mardi 13 avril 2010

St-Pierre et les basiliques papales




Lundi 27 avril 2009 

On se croirait dans le film Le jour de la Marmotte! Lever  vers 6H30. Petit déjeuner dans la toujours immaculée salle à manger.  Puis nous refaisons le même trajet que la veille, donc direction Le Vatican. Le ciel, toujours gris, semble un peu plus menaçant qu’hier mais heureusement la foule est moins nombreuse et nous entrons rapidement dans la basilique.  Quelques mots pour résumer l’endroit : opulence et gigantisme. Tout est ici hors proportion et d’une richesse sans nom. Du marbre mur à mur, sans compter le plancher.  Le plus bel objet : la Pieta de Michel-Ange en entrant à droite. Il semble presqu’inimaginable qu’un jeune de 24 ans ait pu réaliser une telle œuvre. Une pure merveille. Nous restons tout de même une bonne heure à explorer  cette immense église, lieu de pélérinage suprême des Catholiques . Puis nous faisons le tour de la célèbre place St-Pierre et des très belles réalisations du Bernin. 

Puis on reprend le métro et nous filons vers le parc de la Villa Borghese. Promenade dans le parc sous les pins parasols. Endroit tranquille et empreint de sérénité. Dommage que nous ne puissions nous y attarder davantage. Enfin nous reprenons le métro direction la Place d’Espagne ( Piazza di Spagna).  Nous abordons l’endroit par les hauteurs, c’est-à-dire par l’église de la Trinité des Monts (Trinità dei Monti). Superbe vue sur le légendaire escalier et ses gigantesques pots de rhododendons  fushias que le vent aujourd’hui essaie de renverser.  Mes hommes prennent une pause  en profitant des marches pendant que je prends moi quelques photos de l’endroit.

En suivant le notre guide Voir, j’essaie d’influencer Christian et Charles et de les convaincre de voir les églises papales.  Pour me faire plaisir, sachant combien j’aime visiter les églises, mes hommes se plient à mes désirs. Donc prochaine étape de cette journée, la basilique Ste-Marie Majeure (Basilica di Santa Maria Maggiore). Métro Termini et une bonne marche jusqu’à Santa Maria Maggiore. Me voici de nouveau en extase devant tant de splendeurs.  Au sortir de l’église, on s’achète 2 gros sandwiches, un au prociutto et fromage, l’autre aux œufs, salami et tomates que l’on bouffe à côté de l’église.  Pour me faire pardonner ma passion alors que nous nous dirigeons vers la Basilique St-Jean Latran, je propose à mes deux hommes une pause gelato en passant devant la Gelateria Ornelli. Nous dégustons nos glaces sous le feuillage généreux des platanes, en déambulant sur la via Merulana vers l’église St-Jean de Latran un peu plus au sud. Ainsi nous découvrons qu’il existe à Rome des stations essences sur les trottoirs! Étonnant! 

Nous voici rendus à l’archibasilique San Giovanni in Laterano. C’est une église majeure, cathédrale et siège de l’Évêché de Rome, elle est considérée comme la mère de toutes les églises de la ville éternelle et du monde. Ce qui n’est pas rien. Le plus impressionant, mis à part le plafond prodigieux, l’autel à baldaquins, l’or de l’abside, le cloitre et son jardin, ce sont la dimension spectaculaire des statues des saints disposés dans l’église. D’ailleurs si vous voulez avoir une idée de la magnificence de l’endroit, allez voir le site du Vatican sur la basilique et visitez-la virtuellement. Enfin, nous devons malencontreusement terminer un peu abruptement cette visite Charles et moi car nous avons été pris d’un des plus grands fou rire de mon histoire, en plein milieu de la nef de St-Jean de Lantran. Fou rire causé par une petite affiche sur les murs de l’église stipulant l’interdiction de se pointer en maillot de bain dans l’église! Qui peut bien avoir une idée aussi saugrenue! Morts de rire et de fatigue, Charles et moi devons abandonnés Christian quelques minutes pour aller rire un bon coup à l’extérieur mais impossible de remettre les pieds dans l’église sans être de nouveau assailli par cet étrange fou rire. Nous décidons de l’attendre sagement en jetant un œil sur les travaux d’aménagement d’une scène en vue, sans doute, d’un mega spectacle dans quelques jours. 

Nous quittons St-Jean de Latran sous la pluie en empruntant la viale Carlo Felice jusqu’à l’église Ste-Croix de Jérusalem (Santa Croce in Gerusalemme). Mes hommes commencent à montrer des signes d’épuisement et de saturation d’église alors que Christian ne cesse de commettre des délits en photographiant au flash des morceaux de la croix et un clou sacré… 

Il est temps de rentrer. En plus, la pluie redouble à l’extérieur. Comme il n’existe pas d’endroit autour de l’hôtel pour acheter à manger, nous décidons d’acheter une pizza et de la rapporter à la chambre pour souper. Chemin faisant pour reprendre le métro à la station Re di Roma, on s’arrête chez Myster Pizza sur la via Algalonga et on repart avec dans les mains notre trésor : une pizza bocconcini /tomates, une autre zucchini/fromage et pour Christian une aux champignons et saucisses. Maintenant l’exploit sera de ramener le souper sain et sauf jusqu’à la chambre. Dans le métro, pas trop de problème. Les choses se corsent en sortant de la station Marconi car nous n’avons pas de parapluie et seulement un journal pris dans le métro pour protéger notre précieux repas des affres du déluge qui ne veut pas s’arrêter. Nous partons donc à la course de la station à l’hôtel en riant sans arrêt puisqu’il pleut tellement qu’il est presqu’impossible que nous puissions nous rendre sans être trempés jusqu’aux os.  Résultat : parvenus  enfin à notre chambre, la pizza a survécu mais nous sommes mouillés à un tel point qu’il me faut trouver le moindre espace pour faire sécher nos vêtements et surtout nos souliers! La pizza est froide mais elle est bonne. On la mange avec appétit en regardant, bien au chaud dans nos pyjamas, les nouvelles à la télé où l’on parle des terribles orages de la journée et des innondations qu’ils ont créées! Quelle journée encore une fois. Ouf!

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