dimanche 30 mai 2010

La Provence, jour 5, Le pont du Gard, Beaucaire et Tarascon

Samedi 29 mai 2010

Provence, jour 5

Ce matin, soleil éclatant, ciel d'un bleu intense. Petit déjeuner au jardin, avec le petit chat des lieux, ou plutôt chatte reine de l'hôtel. D'ailleurs, depuis que nous sommes en Provence, j'ai remarqué que les chats possèdent un statut ici. Hier au palais des Papes, j'ai aperçu deux minets qui prenaient leurs aises dans les grandes salles et même dans l'immense chapelle papale! De même que les chiens (c'est bien connu en France) partout avec leurs maîtres, visitant les châteaux et les vignobles, partout des chats qui veillent. Il faut dire que le bonheur des minets chasseurs rampe et vole avec la présence de nombreux petits lézards et couleuvres, sans oublier tous les oiseaux et les papillons. Toute cette faune est bien réconfortante.

Enfin, après le petit déjeuner, nous nous dirigeons à bord de Mégane vers le pont du Gard. Voici un endroit intéressant et qui assouvit ma curiosité de voir enfin de près un aqueduc romain de belle dimension. Nous arrivons pour l'ouverture, vers 9H30. C'est un vaste complexe bâti autour du vieil aqueduc: on y trouve un musée expliquant la construction de l'aqueduc et qui nous informe sur tout ce qui le concerne. Cette visite prend un peu plus d'une heure. Après la projection d'un court film, on se rend vers l'aqueduc en longeant de grands jardins. Le pont du Gard ( ou l'aqueduc de Nîmes) est entouré d'un très grand parc où les gens de la région viennent faire des piques-niques la fin de semaine.  Comme il est déjà 13H, Chrisitan et moi, décidons de manger un petit quelque chose avant de repartir. Ce sera un sandwich Halal pour Christian, un sandwich rosette (saucisson) pour moi et nous partageons un yogourt maison au caramel salé comme dessert.

Après ce lunch, nous repartons vers Beaucaire pour visiter son vieux château. Vieux château passablement en ruine mais le musée est sympathique et nous renseigne sur plein de choses, de la préhistoire au 19e siècle, soit l'historique et les us et coutumes des Beaucairois.. 

Sur le chemin du retour à l'hôtel nous croisons le majestueux château de Tarascon. On ne peut pas résister à la tentation d'aller le voir même s'il est déjà 15H30. Quelle bonne idée. C'est mon deuxième coup de coeur après le village Des Baux. Le château du Roi René est une construction du 14e. Il est intact et superbe. La visite dure un peu plus d'une heure et c'est un véritable ravissement et un plongeon en plein coeur de Moyen-Âge. C'est la construction de cette époque la plus impressionnante que j'ai vu, aussi impressionnante que le Mont St-Michel. Comme nous sommes encore hors saison, nous pouvons visiter à notre rythme et pratiquement seuls, cet immense édifice. Tout est sobre mais très lumineux. Le roi devait beaucoup aimé la lumière du Midi et il a fait bâtir un château où elle entre partout, de manière sécuritaire, tout de même. Et puis la vue sur les toits est incomparable. Vraiment un site exceptionnel. En sortant, un petit détour par l'église La collégiale Ste-Marthe, en l'honneur de cette dernière, qui a sauvé le ville de l'affreux Tarasque, monstre du Rhône et qui avait la fâcheuse habitude de dévorer les habitants de Tarascon! Il semble que le monstre était le fils de Léviethan ( j'écris cela pour Charles, grand connaisseur des monstres de tout acabit depuis sa tendre enfance). Belle église romane. Mais je suis vendue d'avance, pour moi, toutes les églises ont un charme particulier.

Retour à l'hôtel vers 17H45. Repos.

19 heures. Heure du souper. Nous sortons pour souper à St-Rémy et stationnons Mégame près des arènes.  Promenade à pied dans le centre-ville de St-Rémy à la recherche d'un resto. Nous choisissons  l'Estagnol. Belle terrasse à l'arrière du resto dans le jardin, avec de grandes tables recouvertes de nappes roses. Beau souper. Un peu cher toutefois. L'entrée aux huitres pour moi, composée de 8 huitres bien charnues mais pas trop grosses. Christian a opté pour les anchois entiers sur poivrons rouges, version provençale. Très bon. Sur la table, il y a du sel de Camargue, un moulin de poivre noir et de l'huile d'olive locale. La baguette est croustillante et légère. Comme plat de résistance, nous avons choisi l'entrecôte, servi avec des pommes de terre gratinées à l'ail et à la crème. Choix délicieux mais un peu lourd. Le tout arrosé d'un demi-litre de vin rosé. Comme dessert: gâteau aux fruits confits pour moi, assiette de fromage pour Christian. Les fromages sont un peu froids pour offrir leur pleine saveur mais ils sont bons. Pélardon, boules de chèvre fourrées aux figues et une pâte semblable au Rouilly. Deux bons cafés et nous sommes prêts pour retourner à l'Amandière. Mais en reprenant Mégane, deux problèmes en cette heure tardive: le GPS vient de nous lâcher pour la première fois depuis notre arrivée et il y a un concert tout à côté du stationnement, ce qui implique que les rues avoisinantes sont bloquées. On essaie quand même de tenter notre chance mais après avoir tourner en rond et s'être perdus aux environs de Glanum et fait un face à face avec un coyote, nous décidons de re-stationner Mégame, pour soit rentrer à pied ou attendre que la circulation soit rétablie. Entre temps, vers 11H30, le GPS reprend vie ce qui nous permet de retourner chercher Mégane pour reprendre le chemin de l'hôtel. On y parvient vers minuit. Et heureusement pour nous il reste une place dans le stationnement.

Quelle journée! après avoir glissé un mot à Charles, je vais enfin me coucher vers 00H30

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