vendredi 16 avril 2010

Arrivederci Roma!

Samedi 2 mai 2009

Jour du retour à Montréal. Les valises sont faites, il ne reste qu’à prendre le petit déjeuner pour une dernière fois dans l’immaculée salle à manger. C’est avec un petit pincement au cœur que je quitte ce bel hôtel, confortable et tranquille avec son si beau jardin. Enfin, toute bonne chose à une fin.
Nous prenons le train pour Fiumicino à 10H. Parvenus à l’aéroport, après l’enregistrement des bagages, nous en profitons pour magasiner une dernière fois. Christian déniche un petit cruchon Modigliani, tout à fait joli qui s’ajoute aux calendriers et aux bouteilles de vin que je me suis procurée.
L’avion est à l’heure et nous quittons Rome à 14H10 comme prévu. Nous arrivons , neuf heures plus tard, mais à 17H sur l’horloge de l’aéroport Trudeau. On retrouve avec bonheur la maison mais la végétation québécoise s’éveille à peine comme le prouvent les bourgeons des arbres par leur gonglement. Les branches sont toujours nues, les gazons verdissent timidement alors qu’à Rome, la flore était égale à celle du Québec à la fin juin. Soupir. Mais c’est comme de vivre en plein été pendant une semaine et de revenir en arrière pour mieux le revivre une deuxième fois!

Le château Sant'Angelo et nos dernières heures à Rome




Vendredi 1er mai 2009
Aujourd’hui Fête des travailleurs, donc jour de congé pour les Romains et les Italiens.  On se promet une journée tranquille. Donc levés tard, déjeuner et douche et départ pour se promener vers 10H30. Notre objectif : le château Sant’ Angelo que nous n’avions pas pu voir à cause de la pluie au début de la semaine.  

Nous apprécions ce lieu un peu étrange et surtout la possibilité qu’il nous offre de prendre de superbes photos de St-Pierre du haut de ses créneaux et de ses remparts. 

En sortant, impossible de prendre l’autobus pour rejoindre le métro, l’horaire des jours fériés nous contraint de marcher le kilomètre qui sépare le château de la station la plus proche. Mais le plus impressionnant, c’est lorsque nous sommes envahis par une foule de jeunes gens qui se ruent dans les wagons pour se rendre au concert gratuit donné chaque année le premier mai. Méga spectacle. Tant bien que mal nous parvenons à nous extraire de notre wagon et à nous rendre au Colosseo. Repos du guerrier , petit pique-nique improvisé près des murs de l’amphithéâtre Flavien, sur un petit tertre de gazon. Il y a beaucoup de monde sur la Via dei Fori Imperiali puisque c’est jour de fête et qu’il fait un temps radieux. Nous marchons jusqu’au monument de Victor Emmanuel II pour faire quelques photos puis on refait le chemin inverse pour retrouver le Colosseo. On s’arrête pour manger à l’une des terrasses où le jeune italien qui nous sert est fier de nous parler du Québec.  Après ce repas de pâtes, il faut retourner à l’hôtel  car nous venons de compléter notre dernière journée et les valises doivent être prêtes pour demain matin. 

Musée Centrale Montemartini, les thermes de Caracalla et magasinage


Jeudi 30 avril 2009

Beau soleil ce matin mais température fraiche autour de 12C. Aujourd’hui au programme : un des musées négligés de Rome dans la série des musei Capitolini, celui de la Centrale Montemartini. Donc nous empruntons la ligne B du métro jusqu’à la station Garberella. Là nous découvrons un musée absolument désert. Installé dans une ancienne centrale électrique au charbon, dont on a conservé certains éléments majeurs et la structure, le musée possède une belle collection de sculptures (400) de l’époque romaine à compter du Ve siècle av.-J.C. Excellente idée d’héberger ici dans des salles du début du XXe, épurées de leurs fonctions, tous ces témoignages de pierre et de marbre, au style plein de grâce. Le contraste met en valeur tant l’histoire récente que celle de l’Antiquité. Belle découverte. 

Après ce beau musée, direction Circo Massimo et deuxième tentative de voir les thermes de Caracalla. Là, franchement, nous sommes très impressionnés, non seulement par le site mais par le génie innovateur des Romains (216 après J.C.). Ce complexe sportif avec ses gymnases, ses palestres, ses piscines et ses jardins demeure à ce jour suffisamment bien conservé pour que l’on puisse, dans trop d’effort, imaginé les lieux tels qu’ils étaient à l’époque. Renversant. Surtout si on pense que tous les murs qui subsistent, étaient non seulement encore plus grandioses mais qu’en plus tout était couvert de marbre! C’est avec beaucoup de plaisir que nous parcourons ces enceintes , éblouis par l’architecture colossale et ambitieuse de l’époque. Encore une leçon d’humilité pour notre civilisation qui n’a pas grand-chose à envier à la leur.


Vers 13H, magasinage. Direction Place Navone et le Panthéon. Après nos achats : T-Shirts, petits objets, épices pour Elise et un sac et un collier à clés pour Dominique (la blonde Charles), petite pause au Della Palma/Gelato di Roma, une glace pour Christian, des cafés pour Charles et moi.

Il reste un peu de temps et d’énergie pour que j’apaise ma curiosité et que nous visitions deux autres églises : Sant’ Ignazio et l’église du Gesu. Toujours le même constat de richesse, d’or, de marbre et de pierres précieuses.
Place Navone vers 16H. Après consultation, nous décidons d’aller faire des courses et d’aller bouffer dans la chambre de notre hôtel. Résultat : petite soirée relax devant la télé pour refaire le plein d’énergie. 

Ostia Antica, les catacombes et l'Osteria degli Amici



Mercredi 29 avril 2009 
Ce matin gros soleil. Lever vers 7H30. Après le déjeuner, nous voici de nouveau en route pour une nouvelle aventure. On s'engouffre dans un train direction Ostia Antica, à environ 20 km de Rome, le long du Tibre et tout près de la mer Méditerranée. Car Ostia Antica a été une ville importante et le port de Rome, du IVe siècle av.-J.C jusqu'au III siècle de notre ère. Déclinant lentement, la ville fut abandonnée entre le IX et le Xe siècle après J.C. Nous arrivons sur le site archéologique, un des mieux préservé avec celui de Pompéi, avec une joyeuse bande d'écoliers italiens et leurs professeurs. Nous débutons notre visite vers 10H. Nous constatons à la lecture du plan que l'endroit est beaucoup plus vaste que nous l'avions imaginé puisqu'il s'étire sur 34 hectares soit les deux tiers de la vill originelle. On débute par le cimetière puisqu'il a été établi hors des murs de la ville, puis on pénètre dans les vestiges de la cité par la Porta Romana. J'aime me promener ainsi entre ces vieux murs en imaginant les lieux grouillant de monde et de vie en pensant au temps. Il existe quelque chose de fascinant dans cette expérience. Je m'amuse à la vue de leur théâtre, de leurs marchés, leurs habitations, dont il reste suffisamment de pierres pour que l'on devine leur apparence ou à tout le moins, on soit en mesure de s'en faire une idée. Le temps passe alors que nous déambulons le long de la Decumanon Massimo en écoutant les oiseaux, protégés par les pins parasols, si bien qu'il est bientôt 14H30 et que nous n'avons même pris une bouchée.On reprend donc le train en sens inverse et l'on retourne à la station Piramide.   Christian a encore une fois une autre idée. Prendre l’autobus pour se rendre aux Catacombes sur la légendaire Via Appia. On attend donc le prochain bus, la 118, en regardant un groupe de jeunes en train de tourner une séquence de film autour de l’arrêt d’autobus. Longue attente. Finalement, nous arrivons aux catacombes de San Sebastiano ( sommes descendus un peu trop rapidement alors il faut marcher sur la Via Appia, une vraie place pour se tuer!) juste à temps pour la dernière visite. Avec notre guide, une indienne, nous nous enfonçons sous la terre comme les premiers Chrétiens. Cela donne l’impression d’être à l’intérieur d’une mine ou sur une autre échelle, dans une fourmilière. L’image me vient en voyant les salles intérieures ressemblant aux espaces qu’aménagent les fourmis pour entreposer leur nourriture ou les œufs de leur reine. Il fait frais ici, presque froid. Cela doit être bien agréable lors des chaudes journées d’été. Notre exploration se termine dans la basilique St-Sébastien où l’on peut même voir la relique d’un morceau d’une flèche du martyr! 

En sortant de nouveau sur la Via Appia, on jongle longtemps pour trouver le moyen de retourner à Rome car la route est à sens unique! Finalement on reprend la 118 jusqu’au terminus de Lagonegro ( à dix kilomètres de Rome!) puis on refait le chemin inverse. Résultat nous arrivons à la station Piramide à 18H30, affamés et impossible de mander dans une trattoria ou un resto avant une heure. On en profite pour en choisir un avec une taverne tout à côté pour prendre un apéro en attendant. Donc nous voici attablés devant une  Peroni bien fraîche avant de se payer une bonne bouffe à côté, chez Osteria degli Amici, rue Nicola Zabaglia. Notre attente n’est pas vaine. Au resto, Chuck y va pour les spaghettis carbonara, Christian pour les pâtes et le sébaste et moi pour les rigatonis moules et parlourdes, le tout arrosé d’un très bon vin. Les desserts sont halucinants : le tiramisu et le mille-feuilles sont déjà hors du commun mais le soufflé au chocolat de Charles est à coupé le souffle!Tout est génial.

Retour à l’hôtel vers 22H15.  Encore une journée bien remplie. Souvenirs mémorables, surtout ce souper de roi restera longtemps dans nos mémoires.