Mercredi 29 avril 2009
Ce matin gros soleil. Lever vers 7H30. Après le déjeuner, nous voici de nouveau en route pour une nouvelle aventure. On s'engouffre dans un train direction Ostia Antica, à environ 20 km de Rome, le long du Tibre et tout près de la mer Méditerranée. Car Ostia Antica a été une ville importante et le port de Rome, du IVe siècle av.-J.C jusqu'au III siècle de notre ère. Déclinant lentement, la ville fut abandonnée entre le IX et le Xe siècle après J.C. Nous arrivons sur le site archéologique, un des mieux préservé avec celui de Pompéi, avec une joyeuse bande d'écoliers italiens et leurs professeurs. Nous débutons notre visite vers 10H. Nous constatons à la lecture du plan que l'endroit est beaucoup plus vaste que nous l'avions imaginé puisqu'il s'étire sur 34 hectares soit les deux tiers de la vill originelle. On débute par le cimetière puisqu'il a été établi hors des murs de la ville, puis on pénètre dans les vestiges de la cité par la Porta Romana. J'aime me promener ainsi entre ces vieux murs en imaginant les lieux grouillant de monde et de vie en pensant au temps. Il existe quelque chose de fascinant dans cette expérience. Je m'amuse à la vue de leur théâtre, de leurs marchés, leurs habitations, dont il reste suffisamment de pierres pour que l'on devine leur apparence ou à tout le moins, on soit en mesure de s'en faire une idée. Le temps passe alors que nous déambulons le long de la Decumanon Massimo en écoutant les oiseaux, protégés par les pins parasols, si bien qu'il est bientôt 14H30 et que nous n'avons même pris une bouchée.On reprend donc le train en sens inverse et l'on retourne à la station Piramide. Christian a encore une fois une autre idée. Prendre l’autobus pour se rendre aux Catacombes sur la légendaire Via Appia. On attend donc le prochain bus, la 118, en regardant un groupe de jeunes en train de tourner une séquence de film autour de l’arrêt d’autobus. Longue attente. Finalement, nous arrivons aux catacombes de San Sebastiano ( sommes descendus un peu trop rapidement alors il faut marcher sur la Via Appia, une vraie place pour se tuer!) juste à temps pour la dernière visite. Avec notre guide, une indienne, nous nous enfonçons sous la terre comme les premiers Chrétiens. Cela donne l’impression d’être à l’intérieur d’une mine ou sur une autre échelle, dans une fourmilière. L’image me vient en voyant les salles intérieures ressemblant aux espaces qu’aménagent les fourmis pour entreposer leur nourriture ou les œufs de leur reine. Il fait frais ici, presque froid. Cela doit être bien agréable lors des chaudes journées d’été. Notre exploration se termine dans la basilique St-Sébastien où l’on peut même voir la relique d’un morceau d’une flèche du martyr!
En sortant de nouveau sur la Via Appia, on jongle longtemps pour trouver le moyen de retourner à Rome car la route est à sens unique! Finalement on reprend la 118 jusqu’au terminus de Lagonegro ( à dix kilomètres de Rome!) puis on refait le chemin inverse. Résultat nous arrivons à la station Piramide à 18H30, affamés et impossible de mander dans une trattoria ou un resto avant une heure. On en profite pour en choisir un avec une taverne tout à côté pour prendre un apéro en attendant. Donc nous voici attablés devant une Peroni bien fraîche avant de se payer une bonne bouffe à côté, chez Osteria degli Amici, rue Nicola Zabaglia. Notre attente n’est pas vaine. Au resto, Chuck y va pour les spaghettis carbonara, Christian pour les pâtes et le sébaste et moi pour les rigatonis moules et parlourdes, le tout arrosé d’un très bon vin. Les desserts sont halucinants : le tiramisu et le mille-feuilles sont déjà hors du commun mais le soufflé au chocolat de Charles est à coupé le souffle!Tout est génial.
Retour à l’hôtel vers 22H15. Encore une journée bien remplie. Souvenirs mémorables, surtout ce souper de roi restera longtemps dans nos mémoires.

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