Dimanche 26 avril 2009
Premier matin gris. Lever à 6H30, douche et déjeuner. Puis départ à 8H car nous avons un gros programme aujourd’hui : les musées du Vatican et la basilique St-Pierre. Donc de la station Marconi jusqu’à Termini puis changement de ligne rouge jusqu’à Ottaviano San Pietro. Mais la station de métro n’est pas à côté de la cité vaticane, il faut compter une bonne vingtaine de minutes de marche. Lorsque nous parvenons à destination, surprise , il y a déjà foule et le « line up » pour entrer aux musées est pour le moins impressionnant. Nous ne savions pas que l’entrée gratuite attirait tant de gens, surtout des Italiens! Alors nous prenons philosophiquement la chose et notre rang dans la queue. Un kilomètre de long et plus de deux heures d’attente. Mais encore une fois notre patience et nos efforts sont récompensés.
Les musées regorgent de splendeurs. J’approche du syndrome de Sthendal. De la cour de la pomme de pin, au musée Pio Clementino avec sa salle ronde, sa vasque, ses statues et ses murs rouge, la galerie des cartes et ses incroyables plafonds, aux magnifiques chambres de Raphael et que dire de l’apothéose : la chapelle sixtine.
Mais il y a tant de monde que l’on perd un peu de la magie de l’endroit et la surabondance d’œuvres et de richesse dépasse l’imagination. Partout où l’on pose le regard on découvre un trésor de l’histoire de l’Art, partout où l’on pose les pieds, on foule du marbre! La seule chose que j’achète à la boutique, c’est un chapelet en perle pour ma mère.
Deux heures et demie plus tard, étourdis de toutes ces richesses, nous sortons pour nous reposer un peu avant d’entreprendre la visite de St-Pierre. Mais chemin faisant, nous découvrons que la file d’attente est aussi impressionnante à la basilique qu’aux musées alors nous décidons de changer de programme et d’aller manger au resto suggéré par Mme Di Stasio dans le quartier de la Trastevere, l’Antica Trattoria Da Carlone.
Nous prenons l’autobus 23 pour nous rendre. Après avoir un peu cherché l’endroit, beaucoup souffert d’allergie et de picotement dans les yeux car les platanes de l’endroit sont en fleurs, nous trouvons enfin notre resto. Bien qu’il soit trop tard ou trop tôt, le patron nous offre une table à la terrasse.
Nous dégustons d’excellents antipastis et des raviolis délicieux avec un vin doux et généreux. Tout aurait été parfait si le vieux d’en face, celui qui demeure au 68, n’avait fait tout une scène parce que le patron poussait l’audace jusqu’à servir des « Américains » à une heure inconvenante. Mais malgré le chahut de vieil excentrique, la bouffe est divine bien que l’addition soit pour le moins un peu salée. Après le repas, il est déjà 17H, petit saut à l’église Santa Maria di Trastevere. Je suis de nouveau éblouie par la richesse de leur église, tout de marbre et de feuille d’or. Nous poursuivons notre promenade, traversons le pont Garibaldi en admirant la petite ile au milieu du Tibre, l’Isola Tiberina.
Nos pas nous portent jusqu’au Circo Massimo où l’on s’arrête quelques instants avant de décider sagement de retourner à l’hôtel. On s’achète quelques petites choses à grignoter et enfin rendus au Prime, on s’affale sur nos lits en écoutant les nouvelles qui ne cessent de parler de la grippe H1N1 au Mexique et en Amérique du Nord. Trève de mauvaises nouvelles, on regarde plutôt ce qui devient chaque soir un incontournable : Affari Tuoi, la version italienne du Banquier! Avec le fameux CocoDrillo et sa non moins fameuse chanson : « Il Cocodrillo come fa ». Ainsi se termine une autre journée dans la Ville Éternelle.