24 et 25 mai 2010
Départ et arrivée en Provence
Nous voici en route pour la Provence. Nous sommes lundi en fin d'après-midi et alors que nous allons prendre notre avion avec la compagnie Air Transat à l'aéroport Montréal Trudeau, le Canadien s'apprête a affronté les Philies dans un match qui risque d'être leur dernier s'ils ne parviennent pas a gagné. Fébrilité dans l'aéroport. Christian et moi partageons les écouteurs de notre lecteur MP3 question d'être tenus au courant le plus longtemps possible sur le dénouement de la partie. L'avion est à l'heure et nous tenons le coup avec la radio jusqu'au deuxième but de Gomez puis black out. Nous venons de passer le sommet des Appalaches à la hauteur des États-Unis et du Nouveau-Brunswick. Il faudra attendre notre arrivée ou la générosité d'un adepte pour nous mettre au courant du déroulement de la partie. Mis à part le hockey, le vol se déroule sans problème et nous atterrissons à Marseille à l'heure prévue, soit 10 AM heure locale, 4 heures du matin heure de Montréal. La nuit a été courte, j'ai dormi une heure, Christian deux.
Arrivés, nous prenons possession de notre auto, une Mégane automatique de Renault et nous filons vers notre hôtel à 50 km plus au nord-ouest. Grâce à notre super GPS, nous nous rendons sans encombres et nous sommes accueillis par un hôte tout à fait charmant. Comme la chambre n'est pas encore tout à fait prête (il est 12H30), nous décidons d'aller explorer les environs et surtout St-Rémy avant d'aller nous installer dans notre petite chambre de l'hôtel l'Amandière. Donc promenade dans la petite ville, découverte de ses boutiques et de ses restaurants et surtout de ses pâtisseries, donc les tartelettes au citron ( un bonne pensée pour mon amie Monique) et que dire des pa-vés pistaches et amandes!!!! Petit arrêt à l'église de St-Rémy et à la place du Musée des Alpilles, puis détour à l'Inter-marché, pour y acheter de quoi souper à la chambre. Vin, jambon, petit fromage de chèvre et baguette composent notre souper. Christian tombe endormi tout de suite après vers 18H. Moi, je descends jaser un peu avec Chuck sur Messenger puis je monter écrire mon blog. Je vais essayer de vous tenir au courant au jour le jour, question de faire plus "blog" et surtout pour ne pas écrire ces aventures avec six mois, sinon un an de décalage.
J'écris ces mots sur le petit balcon de la chambre, entourée de fleurs magnifiques, d'un rosier rouge, d'un seringat débordant de fleurs immaculées, de cactus, de pins et de cyprès et surtout accompagnée du chant d'un merle plein de ferveur. On se reparle demain, je tombe de sommeil, le soleil est encore haut et il est 19H30.
Mercredi 26 mai 2010
Lever 7H. Soleil radieux et température douce, Petit déjeuner à l'hôtel composé de viennoiseries, pain baguette, fromage, saucisson,yogourt, jus d'orange et café. Nous voici fins prêts pour découvrir la Provence. Cap sur les Baux, tout près, dans les Alpilles. A bord de Mégane, nom que nous avons donné à notre auto, pas très original mais comme c'est le sien, et quant plus c'est véritablement son nom ( c'est une Mégane de Renault) il lui convient tout à fait. Première découverte, certaines portions de la départementale 27( la route) sont bordées de platanes, comme dans les films, c'est vraiment super. Deuxième révélation, la largeur de la départementale dans les Alpilles (petites chaînes de montagnes, de la taille du Mont-Royal): ce n'est pas très large et on y conduit à 70km/h. Un peu éprouvant pour nous, touristes nord-américains habitués aux larges routes, Mais quels paysages extraordinaires!
Nous parvenons rapidement aux Baux de Provence, village piétonnier qui n'est pas sans me rappeler celui du Mont St-Michel en Bretagne, mais en moins fréquenté, plus intime et plus agréable à visiter. Nous parcourons ses petites rues et ses boutiques, jusqu'au château. Pour 7.80 euros, deux heures d'exploration de la vie en Provence au XIe siècle et la démonstration du trébuchet vaut à elle seule le déplacement. Deux heures d'immersion au Moyen-Âge dans un paysage somptueux avec cet enivrant parfum de fleurs et d'herbes qui flotte partout dans l'air ici. Vraiment, c'est un véritable voyage dans le temps.
Après avoir partagé un petit sandwich au saucisson sec dans une petite rue des Baux et acheté deux enveloppes provençales pour les coussins du divan de notre salon, nous reprenons Mégane et nous nous dirigeons vers Arles. Nous avons bien failli arrêté à l'Abbaye de Montmajour mais nous avons préféré poursuivre notre route jusqu`à la ville préférée de Van Gogh.
Nous nous stationnons un peu au sud du boulevard des Lices et nous passons par le parc qui longe le boulevard pour atteindre le secteur historique de la ville. Visite incontournable du théâtre antique et des arènes. Impressionnant même pour qui a vu le Colisée de Rome. Les arènes, l'amphithéâtre, font l'objet d'une belle restauration et ses murs nettoyés impressionnent par leur éclat et leur belle couleur crème sous la lumière prodigieuse du Midi. Christian propose un petit parcours en train sur roues, question d'explorer la ville. On découvre le Rhône et le pont détruit lors de la Deuxième guerre. Puis visite de l'église et du cloître de St-Trophine. Superbe cathédrale du 12e. Style sans la lumière du gothique mais empreint de majesté et de grandeur. Nous remontons le boulevard des Lices, postons nos cartes postales et retournons vers Mégane.
Nous quittons Arles vers 16H. Direction St-Rémy. Chemin faisant, après avoir de nouveau traversé la route des Alpilles, nous arrêtons à Glanum, aux portes de St-Rémy pour visiter le site archéologique. Beau site auquel je trouve des parentés avec Ostia Antica et Ephèse en Turquie. La culture de la Rome antique est omniprésente en Europe méditerranéenne. Lovée dans les Alpilles, l'ancienne ville romaine n'a rien a envié à ses consoeurs d'ailleurs. Tout y est, la curie, les thermes, un site unique.
Vers 18H30, nous revoici de retour à St-Rémy. Nous stationnons Mégane dans le parking municipal et cherchons un resto. Nous choisissons le un petit resto à l'arrière du magasin de mode. Dissimulé mais charmant. Excellent vin de la région, tartare de saumon pour Christian, chèvre chaud pour moi comme entrées, puis rouget provençal pour Christian et porc aux champignons et à la crème pour moi, nous voici repus et satisfaits. Retour à l'Amandière. Journée pour le moins bien remplie.





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