cependant premier embouteillage sur la route avec comme résultat que nous mettons plus d'une heure pour parcourir la courte distance qui nous sépare de la ville au célèbre pont. Parvenus à destination, l'enfer pour trouver un endroit pour stationner, si bien que nous nous retrouvons à la limite des murs des remparts. Une bonne marche jusqu'au Palais des Papes. Avignon, aux abords du Rhône, est un très jolie ville, avec beaucoup d'arbres et de parcs, principalement le long du fleuve. L'imposante structure du 14e que constitue le palais des Papes, bâtie à compter de 1336, sous Benoît XII,et que les papes ont habitée pendant presque un siècle, vaut les deux heures de visite. L'ensemble me rappelle le Mont St-Michel. De style normand, l'architecture est sobre, parfois même austère mais annonce déjà, par sa grandeur, le gothique, sans la lumière. Tout est vaste mais dépouillé. Mais on imagine la richesse lorsque les papes ont occupé les lieux.
Petite pause sandwiches pour le dîner vers 13H. Baguette emmental/jambon pour Christian, tartare de tomates/fromage de chèvre pour moi avec deux expressos. Puis après un arrêt dans une boutique de linge de maison pour y acheter de belles nappes provençales, nous achevons la visite d'Avignon avec le légendaire pont. Nous sommes donc allés sur et sous le pont d'Avignon mais nous n'avons pas danser, il y avait trop de monde!
Ensuite nous retrouvons Mégane un kilomètre plus loin, sagement stationnée dans le parking des Italiens. Il est déjà plus de 15H. Nous décidons de conclure la journée en faisant un saut dans un vignoble tout près de St-Rémy, à St-Etienne du Grès. Quel endroit superbe! l On dirait un coin du paradis ( il faut voir les photos que j'y ai fait). Béatrice, la jeune propriétaire des lieux, nous fait goûter plusieurs de ses vins et ils sont tous plus tentants les uns que les autres. Nous finissons par choisir 2 rouges, un rosé et une bouteille d'huile d'olive, puisque les producteurs de ce vignoble possèdent également un millier d'oliviers.
Retour à St-Rémy les bras chargés. Ce soir nous allons mangé des crèpes bretonnes à la Celtie. Crêpes au sarrasin et au froment, garnies soit de fromage, lardons, oignons ou andouille et pommes avec de la crème. Comme dessert toujours des crêpes mais sucrées cette fois, aux fruits, à la crème et au chocolat. Nous revenons à l'hôtel repus. Christian reprend son guide Voir pour planifier la journée de demain alors que je m'active sur le blog. Il ne sait pas trop si ce sera la campagne ou la ville, le Luberon ou Nîmes. On verra.
jeudi 27 mai 2010
Provence, jour 3 La Camargue
Jeudi 27 mai 2010
Même s'il a plu abondamment au milieu de la nuit, nous nous levons vers 7H sous un soleil radieux. Petit déjeuner près de la terrasse, sous le regard curieux d'une petite chatte noire aux pattes blanches. Même menu qu'hier sauf que l'on y a ajouté des tomates cerises. Café toujours aussi délicieux. Christian me propose de découvrir la Camargue aujourd'hui. Célèbre pour ses chevaux, ses taureaux, son sel et ses oiseaux. La région est située à environ une heure d'auto de St-Rémy.
Donc après le déjeuner, cap sur le sud, direction Saintes-Maries de la Mer. Pour s'y rendre, il nous faut traverser Arles de nouveau, puis emprunter la route départementale 570 qui traverse le parc régional de Camargue. Cette région très humide, ressemble à la plaine du St-Laurent; vaste et cultivée sur presque toute sa superficie. Culture de la vigne et du riz en particulier. Le riz n'est pas très haut alors que les vignes sont d'un beau vert tendre. Dans les pâturages sauvages, partout, les fameux chevaux blancs et plus rarement quelques troupeaux de taureaux noirs. Nous atteignons Stes-Maries vers 9H30. Malgré la brise marine, l'air est déjà chaud. J'imagine ce que cela doit être en plein coeur de l'été. La lumière du soleil, réfléchie sur les murs immaculés des maisons, rend tout aveuglant. Cette lumière est très particulière. Elle n'est pas celle de l'Ile de Malte, si douce et chaude, ni celle de chez-nous lors des lumineux jours de grands froids l'hiver. Elle est éclatante et s'insinue partout avec pureté, sans doute à cause de la sécheresse de l'air. Le ciel est toujours d'un bleu impétueux et toutes les couleurs offrent leurs plus chaleureuses nuances. Je comprends la fascination de Van Gogh pour la Provence. C'est un pays chromatique. Donc nous nous promenons le long de la plage où personne ne se baigne dans la Méditerranée. Au centre de la ville, plusieurs rues avec de nombreux magasins nous mènent jusqu'à l'imposante église aux allures de forteresse aux portes closes. Il y a déjà passablement de monde vers 11H lorsque nous reprenons la voiture vers le parc ornithologique, quelques kilomètres plus au nord.
Pour 7 euros, belle promenade dans le parc de Camargue pour y admirer surtout les flamands roses, les aigrettes, les grues et les hérons. Bien aménagés, les sentiers de petites pierres blanches se laissent découvrir avec plaisir. Nous y avons même croisés deux ragondins (sorte de castor local à queue de rat mais plus gros qu'un rat musqué) en train de bouffer des herbes en plein milieu du chemin. Christian parvient même à prendre des flamands en vol. Vers 12H30, on quitte le parc et on se dirige vers Aigues-Mortes pour visiter les remparts de celle ville fortifiée, que l'on doit à St-Louis. Parvenus à destination, une quarante de kilomètres au sud-ouest, nous nous butons à des portes closes. Impossible de visiter les remparts et la tour Constance parce que les employés des musées nationaux de France sont en grève aujourd'hui! Nous décidons de visiter la petite ville, déjà débordante d'activités et de touristes à cette heure. Beaucoup de magasins où d'ailleurs j'achète mes produits de Camargue: sel et riz. Nous prenons ensuite un sandwich végé et une tartelette amandines et poires, question de refaire un peu nos forces puis nous repartons après avoir photographier plein de petits détails provençaux sur les façades des maisons.
Dernier arrêt avant le retour à St-Rémy: la petite ville de Tarascon. Et oui, le Tarascon d'Alphonse Daudet. On s'y rend mais comme on ne trouve pas le château du premier coup et que nous sommes un peu fatigués, nous décidons de retourner à l'hôtel question de se reposer un peu avant d'aller souper. Retour par les routes de campagne, super génial: pas de trafic et nous allons à notre rythme. On a même croisé une énorme couleuvre, j'oserai dire serpent, d'un beau vert pâle qui traversait la route sans se soucier de se faire écraser!
Après un repos de quelques heures à l'Amandière, nous allons souper vers 19H30 au Cigalon. Nous y mangeons d'excellentes entrées ( du foie gras entre autre chose...) et comme plat principal des pétoncles pour moi, du magret de canard aux figues pour Christian. Après nos deux cafés, nous nous laissons conduire par le gps jusqu'à l'hôtel. Christian n'a que de bons mots pour son GPS. C'est vrai que le voyage est jusqu'à présent drôlement facilité grâce à cet engin. Alors demain, direction Avignon, la cité des Papes!
Même s'il a plu abondamment au milieu de la nuit, nous nous levons vers 7H sous un soleil radieux. Petit déjeuner près de la terrasse, sous le regard curieux d'une petite chatte noire aux pattes blanches. Même menu qu'hier sauf que l'on y a ajouté des tomates cerises. Café toujours aussi délicieux. Christian me propose de découvrir la Camargue aujourd'hui. Célèbre pour ses chevaux, ses taureaux, son sel et ses oiseaux. La région est située à environ une heure d'auto de St-Rémy.
Donc après le déjeuner, cap sur le sud, direction Saintes-Maries de la Mer. Pour s'y rendre, il nous faut traverser Arles de nouveau, puis emprunter la route départementale 570 qui traverse le parc régional de Camargue. Cette région très humide, ressemble à la plaine du St-Laurent; vaste et cultivée sur presque toute sa superficie. Culture de la vigne et du riz en particulier. Le riz n'est pas très haut alors que les vignes sont d'un beau vert tendre. Dans les pâturages sauvages, partout, les fameux chevaux blancs et plus rarement quelques troupeaux de taureaux noirs. Nous atteignons Stes-Maries vers 9H30. Malgré la brise marine, l'air est déjà chaud. J'imagine ce que cela doit être en plein coeur de l'été. La lumière du soleil, réfléchie sur les murs immaculés des maisons, rend tout aveuglant. Cette lumière est très particulière. Elle n'est pas celle de l'Ile de Malte, si douce et chaude, ni celle de chez-nous lors des lumineux jours de grands froids l'hiver. Elle est éclatante et s'insinue partout avec pureté, sans doute à cause de la sécheresse de l'air. Le ciel est toujours d'un bleu impétueux et toutes les couleurs offrent leurs plus chaleureuses nuances. Je comprends la fascination de Van Gogh pour la Provence. C'est un pays chromatique. Donc nous nous promenons le long de la plage où personne ne se baigne dans la Méditerranée. Au centre de la ville, plusieurs rues avec de nombreux magasins nous mènent jusqu'à l'imposante église aux allures de forteresse aux portes closes. Il y a déjà passablement de monde vers 11H lorsque nous reprenons la voiture vers le parc ornithologique, quelques kilomètres plus au nord.
Pour 7 euros, belle promenade dans le parc de Camargue pour y admirer surtout les flamands roses, les aigrettes, les grues et les hérons. Bien aménagés, les sentiers de petites pierres blanches se laissent découvrir avec plaisir. Nous y avons même croisés deux ragondins (sorte de castor local à queue de rat mais plus gros qu'un rat musqué) en train de bouffer des herbes en plein milieu du chemin. Christian parvient même à prendre des flamands en vol. Vers 12H30, on quitte le parc et on se dirige vers Aigues-Mortes pour visiter les remparts de celle ville fortifiée, que l'on doit à St-Louis. Parvenus à destination, une quarante de kilomètres au sud-ouest, nous nous butons à des portes closes. Impossible de visiter les remparts et la tour Constance parce que les employés des musées nationaux de France sont en grève aujourd'hui! Nous décidons de visiter la petite ville, déjà débordante d'activités et de touristes à cette heure. Beaucoup de magasins où d'ailleurs j'achète mes produits de Camargue: sel et riz. Nous prenons ensuite un sandwich végé et une tartelette amandines et poires, question de refaire un peu nos forces puis nous repartons après avoir photographier plein de petits détails provençaux sur les façades des maisons.
Dernier arrêt avant le retour à St-Rémy: la petite ville de Tarascon. Et oui, le Tarascon d'Alphonse Daudet. On s'y rend mais comme on ne trouve pas le château du premier coup et que nous sommes un peu fatigués, nous décidons de retourner à l'hôtel question de se reposer un peu avant d'aller souper. Retour par les routes de campagne, super génial: pas de trafic et nous allons à notre rythme. On a même croisé une énorme couleuvre, j'oserai dire serpent, d'un beau vert pâle qui traversait la route sans se soucier de se faire écraser!
Après un repos de quelques heures à l'Amandière, nous allons souper vers 19H30 au Cigalon. Nous y mangeons d'excellentes entrées ( du foie gras entre autre chose...) et comme plat principal des pétoncles pour moi, du magret de canard aux figues pour Christian. Après nos deux cafés, nous nous laissons conduire par le gps jusqu'à l'hôtel. Christian n'a que de bons mots pour son GPS. C'est vrai que le voyage est jusqu'à présent drôlement facilité grâce à cet engin. Alors demain, direction Avignon, la cité des Papes!
mercredi 26 mai 2010
La Provence, mai 2010
24 et 25 mai 2010
Départ et arrivée en Provence
Nous voici en route pour la Provence. Nous sommes lundi en fin d'après-midi et alors que nous allons prendre notre avion avec la compagnie Air Transat à l'aéroport Montréal Trudeau, le Canadien s'apprête a affronté les Philies dans un match qui risque d'être leur dernier s'ils ne parviennent pas a gagné. Fébrilité dans l'aéroport. Christian et moi partageons les écouteurs de notre lecteur MP3 question d'être tenus au courant le plus longtemps possible sur le dénouement de la partie. L'avion est à l'heure et nous tenons le coup avec la radio jusqu'au deuxième but de Gomez puis black out. Nous venons de passer le sommet des Appalaches à la hauteur des États-Unis et du Nouveau-Brunswick. Il faudra attendre notre arrivée ou la générosité d'un adepte pour nous mettre au courant du déroulement de la partie. Mis à part le hockey, le vol se déroule sans problème et nous atterrissons à Marseille à l'heure prévue, soit 10 AM heure locale, 4 heures du matin heure de Montréal. La nuit a été courte, j'ai dormi une heure, Christian deux.
Arrivés, nous prenons possession de notre auto, une Mégane automatique de Renault et nous filons vers notre hôtel à 50 km plus au nord-ouest. Grâce à notre super GPS, nous nous rendons sans encombres et nous sommes accueillis par un hôte tout à fait charmant. Comme la chambre n'est pas encore tout à fait prête (il est 12H30), nous décidons d'aller explorer les environs et surtout St-Rémy avant d'aller nous installer dans notre petite chambre de l'hôtel l'Amandière. Donc promenade dans la petite ville, découverte de ses boutiques et de ses restaurants et surtout de ses pâtisseries, donc les tartelettes au citron ( un bonne pensée pour mon amie Monique) et que dire des pa-vés pistaches et amandes!!!! Petit arrêt à l'église de St-Rémy et à la place du Musée des Alpilles, puis détour à l'Inter-marché, pour y acheter de quoi souper à la chambre. Vin, jambon, petit fromage de chèvre et baguette composent notre souper. Christian tombe endormi tout de suite après vers 18H. Moi, je descends jaser un peu avec Chuck sur Messenger puis je monter écrire mon blog. Je vais essayer de vous tenir au courant au jour le jour, question de faire plus "blog" et surtout pour ne pas écrire ces aventures avec six mois, sinon un an de décalage.
J'écris ces mots sur le petit balcon de la chambre, entourée de fleurs magnifiques, d'un rosier rouge, d'un seringat débordant de fleurs immaculées, de cactus, de pins et de cyprès et surtout accompagnée du chant d'un merle plein de ferveur. On se reparle demain, je tombe de sommeil, le soleil est encore haut et il est 19H30.
Mercredi 26 mai 2010
Lever 7H. Soleil radieux et température douce, Petit déjeuner à l'hôtel composé de viennoiseries, pain baguette, fromage, saucisson,yogourt, jus d'orange et café. Nous voici fins prêts pour découvrir la Provence. Cap sur les Baux, tout près, dans les Alpilles. A bord de Mégane, nom que nous avons donné à notre auto, pas très original mais comme c'est le sien, et quant plus c'est véritablement son nom ( c'est une Mégane de Renault) il lui convient tout à fait. Première découverte, certaines portions de la départementale 27( la route) sont bordées de platanes, comme dans les films, c'est vraiment super. Deuxième révélation, la largeur de la départementale dans les Alpilles (petites chaînes de montagnes, de la taille du Mont-Royal): ce n'est pas très large et on y conduit à 70km/h. Un peu éprouvant pour nous, touristes nord-américains habitués aux larges routes, Mais quels paysages extraordinaires!
Nous parvenons rapidement aux Baux de Provence, village piétonnier qui n'est pas sans me rappeler celui du Mont St-Michel en Bretagne, mais en moins fréquenté, plus intime et plus agréable à visiter. Nous parcourons ses petites rues et ses boutiques, jusqu'au château. Pour 7.80 euros, deux heures d'exploration de la vie en Provence au XIe siècle et la démonstration du trébuchet vaut à elle seule le déplacement. Deux heures d'immersion au Moyen-Âge dans un paysage somptueux avec cet enivrant parfum de fleurs et d'herbes qui flotte partout dans l'air ici. Vraiment, c'est un véritable voyage dans le temps.
Après avoir partagé un petit sandwich au saucisson sec dans une petite rue des Baux et acheté deux enveloppes provençales pour les coussins du divan de notre salon, nous reprenons Mégane et nous nous dirigeons vers Arles. Nous avons bien failli arrêté à l'Abbaye de Montmajour mais nous avons préféré poursuivre notre route jusqu`à la ville préférée de Van Gogh.
Nous nous stationnons un peu au sud du boulevard des Lices et nous passons par le parc qui longe le boulevard pour atteindre le secteur historique de la ville. Visite incontournable du théâtre antique et des arènes. Impressionnant même pour qui a vu le Colisée de Rome. Les arènes, l'amphithéâtre, font l'objet d'une belle restauration et ses murs nettoyés impressionnent par leur éclat et leur belle couleur crème sous la lumière prodigieuse du Midi. Christian propose un petit parcours en train sur roues, question d'explorer la ville. On découvre le Rhône et le pont détruit lors de la Deuxième guerre. Puis visite de l'église et du cloître de St-Trophine. Superbe cathédrale du 12e. Style sans la lumière du gothique mais empreint de majesté et de grandeur. Nous remontons le boulevard des Lices, postons nos cartes postales et retournons vers Mégane.
Nous quittons Arles vers 16H. Direction St-Rémy. Chemin faisant, après avoir de nouveau traversé la route des Alpilles, nous arrêtons à Glanum, aux portes de St-Rémy pour visiter le site archéologique. Beau site auquel je trouve des parentés avec Ostia Antica et Ephèse en Turquie. La culture de la Rome antique est omniprésente en Europe méditerranéenne. Lovée dans les Alpilles, l'ancienne ville romaine n'a rien a envié à ses consoeurs d'ailleurs. Tout y est, la curie, les thermes, un site unique.
Vers 18H30, nous revoici de retour à St-Rémy. Nous stationnons Mégane dans le parking municipal et cherchons un resto. Nous choisissons le un petit resto à l'arrière du magasin de mode. Dissimulé mais charmant. Excellent vin de la région, tartare de saumon pour Christian, chèvre chaud pour moi comme entrées, puis rouget provençal pour Christian et porc aux champignons et à la crème pour moi, nous voici repus et satisfaits. Retour à l'Amandière. Journée pour le moins bien remplie.
Départ et arrivée en Provence
Nous voici en route pour la Provence. Nous sommes lundi en fin d'après-midi et alors que nous allons prendre notre avion avec la compagnie Air Transat à l'aéroport Montréal Trudeau, le Canadien s'apprête a affronté les Philies dans un match qui risque d'être leur dernier s'ils ne parviennent pas a gagné. Fébrilité dans l'aéroport. Christian et moi partageons les écouteurs de notre lecteur MP3 question d'être tenus au courant le plus longtemps possible sur le dénouement de la partie. L'avion est à l'heure et nous tenons le coup avec la radio jusqu'au deuxième but de Gomez puis black out. Nous venons de passer le sommet des Appalaches à la hauteur des États-Unis et du Nouveau-Brunswick. Il faudra attendre notre arrivée ou la générosité d'un adepte pour nous mettre au courant du déroulement de la partie. Mis à part le hockey, le vol se déroule sans problème et nous atterrissons à Marseille à l'heure prévue, soit 10 AM heure locale, 4 heures du matin heure de Montréal. La nuit a été courte, j'ai dormi une heure, Christian deux.
Arrivés, nous prenons possession de notre auto, une Mégane automatique de Renault et nous filons vers notre hôtel à 50 km plus au nord-ouest. Grâce à notre super GPS, nous nous rendons sans encombres et nous sommes accueillis par un hôte tout à fait charmant. Comme la chambre n'est pas encore tout à fait prête (il est 12H30), nous décidons d'aller explorer les environs et surtout St-Rémy avant d'aller nous installer dans notre petite chambre de l'hôtel l'Amandière. Donc promenade dans la petite ville, découverte de ses boutiques et de ses restaurants et surtout de ses pâtisseries, donc les tartelettes au citron ( un bonne pensée pour mon amie Monique) et que dire des pa-vés pistaches et amandes!!!! Petit arrêt à l'église de St-Rémy et à la place du Musée des Alpilles, puis détour à l'Inter-marché, pour y acheter de quoi souper à la chambre. Vin, jambon, petit fromage de chèvre et baguette composent notre souper. Christian tombe endormi tout de suite après vers 18H. Moi, je descends jaser un peu avec Chuck sur Messenger puis je monter écrire mon blog. Je vais essayer de vous tenir au courant au jour le jour, question de faire plus "blog" et surtout pour ne pas écrire ces aventures avec six mois, sinon un an de décalage.
J'écris ces mots sur le petit balcon de la chambre, entourée de fleurs magnifiques, d'un rosier rouge, d'un seringat débordant de fleurs immaculées, de cactus, de pins et de cyprès et surtout accompagnée du chant d'un merle plein de ferveur. On se reparle demain, je tombe de sommeil, le soleil est encore haut et il est 19H30.
Mercredi 26 mai 2010
Lever 7H. Soleil radieux et température douce, Petit déjeuner à l'hôtel composé de viennoiseries, pain baguette, fromage, saucisson,yogourt, jus d'orange et café. Nous voici fins prêts pour découvrir la Provence. Cap sur les Baux, tout près, dans les Alpilles. A bord de Mégane, nom que nous avons donné à notre auto, pas très original mais comme c'est le sien, et quant plus c'est véritablement son nom ( c'est une Mégane de Renault) il lui convient tout à fait. Première découverte, certaines portions de la départementale 27( la route) sont bordées de platanes, comme dans les films, c'est vraiment super. Deuxième révélation, la largeur de la départementale dans les Alpilles (petites chaînes de montagnes, de la taille du Mont-Royal): ce n'est pas très large et on y conduit à 70km/h. Un peu éprouvant pour nous, touristes nord-américains habitués aux larges routes, Mais quels paysages extraordinaires!
Nous parvenons rapidement aux Baux de Provence, village piétonnier qui n'est pas sans me rappeler celui du Mont St-Michel en Bretagne, mais en moins fréquenté, plus intime et plus agréable à visiter. Nous parcourons ses petites rues et ses boutiques, jusqu'au château. Pour 7.80 euros, deux heures d'exploration de la vie en Provence au XIe siècle et la démonstration du trébuchet vaut à elle seule le déplacement. Deux heures d'immersion au Moyen-Âge dans un paysage somptueux avec cet enivrant parfum de fleurs et d'herbes qui flotte partout dans l'air ici. Vraiment, c'est un véritable voyage dans le temps.
Après avoir partagé un petit sandwich au saucisson sec dans une petite rue des Baux et acheté deux enveloppes provençales pour les coussins du divan de notre salon, nous reprenons Mégane et nous nous dirigeons vers Arles. Nous avons bien failli arrêté à l'Abbaye de Montmajour mais nous avons préféré poursuivre notre route jusqu`à la ville préférée de Van Gogh.
Nous nous stationnons un peu au sud du boulevard des Lices et nous passons par le parc qui longe le boulevard pour atteindre le secteur historique de la ville. Visite incontournable du théâtre antique et des arènes. Impressionnant même pour qui a vu le Colisée de Rome. Les arènes, l'amphithéâtre, font l'objet d'une belle restauration et ses murs nettoyés impressionnent par leur éclat et leur belle couleur crème sous la lumière prodigieuse du Midi. Christian propose un petit parcours en train sur roues, question d'explorer la ville. On découvre le Rhône et le pont détruit lors de la Deuxième guerre. Puis visite de l'église et du cloître de St-Trophine. Superbe cathédrale du 12e. Style sans la lumière du gothique mais empreint de majesté et de grandeur. Nous remontons le boulevard des Lices, postons nos cartes postales et retournons vers Mégane.
Nous quittons Arles vers 16H. Direction St-Rémy. Chemin faisant, après avoir de nouveau traversé la route des Alpilles, nous arrêtons à Glanum, aux portes de St-Rémy pour visiter le site archéologique. Beau site auquel je trouve des parentés avec Ostia Antica et Ephèse en Turquie. La culture de la Rome antique est omniprésente en Europe méditerranéenne. Lovée dans les Alpilles, l'ancienne ville romaine n'a rien a envié à ses consoeurs d'ailleurs. Tout y est, la curie, les thermes, un site unique.
Vers 18H30, nous revoici de retour à St-Rémy. Nous stationnons Mégane dans le parking municipal et cherchons un resto. Nous choisissons le un petit resto à l'arrière du magasin de mode. Dissimulé mais charmant. Excellent vin de la région, tartare de saumon pour Christian, chèvre chaud pour moi comme entrées, puis rouget provençal pour Christian et porc aux champignons et à la crème pour moi, nous voici repus et satisfaits. Retour à l'Amandière. Journée pour le moins bien remplie.
vendredi 16 avril 2010
Arrivederci Roma!
Jour du retour à Montréal. Les valises sont faites, il ne reste qu’à prendre le petit déjeuner pour une dernière fois dans l’immaculée salle à manger. C’est avec un petit pincement au cœur que je quitte ce bel hôtel, confortable et tranquille avec son si beau jardin. Enfin, toute bonne chose à une fin.
Nous prenons le train pour Fiumicino à 10H. Parvenus à l’aéroport, après l’enregistrement des bagages, nous en profitons pour magasiner une dernière fois. Christian déniche un petit cruchon Modigliani, tout à fait joli qui s’ajoute aux calendriers et aux bouteilles de vin que je me suis procurée.
L’avion est à l’heure et nous quittons Rome à 14H10 comme prévu. Nous arrivons , neuf heures plus tard, mais à 17H sur l’horloge de l’aéroport Trudeau. On retrouve avec bonheur la maison mais la végétation québécoise s’éveille à peine comme le prouvent les bourgeons des arbres par leur gonglement. Les branches sont toujours nues, les gazons verdissent timidement alors qu’à Rome, la flore était égale à celle du Québec à la fin juin. Soupir. Mais c’est comme de vivre en plein été pendant une semaine et de revenir en arrière pour mieux le revivre une deuxième fois!
Le château Sant'Angelo et nos dernières heures à Rome
Vendredi 1er mai 2009
Aujourd’hui Fête des travailleurs, donc jour de congé pour les Romains et les Italiens. On se promet une journée tranquille. Donc levés tard, déjeuner et douche et départ pour se promener vers 10H30. Notre objectif : le château Sant’ Angelo que nous n’avions pas pu voir à cause de la pluie au début de la semaine.
Nous apprécions ce lieu un peu étrange et surtout la possibilité qu’il nous offre de prendre de superbes photos de St-Pierre du haut de ses créneaux et de ses remparts.
En sortant, impossible de prendre l’autobus pour rejoindre le métro, l’horaire des jours fériés nous contraint de marcher le kilomètre qui sépare le château de la station la plus proche. Mais le plus impressionnant, c’est lorsque nous sommes envahis par une foule de jeunes gens qui se ruent dans les wagons pour se rendre au concert gratuit donné chaque année le premier mai. Méga spectacle. Tant bien que mal nous parvenons à nous extraire de notre wagon et à nous rendre au Colosseo. Repos du guerrier , petit pique-nique improvisé près des murs de l’amphithéâtre Flavien, sur un petit tertre de gazon. Il y a beaucoup de monde sur la Via dei Fori Imperiali puisque c’est jour de fête et qu’il fait un temps radieux. Nous marchons jusqu’au monument de Victor Emmanuel II pour faire quelques photos puis on refait le chemin inverse pour retrouver le Colosseo. On s’arrête pour manger à l’une des terrasses où le jeune italien qui nous sert est fier de nous parler du Québec. Après ce repas de pâtes, il faut retourner à l’hôtel car nous venons de compléter notre dernière journée et les valises doivent être prêtes pour demain matin.
Musée Centrale Montemartini, les thermes de Caracalla et magasinage
Jeudi 30 avril 2009
Beau soleil ce matin mais température fraiche autour de 12C. Aujourd’hui au programme : un des musées négligés de Rome dans la série des musei Capitolini, celui de la Centrale Montemartini. Donc nous empruntons la ligne B du métro jusqu’à la station Garberella. Là nous découvrons un musée absolument désert. Installé dans une ancienne centrale électrique au charbon, dont on a conservé certains éléments majeurs et la structure, le musée possède une belle collection de sculptures (400) de l’époque romaine à compter du Ve siècle av.-J.C. Excellente idée d’héberger ici dans des salles du début du XXe, épurées de leurs fonctions, tous ces témoignages de pierre et de marbre, au style plein de grâce. Le contraste met en valeur tant l’histoire récente que celle de l’Antiquité. Belle découverte.
Après ce beau musée, direction Circo Massimo et deuxième tentative de voir les thermes de Caracalla. Là, franchement, nous sommes très impressionnés, non seulement par le site mais par le génie innovateur des Romains (216 après J.C.). Ce complexe sportif avec ses gymnases, ses palestres, ses piscines et ses jardins demeure à ce jour suffisamment bien conservé pour que l’on puisse, dans trop d’effort, imaginé les lieux tels qu’ils étaient à l’époque. Renversant. Surtout si on pense que tous les murs qui subsistent, étaient non seulement encore plus grandioses mais qu’en plus tout était couvert de marbre! C’est avec beaucoup de plaisir que nous parcourons ces enceintes , éblouis par l’architecture colossale et ambitieuse de l’époque. Encore une leçon d’humilité pour notre civilisation qui n’a pas grand-chose à envier à la leur.
Vers 13H, magasinage. Direction Place Navone et le Panthéon. Après nos achats : T-Shirts, petits objets, épices pour Elise et un sac et un collier à clés pour Dominique (la blonde Charles), petite pause au Della Palma/Gelato di Roma, une glace pour Christian, des cafés pour Charles et moi.
Il reste un peu de temps et d’énergie pour que j’apaise ma curiosité et que nous visitions deux autres églises : Sant’ Ignazio et l’église du Gesu. Toujours le même constat de richesse, d’or, de marbre et de pierres précieuses.
Place Navone vers 16H. Après consultation, nous décidons d’aller faire des courses et d’aller bouffer dans la chambre de notre hôtel. Résultat : petite soirée relax devant la télé pour refaire le plein d’énergie.
Ostia Antica, les catacombes et l'Osteria degli Amici
Mercredi 29 avril 2009
Ce matin gros soleil. Lever vers 7H30. Après le déjeuner, nous voici de nouveau en route pour une nouvelle aventure. On s'engouffre dans un train direction Ostia Antica, à environ 20 km de Rome, le long du Tibre et tout près de la mer Méditerranée. Car Ostia Antica a été une ville importante et le port de Rome, du IVe siècle av.-J.C jusqu'au III siècle de notre ère. Déclinant lentement, la ville fut abandonnée entre le IX et le Xe siècle après J.C. Nous arrivons sur le site archéologique, un des mieux préservé avec celui de Pompéi, avec une joyeuse bande d'écoliers italiens et leurs professeurs. Nous débutons notre visite vers 10H. Nous constatons à la lecture du plan que l'endroit est beaucoup plus vaste que nous l'avions imaginé puisqu'il s'étire sur 34 hectares soit les deux tiers de la vill originelle. On débute par le cimetière puisqu'il a été établi hors des murs de la ville, puis on pénètre dans les vestiges de la cité par la Porta Romana. J'aime me promener ainsi entre ces vieux murs en imaginant les lieux grouillant de monde et de vie en pensant au temps. Il existe quelque chose de fascinant dans cette expérience. Je m'amuse à la vue de leur théâtre, de leurs marchés, leurs habitations, dont il reste suffisamment de pierres pour que l'on devine leur apparence ou à tout le moins, on soit en mesure de s'en faire une idée. Le temps passe alors que nous déambulons le long de la Decumanon Massimo en écoutant les oiseaux, protégés par les pins parasols, si bien qu'il est bientôt 14H30 et que nous n'avons même pris une bouchée.On reprend donc le train en sens inverse et l'on retourne à la station Piramide. Christian a encore une fois une autre idée. Prendre l’autobus pour se rendre aux Catacombes sur la légendaire Via Appia. On attend donc le prochain bus, la 118, en regardant un groupe de jeunes en train de tourner une séquence de film autour de l’arrêt d’autobus. Longue attente. Finalement, nous arrivons aux catacombes de San Sebastiano ( sommes descendus un peu trop rapidement alors il faut marcher sur la Via Appia, une vraie place pour se tuer!) juste à temps pour la dernière visite. Avec notre guide, une indienne, nous nous enfonçons sous la terre comme les premiers Chrétiens. Cela donne l’impression d’être à l’intérieur d’une mine ou sur une autre échelle, dans une fourmilière. L’image me vient en voyant les salles intérieures ressemblant aux espaces qu’aménagent les fourmis pour entreposer leur nourriture ou les œufs de leur reine. Il fait frais ici, presque froid. Cela doit être bien agréable lors des chaudes journées d’été. Notre exploration se termine dans la basilique St-Sébastien où l’on peut même voir la relique d’un morceau d’une flèche du martyr!
En sortant de nouveau sur la Via Appia, on jongle longtemps pour trouver le moyen de retourner à Rome car la route est à sens unique! Finalement on reprend la 118 jusqu’au terminus de Lagonegro ( à dix kilomètres de Rome!) puis on refait le chemin inverse. Résultat nous arrivons à la station Piramide à 18H30, affamés et impossible de mander dans une trattoria ou un resto avant une heure. On en profite pour en choisir un avec une taverne tout à côté pour prendre un apéro en attendant. Donc nous voici attablés devant une Peroni bien fraîche avant de se payer une bonne bouffe à côté, chez Osteria degli Amici, rue Nicola Zabaglia. Notre attente n’est pas vaine. Au resto, Chuck y va pour les spaghettis carbonara, Christian pour les pâtes et le sébaste et moi pour les rigatonis moules et parlourdes, le tout arrosé d’un très bon vin. Les desserts sont halucinants : le tiramisu et le mille-feuilles sont déjà hors du commun mais le soufflé au chocolat de Charles est à coupé le souffle!Tout est génial.
Retour à l’hôtel vers 22H15. Encore une journée bien remplie. Souvenirs mémorables, surtout ce souper de roi restera longtemps dans nos mémoires.
jeudi 15 avril 2010
Place Navone, le Panthéon et la basilique St-Paul Hors les Murs
Mardi 28 avril 2009
Lever plus tard que d’habitude, vers 7H30. Ce matin, ciel encore lourd et orageux. Christian propose que nous allions visiter le Castel Sant’ Angelo, sur la rive droite du Tibre, voisin stratégique de la basilique St-Pierre. Après le déjeuner, nous reprenons donc le métro jusqu’à la station Ottaviano, comme nous le faisons depuis trois jours et nous marchons 1.5 km jusqu’au château. Surprise : le château est fermé car la pluie d’hier a rendu les déplacements hasardeux et risqués sur la pierre alors, par mesure de sécurité, les responsables ont fermé l’endroit. Nous voici donc de nouveau dans le quartier du Vatican/St-Pierre, mais il faut voir autre chose. Après consultation de nos guides Voir et Le Routard, nous choisissons de nous rendre Place Navone un kilomètre plus au sud, en traversant un des plus beaux ponts de Rome, le pont St’Angelo, juste en face du château.
Parvenus Place Navone, je traîne mes hommes encore une fois dans une église, la Sant’ Agnese in Agone. Il y a tant de marbre ici. Toujours la même splendeur. Dehors la pluie a repris de plus belle, tant et si bien que nous envoyons Charles en émissaire pour nous dénicher des parapluies, question de ne pas finir trempés comme hier. A son retour, armés de nos trois parapluies, nous admirons en sortant de l’église, la fontaine des Fleuves du Bernin et partons d’un bon pas vers le Panthéon, quelques rues plus loin.
Endroit fascinant que le Panthéon. A l’origine édifice religieux romain (I siècle av-J.C.), il a été converti en église au VIIe siècle. C’est d’ailleurs le plus grand monument romain intact existant de nos jours. Son plafond avec l’occulus au centre est particulièrement impressionnant. Un petit moment devant la tombe de Raphaël, tombeau très fréquenté, davantage en tout cas que celui de Victor Emmanuel II! En sortant, pause sandwiches pour le lunch et achat d’une petite tête de cheval stylisée en marbre brut. Ensuite direction la fontaine de Trevi. Il y a tant de monde que l’immense fontaine disparait pratiquement à travers la foule. Incroyable. Mais je ne l’imaginais pas aussi grande et somptueuse. Belle découverte.14 heures. Ambitieux et présumant de nos forces, nous marchons jusqu’à la station Termini deux km plus loin. A la gare, on s’assoit devant un bon café et on discute de notre itinéraire. Christian souhaiterait voir Tivoli et la villa d’Este. Charles et moi trouvons que là, il exagère un peu. De toute manière, il est trop tard pour trouver un transport vers Tivoli ! Sauvez par l’absence de train à cette heure. Ouf! Mais comme rien ne l’arrête tout à fait, il nous suggère de visiter les Thermes de Caracalla. Solution de compromis.
Nous revoici dans le métro, direction Circo Massimo d’où l’on accède aux Thermes. Toutefois, la fatigue aidant, on se perd un peu autour du stadio de Caracalla tant et si bien que l'on décide de remettre à une autre fois la visite des Thermes.
Christian, que rien n'arrête, suggère d'aller faire un tour à la basilique Sao Paolo hors les murs, dernière de nos églises papales. Il est plus de 17H lorsque nous entreprenons de notre visite de l’église de St-Paul. Imposant St-Paul toujours armé de son épée, comme l’archange St-Michel. Mais cette représentation fait plutôt référence à l’instrument qui a causé sa mort. De toutes les églises papales, je crois que c’est celle que je préfère. Plus sobre bien qu’encore fastueuse, un peu en retrait, avec un magnifique jardin, San Paolo respire la sérénité. Je garde en souvenir, ses mosaïques d’or, les médaillons ornant les hauts murs de la nef à effigie de chacun des papes et un autre mémorable fou rire de Charles et moi, à la vue de la fresque en mosaïque du mur juste avant l’abside. On y voit les apôtres de chaque côté du Christ en plein centre. On dirait une joute de souque à la corde sous le regard enragé du Seigneur!
A notre sortie, il est 18H30. Trop tôt pour le souper. On décide d’aller faire quelques courses dans une épicerie chemin faisant et d’aller manger dans notre chambre. De la basilique, nous prenons la via Ostiense jusqu’au métro Sao Paolo puis nous empruntons la via Gabriello Chiabrera. Cherchant désespérément une épicerie, nous tombons sur le Emme Piu’Supermercati. Nous dévalisons l’endroit Christian et moi pendant Charles en profite pour griller une cigarette. Du pain, du fromage, des saucissons, du jambon et une bouteille de vin rouge. Ainsi ravitaillés, nous repartons pour l’hôtel. Malgré quelques détours, on parvient à destination et passons une agréable fin de soirée en bouffant et en regardant « Cocodrillo »!
mardi 13 avril 2010
St-Pierre et les basiliques papales
Lundi 27 avril 2009
On se croirait dans le film Le jour de la Marmotte! Lever vers 6H30. Petit déjeuner dans la toujours immaculée salle à manger. Puis nous refaisons le même trajet que la veille, donc direction Le Vatican. Le ciel, toujours gris, semble un peu plus menaçant qu’hier mais heureusement la foule est moins nombreuse et nous entrons rapidement dans la basilique. Quelques mots pour résumer l’endroit : opulence et gigantisme. Tout est ici hors proportion et d’une richesse sans nom. Du marbre mur à mur, sans compter le plancher. Le plus bel objet : la Pieta de Michel-Ange en entrant à droite. Il semble presqu’inimaginable qu’un jeune de 24 ans ait pu réaliser une telle œuvre. Une pure merveille. Nous restons tout de même une bonne heure à explorer cette immense église, lieu de pélérinage suprême des Catholiques . Puis nous faisons le tour de la célèbre place St-Pierre et des très belles réalisations du Bernin.
Puis on reprend le métro et nous filons vers le parc de la Villa Borghese. Promenade dans le parc sous les pins parasols. Endroit tranquille et empreint de sérénité. Dommage que nous ne puissions nous y attarder davantage. Enfin nous reprenons le métro direction la Place d’Espagne ( Piazza di Spagna). Nous abordons l’endroit par les hauteurs, c’est-à-dire par l’église de la Trinité des Monts (Trinità dei Monti). Superbe vue sur le légendaire escalier et ses gigantesques pots de rhododendons fushias que le vent aujourd’hui essaie de renverser. Mes hommes prennent une pause en profitant des marches pendant que je prends moi quelques photos de l’endroit.
En suivant le notre guide Voir, j’essaie d’influencer Christian et Charles et de les convaincre de voir les églises papales. Pour me faire plaisir, sachant combien j’aime visiter les églises, mes hommes se plient à mes désirs. Donc prochaine étape de cette journée, la basilique Ste-Marie Majeure (Basilica di Santa Maria Maggiore). Métro Termini et une bonne marche jusqu’à Santa Maria Maggiore. Me voici de nouveau en extase devant tant de splendeurs. Au sortir de l’église, on s’achète 2 gros sandwiches, un au prociutto et fromage, l’autre aux œufs, salami et tomates que l’on bouffe à côté de l’église. Pour me faire pardonner ma passion alors que nous nous dirigeons vers la Basilique St-Jean Latran, je propose à mes deux hommes une pause gelato en passant devant la Gelateria Ornelli. Nous dégustons nos glaces sous le feuillage généreux des platanes, en déambulant sur la via Merulana vers l’église St-Jean de Latran un peu plus au sud. Ainsi nous découvrons qu’il existe à Rome des stations essences sur les trottoirs! Étonnant!
Nous voici rendus à l’archibasilique San Giovanni in Laterano. C’est une église majeure, cathédrale et siège de l’Évêché de Rome, elle est considérée comme la mère de toutes les églises de la ville éternelle et du monde. Ce qui n’est pas rien. Le plus impressionant, mis à part le plafond prodigieux, l’autel à baldaquins, l’or de l’abside, le cloitre et son jardin, ce sont la dimension spectaculaire des statues des saints disposés dans l’église. D’ailleurs si vous voulez avoir une idée de la magnificence de l’endroit, allez voir le site du Vatican sur la basilique et visitez-la virtuellement. Enfin, nous devons malencontreusement terminer un peu abruptement cette visite Charles et moi car nous avons été pris d’un des plus grands fou rire de mon histoire, en plein milieu de la nef de St-Jean de Lantran. Fou rire causé par une petite affiche sur les murs de l’église stipulant l’interdiction de se pointer en maillot de bain dans l’église! Qui peut bien avoir une idée aussi saugrenue! Morts de rire et de fatigue, Charles et moi devons abandonnés Christian quelques minutes pour aller rire un bon coup à l’extérieur mais impossible de remettre les pieds dans l’église sans être de nouveau assailli par cet étrange fou rire. Nous décidons de l’attendre sagement en jetant un œil sur les travaux d’aménagement d’une scène en vue, sans doute, d’un mega spectacle dans quelques jours.
Nous quittons St-Jean de Latran sous la pluie en empruntant la viale Carlo Felice jusqu’à l’église Ste-Croix de Jérusalem (Santa Croce in Gerusalemme). Mes hommes commencent à montrer des signes d’épuisement et de saturation d’église alors que Christian ne cesse de commettre des délits en photographiant au flash des morceaux de la croix et un clou sacré…
Il est temps de rentrer. En plus, la pluie redouble à l’extérieur. Comme il n’existe pas d’endroit autour de l’hôtel pour acheter à manger, nous décidons d’acheter une pizza et de la rapporter à la chambre pour souper. Chemin faisant pour reprendre le métro à la station Re di Roma, on s’arrête chez Myster Pizza sur la via Algalonga et on repart avec dans les mains notre trésor : une pizza bocconcini /tomates, une autre zucchini/fromage et pour Christian une aux champignons et saucisses. Maintenant l’exploit sera de ramener le souper sain et sauf jusqu’à la chambre. Dans le métro, pas trop de problème. Les choses se corsent en sortant de la station Marconi car nous n’avons pas de parapluie et seulement un journal pris dans le métro pour protéger notre précieux repas des affres du déluge qui ne veut pas s’arrêter. Nous partons donc à la course de la station à l’hôtel en riant sans arrêt puisqu’il pleut tellement qu’il est presqu’impossible que nous puissions nous rendre sans être trempés jusqu’aux os. Résultat : parvenus enfin à notre chambre, la pizza a survécu mais nous sommes mouillés à un tel point qu’il me faut trouver le moindre espace pour faire sécher nos vêtements et surtout nos souliers! La pizza est froide mais elle est bonne. On la mange avec appétit en regardant, bien au chaud dans nos pyjamas, les nouvelles à la télé où l’on parle des terribles orages de la journée et des innondations qu’ils ont créées! Quelle journée encore une fois. Ouf!
lundi 12 avril 2010
Les musées du Vatican et le Trastevere
Dimanche 26 avril 2009
Premier matin gris. Lever à 6H30, douche et déjeuner. Puis départ à 8H car nous avons un gros programme aujourd’hui : les musées du Vatican et la basilique St-Pierre. Donc de la station Marconi jusqu’à Termini puis changement de ligne rouge jusqu’à Ottaviano San Pietro. Mais la station de métro n’est pas à côté de la cité vaticane, il faut compter une bonne vingtaine de minutes de marche. Lorsque nous parvenons à destination, surprise , il y a déjà foule et le « line up » pour entrer aux musées est pour le moins impressionnant. Nous ne savions pas que l’entrée gratuite attirait tant de gens, surtout des Italiens! Alors nous prenons philosophiquement la chose et notre rang dans la queue. Un kilomètre de long et plus de deux heures d’attente. Mais encore une fois notre patience et nos efforts sont récompensés.
Les musées regorgent de splendeurs. J’approche du syndrome de Sthendal. De la cour de la pomme de pin, au musée Pio Clementino avec sa salle ronde, sa vasque, ses statues et ses murs rouge, la galerie des cartes et ses incroyables plafonds, aux magnifiques chambres de Raphael et que dire de l’apothéose : la chapelle sixtine.
Mais il y a tant de monde que l’on perd un peu de la magie de l’endroit et la surabondance d’œuvres et de richesse dépasse l’imagination. Partout où l’on pose le regard on découvre un trésor de l’histoire de l’Art, partout où l’on pose les pieds, on foule du marbre! La seule chose que j’achète à la boutique, c’est un chapelet en perle pour ma mère.
Deux heures et demie plus tard, étourdis de toutes ces richesses, nous sortons pour nous reposer un peu avant d’entreprendre la visite de St-Pierre. Mais chemin faisant, nous découvrons que la file d’attente est aussi impressionnante à la basilique qu’aux musées alors nous décidons de changer de programme et d’aller manger au resto suggéré par Mme Di Stasio dans le quartier de la Trastevere, l’Antica Trattoria Da Carlone.
Nous prenons l’autobus 23 pour nous rendre. Après avoir un peu cherché l’endroit, beaucoup souffert d’allergie et de picotement dans les yeux car les platanes de l’endroit sont en fleurs, nous trouvons enfin notre resto. Bien qu’il soit trop tard ou trop tôt, le patron nous offre une table à la terrasse.
Nous dégustons d’excellents antipastis et des raviolis délicieux avec un vin doux et généreux. Tout aurait été parfait si le vieux d’en face, celui qui demeure au 68, n’avait fait tout une scène parce que le patron poussait l’audace jusqu’à servir des « Américains » à une heure inconvenante. Mais malgré le chahut de vieil excentrique, la bouffe est divine bien que l’addition soit pour le moins un peu salée. Après le repas, il est déjà 17H, petit saut à l’église Santa Maria di Trastevere. Je suis de nouveau éblouie par la richesse de leur église, tout de marbre et de feuille d’or. Nous poursuivons notre promenade, traversons le pont Garibaldi en admirant la petite ile au milieu du Tibre, l’Isola Tiberina.
Nos pas nous portent jusqu’au Circo Massimo où l’on s’arrête quelques instants avant de décider sagement de retourner à l’hôtel. On s’achète quelques petites choses à grignoter et enfin rendus au Prime, on s’affale sur nos lits en écoutant les nouvelles qui ne cessent de parler de la grippe H1N1 au Mexique et en Amérique du Nord. Trève de mauvaises nouvelles, on regarde plutôt ce qui devient chaque soir un incontournable : Affari Tuoi, la version italienne du Banquier! Avec le fameux CocoDrillo et sa non moins fameuse chanson : « Il Cocodrillo come fa ». Ainsi se termine une autre journée dans la Ville Éternelle.
Inscription à :
Commentaires (Atom)























