Mardi 28 avril 2009
Lever plus tard que d’habitude, vers 7H30. Ce matin, ciel encore lourd et orageux. Christian propose que nous allions visiter le Castel Sant’ Angelo, sur la rive droite du Tibre, voisin stratégique de la basilique St-Pierre. Après le déjeuner, nous reprenons donc le métro jusqu’à la station Ottaviano, comme nous le faisons depuis trois jours et nous marchons 1.5 km jusqu’au château. Surprise : le château est fermé car la pluie d’hier a rendu les déplacements hasardeux et risqués sur la pierre alors, par mesure de sécurité, les responsables ont fermé l’endroit. Nous voici donc de nouveau dans le quartier du Vatican/St-Pierre, mais il faut voir autre chose. Après consultation de nos guides Voir et Le Routard, nous choisissons de nous rendre Place Navone un kilomètre plus au sud, en traversant un des plus beaux ponts de Rome, le pont St’Angelo, juste en face du château.

Parvenus Place Navone, je traîne mes hommes encore une fois dans une église, la Sant’ Agnese in Agone. Il y a tant de marbre ici. Toujours la même splendeur. Dehors la pluie a repris de plus belle, tant et si bien que nous envoyons Charles en émissaire pour nous dénicher des parapluies, question de ne pas finir trempés comme hier. A son retour, armés de nos trois parapluies, nous admirons en sortant de l’église, la fontaine des Fleuves du Bernin et partons d’un bon pas vers le Panthéon, quelques rues plus loin.

Endroit fascinant que le Panthéon. A l’origine édifice religieux romain (I siècle av-J.C.), il a été converti en église au VIIe siècle. C’est d’ailleurs le plus grand monument romain intact existant de nos jours. Son plafond avec l’occulus au centre est particulièrement impressionnant. Un petit moment devant la tombe de Raphaël, tombeau très fréquenté, davantage en tout cas que celui de Victor Emmanuel II! En sortant, pause sandwiches pour le lunch et achat d’une petite tête de cheval stylisée en marbre brut. Ensuite direction la fontaine de Trevi. Il y a tant de monde que l’immense fontaine disparait pratiquement à travers la foule. Incroyable. Mais je ne l’imaginais pas aussi grande et somptueuse. Belle découverte.14 heures. Ambitieux et présumant de nos forces, nous marchons jusqu’à la station Termini deux km plus loin. A la gare, on s’assoit devant un bon café et on discute de notre itinéraire. Christian souhaiterait voir Tivoli et la villa d’Este. Charles et moi trouvons que là, il exagère un peu. De toute manière, il est trop tard pour trouver un transport vers Tivoli ! Sauvez par l’absence de train à cette heure. Ouf! Mais comme rien ne l’arrête tout à fait, il nous suggère de visiter les Thermes de Caracalla. Solution de compromis.
Nous revoici dans le métro, direction Circo Massimo d’où l’on accède aux Thermes. Toutefois, la fatigue aidant, on se perd un peu autour du stadio de Caracalla tant et si bien que l'on décide de remettre à une autre fois la visite des Thermes.

Christian, que rien n'arrête, suggère d'aller faire un tour à la basilique Sao Paolo hors les murs, dernière de nos églises papales. Il est plus de 17H lorsque nous entreprenons de notre visite de l’église de St-Paul. Imposant St-Paul toujours armé de son épée, comme l’archange St-Michel. Mais cette représentation fait plutôt référence à l’instrument qui a causé sa mort. De toutes les églises papales, je crois que c’est celle que je préfère. Plus sobre bien qu’encore fastueuse, un peu en retrait, avec un magnifique jardin, San Paolo respire la sérénité. Je garde en souvenir, ses mosaïques d’or, les médaillons ornant les hauts murs de la nef à effigie de chacun des papes et un autre mémorable fou rire de Charles et moi, à la vue de la fresque en mosaïque du mur juste avant l’abside. On y voit les apôtres de chaque côté du Christ en plein centre. On dirait une joute de souque à la corde sous le regard enragé du Seigneur!
A notre sortie, il est 18H30. Trop tôt pour le souper. On décide d’aller faire quelques courses dans une épicerie chemin faisant et d’aller manger dans notre chambre. De la basilique, nous prenons la via Ostiense jusqu’au métro Sao Paolo puis nous empruntons la via Gabriello Chiabrera. Cherchant désespérément une épicerie, nous tombons sur le Emme Piu’Supermercati. Nous dévalisons l’endroit Christian et moi pendant Charles en profite pour griller une cigarette. Du pain, du fromage, des saucissons, du jambon et une bouteille de vin rouge. Ainsi ravitaillés, nous repartons pour l’hôtel. Malgré quelques détours, on parvient à destination et passons une agréable fin de soirée en bouffant et en regardant « Cocodrillo »!