Jeudi 27 mai 2010
Même s'il a plu abondamment au milieu de la nuit, nous nous levons vers 7H sous un soleil radieux. Petit déjeuner près de la terrasse, sous le regard curieux d'une petite chatte noire aux pattes blanches. Même menu qu'hier sauf que l'on y a ajouté des tomates cerises. Café toujours aussi délicieux. Christian me propose de découvrir la Camargue aujourd'hui. Célèbre pour ses chevaux, ses taureaux, son sel et ses oiseaux. La région est située à environ une heure d'auto de St-Rémy.
Donc après le déjeuner, cap sur le sud, direction Saintes-Maries de la Mer. Pour s'y rendre, il nous faut traverser Arles de nouveau, puis emprunter la route départementale 570 qui traverse le parc régional de Camargue. Cette région très humide, ressemble à la plaine du St-Laurent; vaste et cultivée sur presque toute sa superficie. Culture de la vigne et du riz en particulier. Le riz n'est pas très haut alors que les vignes sont d'un beau vert tendre. Dans les pâturages sauvages, partout, les fameux chevaux blancs et plus rarement quelques troupeaux de taureaux noirs. Nous atteignons Stes-Maries vers 9H30. Malgré la brise marine, l'air est déjà chaud. J'imagine ce que cela doit être en plein coeur de l'été. La lumière du soleil, réfléchie sur les murs immaculés des maisons, rend tout aveuglant. Cette lumière est très particulière. Elle n'est pas celle de l'Ile de Malte, si douce et chaude, ni celle de chez-nous lors des lumineux jours de grands froids l'hiver. Elle est éclatante et s'insinue partout avec pureté, sans doute à cause de la sécheresse de l'air. Le ciel est toujours d'un bleu impétueux et toutes les couleurs offrent leurs plus chaleureuses nuances. Je comprends la fascination de Van Gogh pour la Provence. C'est un pays chromatique. Donc nous nous promenons le long de la plage où personne ne se baigne dans la Méditerranée. Au centre de la ville, plusieurs rues avec de nombreux magasins nous mènent jusqu'à l'imposante église aux allures de forteresse aux portes closes. Il y a déjà passablement de monde vers 11H lorsque nous reprenons la voiture vers le parc ornithologique, quelques kilomètres plus au nord.
Pour 7 euros, belle promenade dans le parc de Camargue pour y admirer surtout les flamands roses, les aigrettes, les grues et les hérons. Bien aménagés, les sentiers de petites pierres blanches se laissent découvrir avec plaisir. Nous y avons même croisés deux ragondins (sorte de castor local à queue de rat mais plus gros qu'un rat musqué) en train de bouffer des herbes en plein milieu du chemin. Christian parvient même à prendre des flamands en vol. Vers 12H30, on quitte le parc et on se dirige vers Aigues-Mortes pour visiter les remparts de celle ville fortifiée, que l'on doit à St-Louis. Parvenus à destination, une quarante de kilomètres au sud-ouest, nous nous butons à des portes closes. Impossible de visiter les remparts et la tour Constance parce que les employés des musées nationaux de France sont en grève aujourd'hui! Nous décidons de visiter la petite ville, déjà débordante d'activités et de touristes à cette heure. Beaucoup de magasins où d'ailleurs j'achète mes produits de Camargue: sel et riz. Nous prenons ensuite un sandwich végé et une tartelette amandines et poires, question de refaire un peu nos forces puis nous repartons après avoir photographier plein de petits détails provençaux sur les façades des maisons.
Dernier arrêt avant le retour à St-Rémy: la petite ville de Tarascon. Et oui, le Tarascon d'Alphonse Daudet. On s'y rend mais comme on ne trouve pas le château du premier coup et que nous sommes un peu fatigués, nous décidons de retourner à l'hôtel question de se reposer un peu avant d'aller souper. Retour par les routes de campagne, super génial: pas de trafic et nous allons à notre rythme. On a même croisé une énorme couleuvre, j'oserai dire serpent, d'un beau vert pâle qui traversait la route sans se soucier de se faire écraser!
Après un repos de quelques heures à l'Amandière, nous allons souper vers 19H30 au Cigalon. Nous y mangeons d'excellentes entrées ( du foie gras entre autre chose...) et comme plat principal des pétoncles pour moi, du magret de canard aux figues pour Christian. Après nos deux cafés, nous nous laissons conduire par le gps jusqu'à l'hôtel. Christian n'a que de bons mots pour son GPS. C'est vrai que le voyage est jusqu'à présent drôlement facilité grâce à cet engin. Alors demain, direction Avignon, la cité des Papes!




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