dimanche 21 octobre 2007

La Ste-Chapelle, Notre-Dame et Ste-Eustache

Mardi 21 août 2007

Le lendemain de cette journée chargée à bloc, repos du guerrier. Nous paressons à Vaucresson et reprenons notre agenda de tourisme en fin d'avant-midi. Aujourd'hui au programme: la Ste-Chapelle, la Conciergerie et Notre-Dame. Encore un projet ambitieux. En ligne pour la Ste-Chapelle. Visite peut-être un peu rapide mais toute la section du maître-autel est en rénovation et ici comme ailleurs la foule nous oblige à procéder.

Deuxième étape, la Conciergerie. On y prend la visite guidée ce qui nous permet de découvrir plus en détails l'architecture médicale de l'endroit ainsi que la vie des prisonniers de la Révolution, dont la plus célèbre, Marie-Antoinette.

Il fait beau aujourd'hui et ce beau temps inspire Christian. En sortant de la Conciergerie, il suggère que nous allions faire un tour de bateau sur la Seine. Nous voici donc prenant place sur une des embarcations des vedettes du Pont-Neuf pour zieuter Paris à partir de son fleuve. A mon grand dam, il faut que je lutte pour ne pas m'endormir car la jeune fille qui commente à une voix monotone et le soleil de cet après-midi d'août m'invite au sommeil. Heureusement Notre-Dame et la Tour Eiffel suffisent à me tenir éveiller.

Après cette petite heure en bateau-mouche, nous allons explorer l'antre de Quasimodo. Encore une fois, la planète touriste au complet s'est installée sur le parvis de la cathédrale. Il y a encore une fois tant de gens qu'il faut oublier la visite des tours et des clochers et se contenter de la nef, des vitraux et du déambulatoire.

Quittant Notre-Dame et sa fébrilité, nous voici à St-Eustache, l'autre cathédrale, celle de la Rive Droite, tout près des Halles. La très sage St-Eustache, un peu négligée, moins populaire, plus attachante. Sombre à souhait et vénérable dans sa dignité.

Petit détour par les magasins des Halles avant de retourner tôt à Vaucresson. Il n'y a plus rien à manger à la maison, il faut aller faire le plein de bouffe chez Super U. Après un excellent souper sur la terrasse, un peu de télé française, puis nous filons sous l'édredon.


Les surprises du Louvre

Lundi 20 août 2007

Ce matin c'est sérieux, nous partons visiter le Louvre. Nous y sommes vers 9H30 et nous faisons la queue, en face d'une boutique, au niveau du métro pour y acheter nos billets d'entrée. En attendant, on élabore notre plan de visite car l'immensité du Louvre oblige à faire des choix. Christian a ses musts: le scribe accroupi de l'Egypte pharaonique (2200-2700 avant J.C. et la Joconde (1503-1506). Les miens: La Victoire de Samothrace (190 av. J.C.) , les Botticelli (1465-1485) et les peintres de l'Europe du Nord et les toiles de Georges de la Tour (1642). Il est 10h. Sous la pyramide de verre, nos billets en main, nous amorçons notre visite en explorant le Louvre médiéval et les vestiges des fossés du château datant du 12e au 14e siècle. Puis direction l'Égypte ancienne. Cette section à elle seule mériterait une journée entière mais il faut abréger. Christian immortalise son petit scribe aux yeux perçants et on continue, traversant tant et tant de salles couvertes de trésors que j'ai l'impression de d'en voir qu'une infime partie. En descendant un escalier, attroupement à notre gauche. C'est la Victoire de Samothrace et ses fans. La célèbre statue a droit à un endroit particulier dans le musée et elle déploie ses ailes dans cet espace qui porte son nom. Composée de deux marbres, l'un pour elle, l'autre pour le bateau, on ne peut qu'être ému devant sa beauté et le talent de celui qu'il fait naître de la pierre.

Puis on se dirige vers la Joconde en passant par l'étage des peintres italiens et de mes Botticelli. Le Louvre expose 7 tableaux de ce peintre de la Renaissance italienne. Les plus beaux sont à Florence mais je suis tout de même heureuse de contempler ceux-ci, malgré la foule dense autour de moi. Le Louvre m'offrira deux surprises au cours des 6 heures que durera notre visite. La première, c'est un portrait découvert dans cette galerie des peintres italiens de la Renaissance. Je suis demeurée interdite devant cette toile d'un jeune homme italien du début du 16e. L'expression du visage, des yeux en particulier, me rappelle Joaquin Phoenix sur qui j'écris depuis 18 mois. C'est la modernité de cette œuvre qui m'impressionne. Il existe des artistes de toutes les époques dont le travail parfois transcende le temps. En voici un exemple, ce Portrait d'Homme de Francesco di Cristofano BIGI, dit FRANCIABIGIO, artiste florentin dont on peut voir l'œuvre dans la salle 5 de la Grande Galerie au premier étage Denon.

Plus loin, rumeur sourde et foule. Nous voici dans la salle de la reine des lieux, La Joconde au si doux sourire de Da Vinci. Mitraillée par les flashes, elle garde son stoïcisme légendaire et Christian réussit, grâce au zoom de sa caméra, a conservé lui aussi l'énigmatique sourire sur pellicule. Impossible de s'approcher d'elle à plus de 15 mètres tant il y a de monde autour d'elle.

La visite se poursuit après une pause pour bouffer un sandwich au poulet sous la pyramide. Je vois mes peintres flamands et hollandais et de très belles pièces de Georges de la Tour, dont le St-Joseph Charpentier. De la Tour et ses prodigieux effets de lumières et d'ombres font de cette section un espace incontournable.

Après avoir traversé les Cours Marly et Puget, cours abritant tant de magnifiques sculptures du 17, 18 et 19e, nous entrons dans la salle des sculptures italiennes de la même époque et c'est là que m'attend ma deuxième surprise. Je les aperçois d'abord de dos et étrangement, c'est cette perspective que je garde en mémoire et sur pellicule. L'œuvre, l'Amour et Psyché de Antonio Canova date de 1797. Un jeune homme représente l'Amour, une jeune femme Psyché. Taillés dans le marbre blanc, ils sont côte à côte, lui plus petit qu'elle, la tête et le bras droit posé sur l'épaule de la jeune fille. La gestuelle naturelle et tendre leur donne presque la vie. A mettre dans mon coffre de souvenirs.

Il est 16 heures et nous n'en pouvons plus. Nos jambes aspirent à un peu de repos et notre esprit, devant tant de splendeurs ne peut plus en contenir davantage. Nous quittons le Louvre pour nous asseoir quelque part. On aboutit sur les marches de l'église St-Roch en attendant de s'offrir le luxe des bancs de St-Germain l'Auxerrois. On continue en traversant le jardin des Tuileries, ceux du Palais Royal. Là notre niveau d'énergie est à zéro, l'heure est à la bouffe même s'il n'est que 18H. On s'arrête au Welcome Café, rue de Rivoli où Christian déguste un délicieux tartare alors que je mange du rôti de porc. Un petit 50cl de Brouilly et deux cafés pour finir. Ça vient de nous coûter 45 euros.

19H30. Il nous reste une heure pour nous rendre au rendez-vous que nous nous sommes fixés, Loriana et moi, sur l'Ile St-Louis, en face du Amorino. Alors on repart en métro, jusqu'à la station Pont Marie et à pied jusqu'à la boutique de glaces italiennes de l'Ile. Loriana et son mari nous rejoignent et enfin on peut se voir, nous qui échangeons sur internet depuis tant d'années. Lori suggère que nous nous trouvions un coin pour s'asseoir et prendre un chocolat ou un café, plutôt qu'une glace car il fait frais ce soir. Pas beaucoup de choix sur l'Ile, sans savoir on prend une table sur la terrasse du Flore en l'Ile. Chocolats chauds pour Loriana, Stefano et moi, Christian y va pour une glace. Nous passons ensemble un agréable deux heures à échanger de tout et de rien, en anglais (Stéfano ne parle pas français) et en français. De notre séjour en France, du leur et de la vie au Québec. Puis ils nous faut nous quitter, eux retournent le lendemain pour Florence, nous nous tombons de fatigue et le trajet Paris-Vaucresson prend plus d'une heure. On reprend donc ensemble le métro à la station Hôtel de ville, ligne 1. Nos amis italiens descendent à Charles de Gaulle/Étoile, nous ont poursuit jusqu'à la Défense pour prendre le transilien. La tour Eiffel me salue au passage, brillante de tous ses feux. Vaucresson dort et sans bruit nous marchons de la gare à l'appartement, 20 minutes qui nous paraissent bien longue ce soir après une journée aussi remplie.