lundi 31 mai 2010

Provence jour 7, Le luberon

Lundi 31 mai 2010

Provence jour 7

Lever relativement tôt, vers 7H. Déjeuner sur la terrasse, tout près du groupe de Britanniques. Ils sont neuf et à leur accent, on suppose qu'ils sont probablement Écossais.  Aujourd'hui la région du Luberon est inscrite au programme. Nous quittons St-Rémy vers 8H30 pour le musée de la lavande sur la route des Gordes, à une trentaine de kilomètres. Visite intéressante où l'on apprend les procédés d'extraction de l'essence de lavande à l'aide d'alambic (un peu comme pour le cidre) et où j'apprends surtout qu'il existe deux sortes de lavande: la lavande pure et le lavandin. La lavande pousse sous un ciel clément et chaud et le lavandin sous des températures plus froides. J'ai donc du lavandin dans mon jardin! J'achète des savons et des enveloppes pour glisser dans les tiroirs de vêtements.

Puis on reprend la route vers le village Fontaine de Vaucluse un peu plus loin. Merveilleux endroit où coule une source d'un eau cristalline, au pied d'une falaise de 230m. Cette source est l'objet d'un culte depuis l'Antiquité et en voyant l'endroit on comprend pourquoi. L'eau, d'une pureté inouïe, coule à travers les rochers. Le village est né grâce à elle et est très fréquenté, toujours grâce à cette eau. Nous sommes remontés jusqu'à la source dans un site qui me rappelle vaguement Ausable Chasm dans les Adirondack dans le nord de l'état de New York mais dans un village plutôt qu'en pleine nature.  On y achète des chapeaux, un poème sur la Provence sur papier artisanal et on y mange un genre de croque-monsieur, kebab pour Christian, tomates et fromage de chèvre pour moi.

Puis on reprend Mégane et on repart, direction les montagnes du Luberon. Montagnes de la hauteur des Appalaches. Premier arrêt: l'abbaye Notre-Dame de Sénanque, à 4km du village des Gordes. Il semble que ce soit une des plus belles abbayes romanes cisterciennes de France. Elle a presque mille ans et c'est elle que l'on voit partout sur les photos avec son champ de lavandes. Endroit, il est vrai, d'une grande beauté. Sobre et empreint de sérénité  comme le sont les abbayes de l'ordre bénédictin de la branche de St-Bernard, comme l'était l'abbaye d'Oka dans le village du même nom chez nous. Il faut résister à la tentation d'acheter dans le magasin, tout à fait comme à Oka. La visite guidée est super intéressante et j'y apprends plein de choses. C'est un peu à regret que je quitte cet endroit, plein de calme ou flotte une douce odeur de lavande malgré le coup de mistral qui balaie l'endroit.

On repart sur la route étroite en lacet jusqu`au village de Gordes. Wow. Là c'est très impressionnant. Village est perché sur le sommet d'un pic et culmine à plus de 800 m d'altitude. Le village est superbe, la vieille église très colorée et le panorama à couper le souffle. Le mistral toujours très présent.

Nous reprenons Mégane et revenons à St-Rémy vers 17H. Un arrêt à l'Inter-Marché pour acheter ce qu'il faut pour se faire un petit souper et de retour à notre hôtel, nous mangeons sur le balcon de notre chambre avec deux pélardons de chèvre, un peu de jambon des Papes, une baguette et des fraises.

Une autre journée bien remplie. Demain, Orange et le mont Ventoux.

dimanche 30 mai 2010

Provence, jour 6, Nîmes et jour de la Fêtes des Mères en France

Dimanche 30 juin 2010

Provence jour 6

Ce matin, lever militaire, nous allons à Nîmes. Le temps est nuageux mais doux. Pas de déjeuner, nous n'avons pas le temps, il faut être à Nîmes avant que le trafic ne s'installe.Après avoir fait le plein, on parcoure la campagne provençale jusqu'à l'ancienne cité de Nemausus, Nîmes. On y parvient avant 9 heures. Visite des Arènes en premier. Très intéressant et instructif car les arènes de Nîmes sont les mieux conservées de l'histoire de la Rome antique et même si elles sont moins imposantes que celles de Rome, leur état de conservation en impose. Plus modeste que le Colisée, l'ensemble de l'amphithéâtre de Nîmes nous donne une meilleure idée de ce à quoi pouvait ressembler les combats de gladiateurs et d'animaux.

Comme nous avons acheté le billet incluant la visite des arènes, la maison carrée et la Tour Magne, nous nous dirigeons vers la deuxième étape, la maison. Déception en voyant qu'elle est présentement en restauration. Dommage car c'est le temple romain le mieux conservé au monde et le voici entièrement enveloppé! On peut cependant pénétrer à l'intérieur ( mais on ne peut rien y voir!) pour assister un petit film sur les héros de Nîmes à travers les siècles. Puis nous nous redirigeons vers la Tour car elle est tout à côté des jardins de la Fontaine que Christian désire voir.

Vieille tour romaine, elle est située sur une colline et comporte près d'une centaine de marches. Parvenus au sommet, la vue est magnifique. On découvre tout Nîmes sous nos yeux. Comme le ciel est malheureusement un peu couvert aujourd'hui, on en peut pas voir le Mont Ventoux (d'ailleurs, depuis notre arrivée, chaque jour il y a quelques nuages ou des conditions de brumes qui nous voilent le mont Ventoux et ses neiges éternelles!) mais on distingue très bien les Alpilles, les petites montagnes à côté de St-Rémy.

Puis on redescend de la Tour jusqu'à l'avenue principale de la ville en traversant de superbes jardins et en visitant le temple de Diane, autre vestige romain fort bien conservé.

De retour à l'auto, direction St-Rémy. Parvenus à destination, il est plus de 14H. On décide d'aller manger dans une brasserie puisque l'on y sert à manger à n'importe quelle heure. Cette fois je choisis un plat mijoté de taureau alors que Christian opte pour le steak tartare du chef avec pignons, lardons et magret de canard. Un vrai péché. Nous sortons de table à 16H30. Direction l'hôtel pour se reposer. La journée a été bien remplie et celle d'hier aussi, ce qui n'empêche pas Christian de se baigner.

De retour à la chambre, même s'il n'est que 18H30, les bras de Morphée nous appelle.

Demain, le Luberon.

La Provence, jour 5, Le pont du Gard, Beaucaire et Tarascon

Samedi 29 mai 2010

Provence, jour 5

Ce matin, soleil éclatant, ciel d'un bleu intense. Petit déjeuner au jardin, avec le petit chat des lieux, ou plutôt chatte reine de l'hôtel. D'ailleurs, depuis que nous sommes en Provence, j'ai remarqué que les chats possèdent un statut ici. Hier au palais des Papes, j'ai aperçu deux minets qui prenaient leurs aises dans les grandes salles et même dans l'immense chapelle papale! De même que les chiens (c'est bien connu en France) partout avec leurs maîtres, visitant les châteaux et les vignobles, partout des chats qui veillent. Il faut dire que le bonheur des minets chasseurs rampe et vole avec la présence de nombreux petits lézards et couleuvres, sans oublier tous les oiseaux et les papillons. Toute cette faune est bien réconfortante.

Enfin, après le petit déjeuner, nous nous dirigeons à bord de Mégane vers le pont du Gard. Voici un endroit intéressant et qui assouvit ma curiosité de voir enfin de près un aqueduc romain de belle dimension. Nous arrivons pour l'ouverture, vers 9H30. C'est un vaste complexe bâti autour du vieil aqueduc: on y trouve un musée expliquant la construction de l'aqueduc et qui nous informe sur tout ce qui le concerne. Cette visite prend un peu plus d'une heure. Après la projection d'un court film, on se rend vers l'aqueduc en longeant de grands jardins. Le pont du Gard ( ou l'aqueduc de Nîmes) est entouré d'un très grand parc où les gens de la région viennent faire des piques-niques la fin de semaine.  Comme il est déjà 13H, Chrisitan et moi, décidons de manger un petit quelque chose avant de repartir. Ce sera un sandwich Halal pour Christian, un sandwich rosette (saucisson) pour moi et nous partageons un yogourt maison au caramel salé comme dessert.

Après ce lunch, nous repartons vers Beaucaire pour visiter son vieux château. Vieux château passablement en ruine mais le musée est sympathique et nous renseigne sur plein de choses, de la préhistoire au 19e siècle, soit l'historique et les us et coutumes des Beaucairois.. 

Sur le chemin du retour à l'hôtel nous croisons le majestueux château de Tarascon. On ne peut pas résister à la tentation d'aller le voir même s'il est déjà 15H30. Quelle bonne idée. C'est mon deuxième coup de coeur après le village Des Baux. Le château du Roi René est une construction du 14e. Il est intact et superbe. La visite dure un peu plus d'une heure et c'est un véritable ravissement et un plongeon en plein coeur de Moyen-Âge. C'est la construction de cette époque la plus impressionnante que j'ai vu, aussi impressionnante que le Mont St-Michel. Comme nous sommes encore hors saison, nous pouvons visiter à notre rythme et pratiquement seuls, cet immense édifice. Tout est sobre mais très lumineux. Le roi devait beaucoup aimé la lumière du Midi et il a fait bâtir un château où elle entre partout, de manière sécuritaire, tout de même. Et puis la vue sur les toits est incomparable. Vraiment un site exceptionnel. En sortant, un petit détour par l'église La collégiale Ste-Marthe, en l'honneur de cette dernière, qui a sauvé le ville de l'affreux Tarasque, monstre du Rhône et qui avait la fâcheuse habitude de dévorer les habitants de Tarascon! Il semble que le monstre était le fils de Léviethan ( j'écris cela pour Charles, grand connaisseur des monstres de tout acabit depuis sa tendre enfance). Belle église romane. Mais je suis vendue d'avance, pour moi, toutes les églises ont un charme particulier.

Retour à l'hôtel vers 17H45. Repos.

19 heures. Heure du souper. Nous sortons pour souper à St-Rémy et stationnons Mégame près des arènes.  Promenade à pied dans le centre-ville de St-Rémy à la recherche d'un resto. Nous choisissons  l'Estagnol. Belle terrasse à l'arrière du resto dans le jardin, avec de grandes tables recouvertes de nappes roses. Beau souper. Un peu cher toutefois. L'entrée aux huitres pour moi, composée de 8 huitres bien charnues mais pas trop grosses. Christian a opté pour les anchois entiers sur poivrons rouges, version provençale. Très bon. Sur la table, il y a du sel de Camargue, un moulin de poivre noir et de l'huile d'olive locale. La baguette est croustillante et légère. Comme plat de résistance, nous avons choisi l'entrecôte, servi avec des pommes de terre gratinées à l'ail et à la crème. Choix délicieux mais un peu lourd. Le tout arrosé d'un demi-litre de vin rosé. Comme dessert: gâteau aux fruits confits pour moi, assiette de fromage pour Christian. Les fromages sont un peu froids pour offrir leur pleine saveur mais ils sont bons. Pélardon, boules de chèvre fourrées aux figues et une pâte semblable au Rouilly. Deux bons cafés et nous sommes prêts pour retourner à l'Amandière. Mais en reprenant Mégane, deux problèmes en cette heure tardive: le GPS vient de nous lâcher pour la première fois depuis notre arrivée et il y a un concert tout à côté du stationnement, ce qui implique que les rues avoisinantes sont bloquées. On essaie quand même de tenter notre chance mais après avoir tourner en rond et s'être perdus aux environs de Glanum et fait un face à face avec un coyote, nous décidons de re-stationner Mégame, pour soit rentrer à pied ou attendre que la circulation soit rétablie. Entre temps, vers 11H30, le GPS reprend vie ce qui nous permet de retourner chercher Mégane pour reprendre le chemin de l'hôtel. On y parvient vers minuit. Et heureusement pour nous il reste une place dans le stationnement.

Quelle journée! après avoir glissé un mot à Charles, je vais enfin me coucher vers 00H30

vendredi 28 mai 2010

La Provence, jour 4 , Avignon

Vendredi 28 mai 2010

Provence, jour 4

Matin avec couvert partiellement nuageux mais on ne prévoit pas de pluie. Après le toujours copieux petit déjeuner, nous partons pour Avignon à 20km d'ici. Cependant premier embouteillage sur la route avec comme résultat que nous mettons plus d'une heure pour parcourir la courte distance qui nous sépare de la ville au célèbre pont. Parvenus à destination, l'enfer pour trouver un endroit pour stationner, si bien que nous nous retrouvons à la limite des murs des remparts. Une bonne marche jusqu'au Palais des Papes. Avignon, aux abords du Rhône, est un très jolie ville, avec beaucoup d'arbres et de parcs, principalement le long du fleuve. L'imposante structure du 14e que constitue le palais des Papes, bâtie à compter de 1336, sous Benoît XII,et que les papes ont habitée pendant presque un siècle, vaut les deux heures de visite. L'ensemble me rappelle le Mont St-Michel. De style normand, l'architecture est sobre, parfois même austère mais annonce déjà, par sa grandeur, le gothique, sans la lumière. Tout est vaste mais dépouillé. Mais on imagine la richesse lorsque les papes ont occupé les lieux.

Petite pause sandwiches pour le dîner vers 13H. Baguette emmental/jambon pour Christian, tartare de tomates/fromage de chèvre pour moi avec deux expressos. Puis après un arrêt dans une boutique de linge de maison pour y acheter de belles nappes provençales, nous achevons la visite d'Avignon avec le légendaire pont. Nous sommes donc allés sur et sous le pont d'Avignon mais nous n'avons pas danser, il y avait trop de monde!

Ensuite nous retrouvons Mégane un kilomètre plus loin, sagement stationnée dans le parking des Italiens. Il est déjà plus de 15H. Nous décidons de conclure la journée en faisant un saut dans un vignoble tout près de St-Rémy, à St-Etienne du Grès.  Quel endroit superbe! l On dirait un coin du paradis ( il faut voir les photos que j'y ai fait). Béatrice, la jeune propriétaire des lieux, nous fait goûter plusieurs de ses vins et ils sont tous plus tentants les uns que les autres. Nous finissons par choisir 2 rouges, un rosé et une bouteille d'huile d'olive, puisque les producteurs de ce vignoble possèdent également un millier d'oliviers.

Retour à St-Rémy les bras chargés. Ce soir nous allons mangé des crèpes bretonnes à la Celtie. Crêpes au sarrasin et au froment, garnies soit de fromage, lardons, oignons ou andouille et pommes avec de la crème. Comme dessert toujours des crêpes mais sucrées cette fois, aux fruits, à la crème et au chocolat. Nous revenons à l'hôtel repus. Christian reprend son guide Voir pour planifier la journée de demain alors que je m'active sur le blog. Il ne sait pas trop si ce sera la campagne ou la ville, le Luberon ou Nîmes. On verra.

jeudi 27 mai 2010

Provence, jour 3 La Camargue

Jeudi 27 mai 2010

Même s'il a plu abondamment au milieu de la nuit, nous nous levons vers 7H sous un soleil radieux. Petit déjeuner près de la terrasse, sous le regard curieux d'une petite chatte noire aux pattes blanches. Même menu qu'hier sauf que l'on y a ajouté des tomates cerises. Café toujours aussi délicieux. Christian me propose de découvrir la Camargue aujourd'hui. Célèbre pour ses chevaux, ses taureaux, son sel et ses oiseaux. La région est située à environ une heure d'auto de St-Rémy.
Donc après le déjeuner, cap sur le sud, direction Saintes-Maries de la Mer. Pour s'y rendre, il nous faut traverser Arles de nouveau, puis emprunter la route départementale 570 qui traverse le parc régional de Camargue. Cette région très humide, ressemble à la plaine du St-Laurent; vaste et cultivée sur presque toute sa superficie. Culture de la vigne et du riz en particulier. Le riz n'est pas très haut alors que les vignes sont d'un beau vert tendre. Dans les pâturages sauvages, partout, les fameux chevaux blancs et plus rarement quelques troupeaux de taureaux noirs. Nous atteignons Stes-Maries vers 9H30.  Malgré la brise marine, l'air est déjà chaud. J'imagine ce que cela doit être en plein coeur de l'été. La lumière du soleil, réfléchie sur les murs immaculés des maisons, rend tout aveuglant. Cette lumière est très particulière. Elle n'est pas celle de l'Ile de Malte, si douce et chaude, ni celle de chez-nous lors des lumineux jours de grands froids l'hiver. Elle est éclatante et s'insinue partout avec pureté, sans doute à cause de la sécheresse de l'air. Le ciel est toujours d'un bleu impétueux et toutes les couleurs offrent leurs plus chaleureuses nuances. Je comprends la fascination de Van Gogh pour la Provence. C'est un pays chromatique.  Donc nous nous promenons le long de la plage où personne ne se baigne dans la Méditerranée. Au centre de la ville, plusieurs rues avec de nombreux magasins nous mènent jusqu'à l'imposante église aux allures de forteresse aux portes closes. Il y a déjà passablement de monde vers 11H lorsque nous reprenons la voiture vers le parc ornithologique, quelques kilomètres plus au nord.

Pour 7 euros, belle promenade dans le parc de Camargue pour y admirer surtout les flamands roses, les aigrettes, les grues et les hérons. Bien aménagés, les sentiers de petites pierres blanches se laissent découvrir avec plaisir. Nous y avons même croisés deux ragondins (sorte de castor local à queue de rat mais plus gros qu'un rat musqué) en train de bouffer des herbes en plein milieu du chemin. Christian parvient même à prendre des flamands en vol. Vers 12H30, on quitte le parc et on se dirige vers Aigues-Mortes pour visiter les remparts de celle ville fortifiée, que l'on doit à St-Louis. Parvenus à destination, une quarante de kilomètres au sud-ouest, nous nous butons à des portes closes. Impossible de visiter les remparts et la tour Constance parce que les employés des musées nationaux de France sont en grève aujourd'hui! Nous décidons de visiter la petite ville, déjà débordante d'activités et de touristes à cette heure. Beaucoup de magasins où d'ailleurs j'achète mes produits de Camargue: sel et riz. Nous prenons ensuite un sandwich végé et une tartelette amandines et poires, question de refaire un peu nos forces puis nous repartons après avoir photographier plein de petits détails provençaux sur les façades des maisons.

Dernier arrêt avant le retour à St-Rémy: la petite ville de Tarascon. Et oui, le Tarascon d'Alphonse Daudet. On s'y rend mais comme on ne trouve pas le château du premier coup et que nous sommes un peu fatigués, nous décidons de retourner à l'hôtel question de se reposer un peu avant d'aller souper. Retour par les routes de campagne, super génial: pas de trafic et nous allons à notre rythme. On a même croisé une énorme couleuvre, j'oserai dire serpent, d'un beau vert pâle qui traversait la route sans se soucier de se faire écraser!

Après un repos de quelques heures à l'Amandière, nous allons souper vers 19H30 au Cigalon. Nous y mangeons d'excellentes entrées ( du foie gras entre autre chose...) et comme plat principal des pétoncles pour moi, du magret de canard aux figues pour Christian. Après nos deux cafés, nous nous laissons conduire par le gps jusqu'à l'hôtel. Christian n'a que de bons mots pour son GPS. C'est vrai que le voyage est jusqu'à présent drôlement facilité grâce à cet engin. Alors demain, direction Avignon, la cité des Papes!

mercredi 26 mai 2010

La Provence, mai 2010

24 et 25 mai 2010

Départ et arrivée en Provence

Nous voici en route pour la Provence. Nous sommes lundi en fin d'après-midi et alors que nous allons prendre notre avion avec la compagnie Air Transat à l'aéroport Montréal Trudeau, le Canadien s'apprête a affronté les Philies dans un match qui risque d'être leur dernier s'ils ne parviennent pas a gagné. Fébrilité dans l'aéroport. Christian et moi partageons les écouteurs de notre lecteur MP3 question d'être tenus au courant le plus longtemps possible sur le dénouement de la partie. L'avion est à l'heure et nous tenons le coup avec la radio jusqu'au deuxième but de Gomez puis black out. Nous venons de passer le sommet des Appalaches à la hauteur des États-Unis et du Nouveau-Brunswick. Il faudra attendre notre arrivée ou la générosité d'un adepte pour nous mettre au courant du déroulement de la partie. Mis à part le hockey, le vol se déroule sans problème et nous atterrissons à Marseille à l'heure prévue, soit 10 AM heure locale, 4 heures du matin heure de Montréal. La nuit a été courte, j'ai dormi une heure, Christian deux.

Arrivés, nous prenons possession de notre auto, une Mégane automatique de Renault et nous filons vers notre hôtel à 50 km plus au nord-ouest. Grâce à notre super GPS, nous nous rendons sans encombres et nous sommes accueillis par un hôte tout à fait charmant. Comme la chambre n'est pas encore tout à fait prête (il est 12H30), nous décidons d'aller explorer les environs et surtout St-Rémy avant d'aller nous installer dans notre petite chambre de l'hôtel l'Amandière. Donc promenade dans la petite ville, découverte de ses boutiques et de ses restaurants et surtout de ses pâtisseries, donc les tartelettes au citron ( un bonne pensée pour mon amie Monique) et que dire des pa-vés pistaches et amandes!!!! Petit arrêt à l'église de St-Rémy et à la place du Musée des Alpilles, puis détour à l'Inter-marché, pour y acheter de quoi souper à la chambre. Vin, jambon, petit fromage de chèvre et baguette composent notre souper. Christian tombe endormi tout de suite après vers 18H. Moi, je descends jaser un peu avec Chuck sur Messenger puis je monter écrire mon blog. Je vais essayer de vous tenir au courant au jour le jour, question de faire plus "blog" et surtout pour ne pas écrire ces aventures avec six mois, sinon un an de décalage.

J'écris ces mots sur le petit balcon de la chambre, entourée de fleurs magnifiques, d'un rosier rouge, d'un seringat débordant de fleurs immaculées, de cactus, de pins et de cyprès et surtout accompagnée du chant d'un merle plein de ferveur. On se reparle demain, je tombe de sommeil, le soleil est encore haut et il est 19H30.

Mercredi 26 mai 2010


Lever 7H. Soleil radieux et température douce, Petit déjeuner à l'hôtel composé de viennoiseries, pain baguette, fromage, saucisson,yogourt, jus d'orange et café. Nous voici fins prêts pour découvrir la Provence.  Cap sur les Baux, tout près, dans les Alpilles. A bord de Mégane, nom que nous avons donné à notre auto, pas très original mais comme c'est le sien, et quant plus c'est véritablement son nom ( c'est une Mégane de Renault) il lui convient tout à fait. Première découverte, certaines portions de la départementale 27( la route) sont bordées de platanes, comme dans les films, c'est vraiment super.  Deuxième révélation, la largeur de la départementale dans les Alpilles (petites chaînes de montagnes, de la taille du Mont-Royal): ce n'est pas très large et on y conduit à 70km/h. Un peu éprouvant pour nous, touristes nord-américains habitués aux larges routes,  Mais quels paysages extraordinaires!
Nous parvenons rapidement aux Baux de Provence, village piétonnier qui n'est pas sans me rappeler celui du Mont St-Michel en Bretagne, mais en moins fréquenté, plus intime et plus agréable à visiter. Nous parcourons ses petites rues et ses boutiques, jusqu'au château. Pour 7.80 euros, deux heures d'exploration de la vie en Provence au XIe siècle et la démonstration du trébuchet vaut à elle seule le déplacement. Deux heures d'immersion au Moyen-Âge dans un paysage somptueux avec cet enivrant parfum de fleurs et d'herbes qui flotte partout dans l'air ici. Vraiment, c'est un véritable voyage dans le temps.

Après avoir partagé un petit sandwich au saucisson sec dans une petite rue des Baux et acheté deux enveloppes provençales pour les coussins du divan de notre salon, nous reprenons Mégane et nous nous dirigeons vers Arles. Nous avons bien failli arrêté à l'Abbaye de Montmajour mais nous avons préféré poursuivre notre route jusqu`à la ville préférée de Van Gogh.

Nous nous stationnons un peu au sud du boulevard des Lices et nous passons par le parc qui longe le boulevard pour atteindre le secteur historique de la ville. Visite incontournable du théâtre antique et des arènes. Impressionnant même pour qui a vu le Colisée de Rome. Les arènes, l'amphithéâtre, font l'objet d'une belle restauration et ses murs nettoyés impressionnent par leur éclat et leur belle couleur crème sous la lumière prodigieuse du Midi. Christian propose un petit parcours en train sur roues, question d'explorer la ville. On découvre le Rhône et le pont détruit lors de la Deuxième guerre. Puis visite de l'église et du cloître de St-Trophine. Superbe cathédrale du 12e. Style sans la lumière du gothique mais empreint de majesté et de grandeur. Nous remontons le boulevard des Lices, postons nos cartes postales et retournons vers Mégane.

Nous quittons Arles vers 16H. Direction St-Rémy. Chemin faisant, après avoir de nouveau traversé la route des Alpilles, nous arrêtons à Glanum, aux portes de St-Rémy pour visiter le site archéologique. Beau site auquel je trouve des parentés avec Ostia Antica et Ephèse en Turquie. La culture de la Rome antique est omniprésente en Europe méditerranéenne. Lovée dans les Alpilles, l'ancienne ville romaine n'a rien a envié à ses consoeurs d'ailleurs. Tout y est, la curie, les thermes, un site unique.

Vers 18H30, nous revoici de retour à St-Rémy. Nous stationnons Mégane dans le parking municipal et cherchons un resto. Nous choisissons le un petit resto à l'arrière du magasin de mode. Dissimulé mais charmant. Excellent vin de la région, tartare de saumon pour Christian, chèvre chaud pour moi comme entrées, puis rouget provençal pour Christian et porc aux champignons et à la crème pour moi, nous voici repus et satisfaits. Retour à l'Amandière. Journée pour le moins bien remplie.