dimanche 26 octobre 2008

Sites internet intéressants en lien avec ce séjour à New York

Voici quelques adresses de sites internet utiles:

Transport:

Aéroport de Burlington: http://www.burlingtonintlairport.com/fr/contactus/ Site en français

Delta Airlines: http://fr.delta.com/delta/enfr/?24;http://www.delta.com/index.jsp?lang=fr&loc=ca Site en français

Air Train – transport de l'aéroport JFK jusqu'au métro de New-York: http://www.panynj.gov/Airtrain/ Site en anglais mais brochure PDF disponible en français

Métro de New-York: http://www.mta.info/index.html Site en anglais

Hébergement: Le charmant Bed and Breakfast de Michelle: http://www.michellebedandbreakfast.com/ Tout en français, comme à la maison!

Restaurants:

Pour le lunch: on peut toujours manger un hot-dog ou un pretzel sur la rue mais on est souvent toujours debout. Pour avoir le bonheur de s'asseoir, on peut manger au:

Prêt à manger (importation londonienne) - http://www.pret.com/find_a_pret/usa.htm

Europa Café: https://www.europacafe.com/

Pour un repas plus copieux ou celui du soir:

Big Nick's Burger and Pizza Joint dans Upper West Side: http://bignicksnyc.com/

Dinosaur BBQ dans Harlem: http://www.dinosaurbarbque.com/nycIndex.php

Angelo's Pizza dans Midtown: http://www.angelospizzany.com/

Stage Deli dans Midtown: http://www.stagedeli.com/

Musées et activités:

La City Pass: http://www.citypass.com/city/ny.html On peut l'obtenir chez Costco, si vous êtes membre, à moindre coût avant de partir: http://www.costco.ca/Browse/Productgroup.aspx?Prodid=10311905&whse=BCCA&topnav=&browse=&lang=fr-CA

Metropolitan Museum of Art: http://www.metmuseum.org/

American Museum of Natural History: http://www.amnh.org/

MOMA/ Museum of Modern Art: http://www.moma.org/

Musée Guggenheim: http://www.guggenheim.org/

Statue de la Liberté et Ellis Island: http://www.nps.gov/stli/

Circle Line Sightseeing Cruise: http://www.circleline42.com/

Empire State Building: http://www.esbnyc.com/index2.cfm

Top of the Rock (cette activité n'est pas comprise dans le City Pass) mais la vue est sans pareille: http://www.topoftherocknyc.com/


Jour 6 – Retour à la maison


Samedi 27 septembre 2008

Après avoir fait nos remerciements à Michelle pour son accueil si généreux, nous reprenons le métro avec nos valises sur la ligne 3 jusqu'à Times Square, traversons le grand couloir qui nous mène à la ligne E. Cette ligne nous conduit de la 42th dans Midtown jusqu'à la station Sutphin Boulevard/Archer Avenue-JFK dans le Queens et de là, nous prenons l' Air Train jusqu'au terminal 3 de l'aéroport JFK. Simple comme bonjour. Le vol, bien que retardé, se fait sans encombres jusqu'à Burlington où nous retrouvons notre auto. Le trajet jusqu'à Montréal se déroule également sans problèmes en cette fin de journée de septembre et nous rentrons à la maison au crépuscule.

Ces quelques jours à New York nous ont permis d'explorer la ville un peu plus en profondeur en nous laissant le sentiment d'avoir profité pleinement de chaque instant

Jour 5 – Magasinage et le Guggenheim

Vendredi 26 septembre 2008
Nous voici déjà arrivés en fin de parcours. Le ciel arbore toujours son dôme gris, beau temps pour aller magasiner et ensuite visiter notre dernier musée, le Guggenheim. Après le déjeuner avec Michelle, nous prenons le métro ligne 3 vers le sud jusqu'au très couru Century 21 dans Lower Manhattan, tout près des anciennes tours du World Trade Center, magasin de solde d'articles et des vêtements griffés. Un incontournable pour les mordus de magasinage et que dire de la section des chaussures! Comme nous ne sommes pas accros des emplettes, nous poursuivons notre chemin, à travers les rues de New York, davantage fascinés par toutes les vitrines, l'architecture, les parcs et la faune urbaine que par les soldes ou le truc génial déniché dans les magasins. Nous avons tout de même fait un arrêt chez Macy's, pour après manger un repas indien sur le pouce, au Café Spice de la gare Grand Central Station. Puis en route pour le Guggenheim, dernier billet de notre City Pass. Le métro ligne verte nous dépose pas très loin du musée, gros coquillage blanc lové près de Central Park. D'ailleurs on fait le tour du Guggenheim en y montant comme à l'intérieur d'un gigantesque buccin. Tout le monde, surtout les employés sont super cool. C'est relax et cosy même s'il y a beaucoup de monde. Ce jour là on peut y voir l'exposition des œuvres de Louise Bourgeois, une artiste d'origine française ayant émigré à New York en 1938 et qui produit toujours à 97 ans! Cette rétrospective est absolument fascinante. C'est ce que je retiens du Guggenheim malgré son impressionnante collection permanente riche de tous les mouvements picturaux de la seconde moitiée du 19e siècle à nos jours.

Déjà le jour décline et il nous reste un dernier repas à prendre dans la Grosse Pomme. Notre choix s'est arrêté sur le Stage Deli of New York, une autre institution newyorkaise. Le resto se trouve sur 7e Avenue, entre la 53e et la 53e rue. Christian y engloutit un "Howard Stern" (énorme sandwich à 2 étages fait de brisket de boeuf, de pastrami et de fromage Muenster) alors que je me satisfais d'un non moins disproportionné hot dog et d'une large frite. L'endroit, relativement calme tôt en soirée, laissent deviner qu'il doit être très fréquenté à la sortie des théâtres de Broadway. Si l'on se fie aux présentoirs vitrés où attendent de gigantesques gâteaux au fromage, on imagine aisément qu'une clientèle avisée viendra se repaître de toutes ces bonnes choses après les représentations. Après un tel repas, il fait bon marcher vers Times Square. Les rues du Theater District sont achalandées le vendredi soir et nous sommes y sommes si nombreux qu'il devient impossible d'y marcher côte à côte. Éclairés comme en plein jour, vol de pigeons en pleine nuit, vendeurs de rues, boutiques de toutes sortes et spécialités en tout genre, nous voici de nouveau plongés dans la folie et l'effervescence de cet indescriptible endroit qu'est Times Square. Après avoir une fois de plus visité le magasin Hersey et celui de M&M, il faut bien se résoudre à dire au revoir à toute cette magie et retourner chez Michelle pour notre dernière nuit à Manhattan.

Jour 4 – Le tour de l'ile, le MOMA et le Dinosaur BBQ


Jeudi 25 septembre 2008

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Ce matin les amis Parisiens nous ont quittés pour retrouver la France et nous sommes seuls avec Michelle et un de ses amis américains de passage à New York. Nous les quittons tôt puisqu'il faut que nous nous rendions pour le premier départ du Circle Line Sightseeing, croisière de trois heures autour de l'ile de Manhattan. C'est sous un ciel gris que nous prenons place à l'arrière du bateau avec une meute de touristes, tous munis de caméra, d'un chandail et d'un coupe-vent. Le bateau quitte le quai 83 à la hauteur de la 42e rue à 10 heures et notre périple débute direction sud, vers la statue de la Liberté que nous contournons. Aussi belle qu'hier, elle se dresse cette fois dans un ciel anthracite lui conférant une touche dramatique qu'elle n'avait pas le jour précédent tant les cieux étaient bleus. Elle a l'air plus réservée mais toujours aussi accueillante. Nous nous rapprochons ensuite du Lower Manhattan et des gratte-ciels, puis nous entrons sur l'East River. A gauche, tous les quartiers de New York défilent alors que sur la droite, on longe Brooklyn en passant sous le pont du même nom, où malheureusement je n'ai pu voir fonctionner les chutes que l'artiste Olafur Eliasson y avait installées pour célébrer le 125e anniversaire du Brooklyn Bridge. Qu'importe, ce pont demeure une des plus belles structures de la Grosse Pomme et le contempler ainsi depuis l'East River est un rare privilège. Ainsi se succèdent, les uns après les autres, tous les ponts de cette rivière: le Manhattan Bridge, puis le Williamsburg, le Queenboro à la hauteur de l'Upper East Side, puis on pénètre dans l'étroit couloir de l'Harlem river, nous croisons le nouveau et l'ancien Yankee Stadium, côte à côte à notre droite dans le Bronx. A l'extrémité nord de Manhattan s'étend un territoire immense boisé: Innwood Hill Park. Pendant plusieurs minutes, alors que l'on rejoint la très large rivière Hudson, on se croirait à mille lieues de New York et de la ville. Nous sommes plongés dans la forêt, en pleine nature, sur un fleuve comme le St-Laurent. Puis, alors que nous poursuivons notre chemin en passant tout près des Cloisters dont on aperçoit les cimes parmi les arbres, on passe sous le Georges Washington bridge et peu à peu la cité reprend ses droits et ses allures. L'Empire State et le Chrysler se profilent à l'horizon sur notre gauche, la croisière achève. Il est déjà 12H45 lorsque nous touchons au port. Fascinante expérience que ce tour de l'île.

Nous passons d'un moyen de transport à un autre. En sortant du bateau, nous sautons dans l'autobus pour aller rejoindre le métro et filer au MOMA. Les autobus de New York ressemblent à ceux de Montréal, sauf pour deux choses. Ils ont la vitesse de l'escargot à cause du trafic (c'est définitivement plus rapide à pied) et ils sont munis, non pas d'une corde ou d'un bouton, mais d'une bande noire située entre ou au-dessus des fenêtres pour signaler le désir de descendre au prochain arrêt. On appuie dessus et le tour est joué. Nous voici de nouveau sur Times Square. Petite promenade sur Fifth Avenue jusqu'au musée d'art moderne. Encore une fois, notre City Pass nous permet d'entrer plus rapidement et nous prenons soin de prendre, avant de débuter notre visite, le fameux billet nous permettant de voir gratuitement l'exposition temporaire " Van Gogh and the colors of the night" à une heure précise, soit 15H30 dans notre cas. Le Moma renferme une intéressante collection donc des œuvres célèbres comme les Demoiselles d'Avignon de Picasso et plusieurs Cézanne mais j'ai préféré les points de vue du centre ville de New York à travers les immenses fenêtres de ses murs et son jardin des sculptures, petit îlot de verdure et de tranquillité, atrium habité par 31 œuvres dont le Monument à Balzac de Rodin et plusieurs autres, installés un peu partout parmi les bassins, les arbres et les fleurs. 15H30, nous voici à la queue leu leu pour admirer l'espace de quelques instants, les œuvres de Van Gogh, où La nuit étoilée, un des trésors de la collection du MOMA, se glisse à travers une trentaine d'œuvres du maître donc La chaise de Gaugin, Le café de nuit et Les Mangeurs de pomme de terre et quelques lettres de sa main où l'on découvre la qualité de son français et de sa calligraphie.

Après tant de beautés et une pause bien méritée, nous reprenons de nouveau le métro ligne 1 en direction de Harlem, non pas pour rentrer chez Michelle mais pour aller manger au Dinosaur BBQ où nous avons eu la sagesse de réserver nos places la veille sur internet. Sortie de métro au coin de la 125th et la 12e ave, sur un viaduc, au-dessus de la 125th. Le restaurant est situé sous le Riverside Bridge, tout près du légendaire Cotton Club. Il est à peine 18 heures à notre arrivée et c'est déjà plein à craquer. Musique géniale, atmosphère allumée, clientèle bigarrée, voilà un endroit que je ne suis pas prête d'oublier et comme le dit avec justesse sa publicité: " If you leave here HUNGRY it's your fault!" Nous avons mangé comme des rois: nous avons partagé Christian et moi un demi "Swag sampler" assiette composée d'ailes de poulet, d'œufs farcis, de crevettes épicées et de tomates vertes grillées comme hors-d'œuvre. Puis une assiette de côtes levées pour lui, une assiette de poulet et de côtes pour moi, le tout arrosé d'un Brooklyn Pitcher. Tout un souper! Nous reprenons le chemin de notre B&B un peu plus tôt qu'à l'habitude car il faut bien reprendre des forces après une telle journée!


Jour 3 – La statue de la Liberté, Ellis Island, l'American Museum of Natural History et la pizza de Big Nick.


Mercredi24 septembre 2008

Après avoir déjeuné et jasé avec Michelle et nos co-pensionnaires parisiens, nous repartons direction franc sud, tout à l'extrémité de Manhattan, pour enfin voir de près, la fameuse statue de la Liberté. Soleil toujours au rendez-vous. Métro ligne 3, puis ligne 1 vers la station South Ferry. Malheureusement, il fallait se trouver dans le premier wagon du train pour pouvoir descendre à South Ferry (encore un petit désagrément du métro newyorkais engendré par les innombrables travaux imposés suite au 11 septembre 2001), donc nous voilà contraints à sortir station Rector Street et à marcher jusqu'au port. Au quai d'embarquement, les touristes sont légions et à cette foule nombreuse s'ajoutent les écoliers venus en visite avec leurs profs. Le bateau effectue deux arrêts: un à la statue, l'autre à Ellis Island, l'île des nouveaux arrivants. Les deux îles appartiennent au réseau des Parcs Nationaux américains. Donc premier arrêt au pied de la dame au flambeau. Installée sur une île minuscule, elle domine les rives de New York du haut de ses 46 mètres (92 mètres au sommet de la flamme) comme le faisait jadis le Colosse de l'île de Rhodes il y a plus de 2300 ans. Comme le temps nous presse un peu et qu'il faudrait, pour accéder à la statue elle-même, se soumettre à une fouille, nous obligeant à refaire la queue pour un temps indéterminé, nous nous contentons de tourner autour de l'icône de Bartholdi et de la prendre en photo sous tous les angles. Une vingtaine de clichés plus tard, nous repartons vers Ellis Island. On comprend davantage New York en empruntant les pas de ces premiers arrivants de la fin du 19e et le milieu du 20e siècle. Le musée d'Ellis Island contient une source inouïe de renseignements sur ces hommes, ces femmes et ces enfants venus d'ailleurs avec leurs passés, leurs cultures, leurs espoirs et leurs rêves. L'évocation de leur passage grâce à plusieurs photos et à un nombre important d'artefacts et d'objets, parvient à faire revivre leur séjour sur l'île des larmes et de l'espoir. Ce témoignage palpable et touchant fait de cette visite un must de New York.

Nous quittons l'île vers 14 heures pour reprendre le métro sur la ligne C direction le musée d'Histoire Naturelle, en plein cœur de Central Park. Arrivés sur place, nous entrons par le nouveau Hayden Planetarium, que nous visitons un peu rapidement puis nous partons à la découverte des animaux, anciens et nouveaux, reptiles d'un autre âge et mammifères contemporains qui ont peuplés ou qui vivent toujours sur notre planète. Circuit fait un peu au pas de course puisque le musée ferme ses portes 17H45 et qu'il y a tant de choses à voir. On prend tout de même le temps d'une petite pause à la cafétéria, question de se sustenter et de se reposer un peu. Après avoir vu les grands sauriens et les mille couleurs de la section géologique, nous prenons congé de l' American Museum of Natural History pour nous diriger d'un pas allègre vers la rue Broadway, en longeant la 77th pour aller manger chez Big Nick's Burger and Pizza Joint. Quel endroit! Tassés dans des banquettes ou de minuscules alcôves, ceints par des murs couverts de photos et de messages divers, sous un éclairage hallucinant et menu épais comme un roman entre les mains, nous voici à la Mecque des hamburgers gargantuesques et des pizzas de toutes sortes. L'endroit me rappelle un peu notre Schwartz's à Montréal. C'est plein, peu importe l'heure ou la journée. Nous optons pour une large pizza au prosciutto et deux énormes Cokes. Après une telle bombance , nous arpentons les rues environnantes jusqu'au métro, faisons un saut dans Times Square et reprennons le métro au coin de la 7e Ave et la 42e rue. Grâce la ligne 3, nous sommes de retour dans Harlem, à cinq coins de rue de chez Michelle en moins de 15 minutes! Génial. Une autre bonne journée bien remplie.


Jour 2 – Le Met



Mardi 23 septembre 2008


Le lendemain matin, nous partageons le petit déjeuner vers huit heures avec les autres hôtes de Michelle. Deux couples de Parisiens, un de notre âge, l'autre dans la vingtaine. Discussion animée autour de cette table où New York, la vie nord-américaine versus celle des vieux pays et la politique des Etats-Unis prennent toute la place. Puis chacun prend son chemin. Les Européens vont magasiner, nous nous partons découvrir le Metropolitan Museum of Art. Il fait un temps splendide, un soleil radieux et la perspective de s'enfermer dans un musée n'apparaît pas comme la meilleure chose à faire mais nous sommes, Christian et moi, tellement friands de musée que tant pis, nous profiterons du soleil dans l'après-midi.

Le Met est gigantesque, comme le Louvre. Tenter de l'explorer de fond en comble en une seule journée tient du prodige. Nous y passons tout de même six heures, de 10 heures à 16 heures. Les trésors égyptiens, grecs, romains, les toiles et les sculptures des grands maîtres de la Renaissance au début du 20e siècle. Parmi toutes ces splendeurs, les reconstitutions de pièces d'habitations et de palais d'Europe et des Etats-Unis valent à elles seules le déplacement. Mais mon coup de cœur va à une toile de Vincent Van Gogh (j'aime tellement la lumière et les couleurs de Van Gogh) que je ne connaissais pas: Les tournesols de 1887, peints à Paris. Deux tournesols séchés, l'un de face, l'autre nous tournant le dos. Deux tournesols morts. Superbes, blonds sur une surface d'un bleu hallucinant. Tout le monde vient voir les Cyprès, les Iris, l'Autoportrait au chapeau de paille et passe sans presque s'attarder devant cette œuvre vibrante aux couleurs si chères à Van Gogh, les jaunes, l'or et le bleu.

Après une courte visite sur le toit pour y admirer le point de vue et les œuvres étincelantes de Jeff Koons et une rapide incursion au magasin, nous sortons fourbus avec une seule idée en tête, reposer nos jambes. Le soleil brille toujours et nous décidons de prendre un temps d'arrêt sur un banc de Central Park, tout à côté du MET, confortablement installés devant la gigantesque pelouse du Great Lawn. Après une longue pause, direction sud pour explorer l'est de Central Park: le Belvedere Castle, le Bow Bridge et ses saules magnifiques, la promenade des écrivains Literary Walk où un jeune homme nous a attiré au son ensorcelant de sa cornemuse. Puis direction ouest jusqu'à Colombus Circle. Nous cherchons un endroit pour manger dans le complexe Times Warner Center mais l'inspiration nous manque alors nous choisissons de poursuivre notre chemin vers 5th Avenue sur la 57th rue et nous tombons sur un sympathique petit resto italien, l'Angelo's Pizza. Nous y dégustons des pâtes délicieuses puis nous retournons à Harlem retrouver la quiétude de la maison de Michelle et notre lit.

New-York, Prise deux



Jour 1 – Lundi 22 septembre 2008

Deuxième rendez-vous avec New York aux premiers jours de cet automne 2008. Nous y étions allés pour le weekend de Pâques en avril 2006. Nous avions alors voyagé en autobus, de nuit pour l'aller, de jour pour le retour, et nous n'avions qu'exploré à pied les quartiers de la ville pendant deux jours entiers. Cette fois, nous avons préféré l'avion au train ou à l'autobus, question de profiter pleinement de notre séjour. Il faut compter entre huit et douze de route ou de rail pour attendre la Grosse Pomme alors que les airs nous y conduisent en une heure! De plus, si l'on prend l'avion à Burlington (Vermont) plutôt qu'à Montréal, on réalise de précieuses économies sur le coût des billets. Même en ajoutant le prix de l'essence consommée pour le trajet aller/retour Montréal-Burlington avec son auto, on y gagne au change.

Donc en ce beau matin de la fin septembre, nous filons de Laval à Burlington que nous atteignons en deux heures. L'aéroport de la ville, situé tout près de l'autoroute 89, se trouve aisément. Nous garons notre auto au troisième étage du grand stationnement et nous découvrons étonnés de nombreux véhicules immatriculés au Québec. Comme quoi nous ne sommes pas les seuls à connaître ce précieux secret.

Nous sommes arrivés tôt, ce qui me permet de visiter l'aéroport, de boire un bon café et de lire le New York Times, version Nouvelle-Angleterre, en attendant notre avion. Nous voyageons avec Delta (Freedom Airlines), sur un Embraer ERJ de 50 places. Vol impeccable et arrivée à l'aéroport JFK à l'heure prévue, soit un peu avant midi.

Nous récupérons nos valises (une moyenne et une petite, nous voyageons toujours léger) et prenons le AirTrain (5$) du Terminal 3 de l'aéroport vers la station de métro d'Howard Beach dans le Queens. Tout un périple en métro sur la ligne A (la ligne la plus longue du métro de New-York) et la meilleure méthode pour prendre le pouls des Newyorkais. Pas seulement ceux de Manhattan, mais surtout ceux du Queens et de Brooklyn. Cinquante kilomètres parcourus en une heure et demie, sur et sous la terre. Nous descendons à la 125th au coin de Broadway et parcourons la 125th/Dr Martin L King Jr blvd vers l'est jusqu'à Lennox/Malcolm X blvd, puis nous remontons vers le nord jusqu'à la 130th. C'est là que se trouve le petit home de Michelle et son Bed and Breakfast. Une coquette maison de ville dans une rue bordée de grands arbres, pleine de charme et de tranquillité. Française d'origine, américaine depuis des années, Michelle a New York gravée au fond du cœur et à fleur de peau. Énergique et pleine de ressources, toute à l'image de sa ville. Après nous avoir montré notre chambre à l'étage, remis les clés et instruit sur les us de sa maison, elle nous laisse partir à l'aventure de sa trépidante cité.

City Pass en poche (il faut, si l'on n'a jamais visité les must see de NYC, se prémunir avant de partir d'une City Pass qui permet d'économiser mais surtout de couper les lignes d'attente aux différentes billetteries des musées et des attractions), nous sautons dans le métro, ligne 3, direction l'Empire State, en ayant pris soin de s'acheter une passe de métro/autobus illimitée pour 7 jours (7-Days Unlimited) pour ainsi voyager à notre guise en transport en commun. Le métro de New York a des caprices que les métros de Paris, de Londres et de Montréal n'ont pas. S'il est le 5e au monde quant à la fréquentation et le 2e quant au nombre de stations après Paris (468 stations, Paris domine avec 640) le métro newyorkais exige parfois de sortir à l'extérieur et de marcher un peu pour changer de ligne. Malgré tout, il demeure efficace et il nous conduit partout.

Arrêt à la 34th Street/Penn Station. Nous voici devant l'Empire. On entre, on évite la ligne d'attente, on se munit des audio-guides compris avec la City Pass et on s'entasse dans l'ascenseur, en route pour le 86e étage. L'observatoire offre une vue magnifique sur New-York mais pas aussi grandiose que celle que l'on peut découvrir à partir du 69e étage du "Top of the Rock" de l'édifice GE du Rockfeller Center. Qu'importe, l'Empire State demeure l'incontestable sommet de la ville alors il faut y monter. Le temps nuageux avec de rares percées de soleil de cet après-midi de septembre ne porte pas trop ombrage au panorama, nous permettant ainsi d'y réussir quelques belles photos.
Après l'incontournable arrêt au "Gift shop" où stoïque, je résiste au désir d'acheter un petit King Kong en peluche, nous quittons l'Empire, faisons un saut à côté chez Macy's puis nous filons vers Times Square, nous fondre dans la foule. Times Square c'est le cœur de New York et le pôle d'attraction de Manhattan. Lumineux, animé et complètement hors de l'espace et du temps. Nous y passons les dernières heures de la journée avant de retourner sagement chez Michelle pour nous y reposer et dormir.

dimanche 8 juin 2008

Londres jour 7: Le retour

Vendredi 25 avril 2008

Après le rituel du jour de la marmotte, nous quittons 'hôtel avec nos valises vers 10H, direction métro Paddington. Je vais m'ennuyer de Mind the Gap… Chemin inverse de samedi dernier. Métro, puis la gare Victoria, puis le train vers Gatwick. Nous sommes à l'aéroport un peu avant midi. On y fait quelques petits achats puis on mange une croûte. L'embarquement se fait à l'heure prévue à 15H30. Le vol se passe à merveille et le grand avion bleu de Zoom Airlines se pose sur la piste à Montréal vers 17H30. Un vol de 6 heures qui sur l'horloge n'en fait que deux grâce au décalage horaire. Montréal attend toujours le printemps, printemps dont nous venons d'avoir un avant-goût mais la température est plus douce ici qu'à Londres. Il fait plus de 20C , presque 24C. L'herbe n'a pas encore sa belle couleur verte, les arbres de timides et minuscules petites feuilles. Nous voici de retour en Amérique. Les jours suivants seront beaucoup plus frais, pour ne pas dire froids et je ne retrouverai la douceur de la température londoniene qu'un mois plus tard.

Un mot pour terminer. L'éternelle question du genre des villes. Londres est-elle plus masculine que New-York, autant ou est-elle féminine comme Montréal et Paris. Féminine à mon sens mais d'une manière qui lui est propre. Elle est racée et elle a de la classe. Un brin de folie qu'elle sait bien dissimulée sous des airs raisonnables. Mais elle sait s'allumer selon l'humeur de son imaginaire fertile et débridé. Et surtout elle maitrise le pouvoir de la musique. Si Paris manie à merveille l'art des mots, des odeurs et des parfums, et avouons le, l'Art dans toutes ses splendeurs, si Montréal joue des couleurs en exhalant sa joie de vivre, si New-York projette toute son énergie vers le ciel, Londres vit au rythme de toutes les musiques à travers tous les âges. Elle cultive aussi savamment ses légendes, sa brume enveloppant la beauté de ses murs et c'est au son mystique et caverneux de Big Ben que résonne le chant des heures dans l'âme de Londoniens comme de ceux des touristes qui arpentent ses rues les yeux grands ouverts et le cœur en émoi.


Londres jour 6: L'abbaye de Westminster, le palais de Justice et le Pub

Jeudi 24 avril 2008

Jour le la marmotte toujours. Pour cette dernière journée en sol anglais, ce sera la visite de l'Abbaye de Westminster. Comme nous arrivons toujours trop tôt, nous perdons un peu de temps autour du Parlement, dans un petit parc en compagnie des Bourgeois de Calais de Rodin, sous un ciel toujours incertain. Big Ben sonne 10 heures, on peut y aller. On n'entre pas dans l'abbaye de Westminster par le grand portail avant mais par le côté. Quel endroit! On a bien fait de le garder pour la fin. Avec tous ces gisants royaux et célébrissimes, Christian dit que c'est le Père Lachaise dans une cathédrale! Il a bien raison. Tout Londres est enterré ici: Elisabeth I, Marie Stuart, de nombreux rois anglais du Moyen-Âge, Isaac Newton et plusieurs autres. Terrible infamie pour nous québécois, Wolfe, le vainqueur des plaines d'Abraham à Québec en 1759 faisant de nous une colonie britannique, et bien James Wolfe possède un gigantesque monument en son honneur dans la cathédrale. Christian n'a pas pu se retenir et lui a servi un coup de pied pour lui rappeler notre tempérament rebelle et le fait que malgré tous ses efforts, nous sommes restés français malgré sa victoire et la Conquête! Mis à part ce triste constat, Westminster est un source de trésors incommensurable et mérite que l'on s'y attarde longuement. Après cette lsurprenante visite, direction Buckingham Palace à pied. Christian espère en chemin voir la relève de la garde mais nous n'avons pas été au bon endroit alors nous l'avons manquée. Ce qui nous a permis de traverser le parc St-James jusqu'au palais de la Reine. Puis nous sommes revenus sur nos pas par The Mall. Après s'être une fois de plus acheter notre lunch chez Prêt à Manger, l'avoir mangé sur le fameux remblai du National Gallery face à Trafalgar sous un ciel menaçant, nous repartons à la découverte d'un nouveau quartier, Holborn, pour voir le palais de justice de Londres, le Royal Court of Justice. L'orage nous a rattrapé chemin faisant et nous devons nous abriter en catastrophe sous le porche d'un théâtre. Le tonnerre et les éclairs font un effet extraordinaire dans cette petite rue de Londres, assombri par l'orage. Me voilà encore une fois replongé dans l'univers d'Harry Potter sous oeil menaçant du Griffon alors que ciel resplendi à nouveau!

Il est 14H30 lorsque nous entrons au palais après une fouille et un sévère avertissement de la part des officiers de ne pas prendre de photos. Nous avons vu les salles d'audience à travers les vitres des portes, les avocats et les juges avec leurs perruques. Christian est jaloux. J'ai de plus noté encore une fois la présence de la devise des Anglais inscrite ici sur les murs comme sur ceux de l'abbaye de Westminster: Dieu et mon droit. Une devise en français? J'ai appris que cette devise existait depuis Henri V ( 15e) car le français était la langue des souverains britanniques depuis Guillaume le Conquérant et que cet usage disparut d'ailleurs sous le règne d'Henri V. Mais la devise subsiste toujours. Et elle fait chaud au coeur des francophones d'Amérique. L'architecture du palais de justice tient du château. Le griffon qui monte la garde tout près ajoute au charme de l'endroit. Londres conserve le charme des vieux usages anglais mais aussi ses légendes et sa mythologie. L'ancien et le moderne se côtoyant sans cesse tout comme le réel et l'imaginaire.

Comme il nous reste encore un peu d'énergie, nous partons visité Covent Garden en passant devant la célèbre salle de concert du même nom. Magasinage en règle pour terminer nos achats de souvenirs dans les boutiques et le Jubilee Market. Puis, pour notre dernier repas à Londres, on s'offre un souper au pub The Angel and Crown dans Leicester Square. Avec nos pints de bière, nos patatoes weges, le large fish and ship pour Christian et le plat du jour ( le spécial de la St-Georges qui est en somme une sorte de stew) pour moi, nous voilà devenus résolument anglais. A la sortie du pub, tout Londres est dehors, une bière à la main en train de jaser devant les pubs en cette fin de journée printanière. Le ciel semble vouloir demeurer bleu et la température clémente. Nous retournons à pied jusqu'à Regent Street où je fais un arrêt chez Hamleys, royaume des oursons de peluche pour m'acheter un petit ours habillé en Beefeater, costume de velours rouge et chapeau noir fleuri. Nous sommes mûrs pour l'hôtel et un peu de repos avant le retour demain. Il est 22h.

Londres jour 5: Le Natural History Museum et le Victoria & Albert


Mercredi 23 avril 2008

Même lever. Même déjeuner. Partons pour le Natural History Museum sous la pluie. De la station Paddington, jusqu'à South Kensington sur la ligne Circle. Comme il est trop tôt pour entrer au musée, nous attendons sous le porche du Collège Français, en face, sur Cromwell Road, question de se protéger de la pluie. La visite de Natural History se fait plutôt rapidement. C'est plein d'enfants et de jeunes et franchement, on n' y apprend pas grand-chose. Par contre, à quelques pas de là, un autre musée, le Victoria and Albert regorge de splendeurs. C'est un musée des arts décoratifs et on y trouve de tout, de la vaisselle, des sculptures jusqu'aux vêtements et ce, à travers les âges. Le bâtiment lui-même vaut le coup d'oeil. On décide d'y luncher. Nous y dégustons un excellent sheppard pie . Puis vers 15H, on quitte le musée et on va magasiner chez Harrods. On y achète la plupart de nos souvenirs puis nous faisons une petite pause pour boire un expresso chez Eat, juste pour s'asseoir un peu. C'est là que je remarque un autre prodige londonien: l'ambiance sonore. Depuis que je suis ici (ce sera vrai jusqu'à la fin du voyage) dans tous les lieux, que ce soit dans le métro, le train, les magasins, les restaurants, les musées, peu importe où l'on se trouve, la musique est toujours choisie avec soin et avec beaucoup de goût. Je n'ai jamais entendu rien d'insupportable, de lancinant et pénible, rien de vulgaire ou d'ordinaire. Tout est beau à entendre, tout a été d'abord sélectionné pour créer une certaine ambiance. Pas de chaînes de radio à tue-tête comme c'est trop souvent le cas chez nous au Québec. Nous n'avons aucun respect ni pour nos oreilles, ni pour notre cerveau. Là-dessus les Anglais on une longueur d'avance. Je ne peux en dire autant des Français, surtout à Paris. Paris souffre du même syndrome d'abrutissement musical que Montréal. Merci à vous, chers Britanniques, d'avoir pris soin de moi de si délicate façon.


Nous revenons à Paddington relativement tôt. On se repose un peu puis l'on va souper chez Limon, Humus +Mezze sur Praed Street. Assiette du poulet pour Christian, agneau pour moi, mezze (hors-d'œuvres libanais) que nous partageons. Sortis du resto vers 21H. Détour par le café internet et retour à l'hôtel pour dormir.

Londres jour 4: British Museum et Regent Park


Mardi 22 avril 2008


Les débuts de journée me rappellent le film Le jour de la marmotte/ Groundhog Day. Lever 7H, déjeuner anglais identique chaque jour, le hello du monsieur de la réception, métro Paddington avec son irrésistible Mind the Gap. Ensuite c'est là que commence l'aventure. Ce matin, c'est la visite du vénérable British Museum. Circuit de métro, un peu différent. La ligne Bakerloo jusqu'à la station Oxford Circus, puis la ligne Central jusqu'à Tottenham Court Road. L'extérieur de musée est déjà impressionnant mais l'intérieur est sidérant, surtout le Museum Great Court, pièce immense et ronde, couverte d'une verrière en forme de dôme. Nous passons presque 3 heures dans ce qui est le plus ancien musée public au monde. J'y vois enfin la pierre de rosette de mes cours d'histoire du secondaire, beaucoup plus grande que je ne l'aurai imaginée, une imposante collection d'ancienne Égypte, la fameuse frise du Parthénon, mais ce qui m'a surprise davantage, ce sont les trésors rapportés de Mésopotamie et d'Assyrie, les fragments de mur, et les gigantesques statues de lions ailés à tête humaine particulièrement impressionnants. Déjà exténués par notre journée record d'hier, nous abrégeons notre visite, achetons sur Oxford street tout près, un lunch au Prêt à manger et filons tout droit en métro (après quelques transferts de lignes) jusqu'à Regent Park.

On mange sur l'herbe parsemée de petites marguerites, sous un arbre. Rassasiés, on décide de s'étendre un petit moment. Si bien que l'on s'endort tout à fait pour se réveiller en plein cœur de l'après-midi. L'endroit est si beau, calme et relax que l'on y passe le reste de la journée en promenade. Les arbres sont magnifiques, les tulipes aussi sans parler des nombreux canards et autres oiseaux aquatiques qui habitent le parc. Après avoir repris le métro, magasiner un peu sur Oxford street où Christian s'achète une casquette et une serviette St-Andrew pour le golf, on file à Paddington pendant que nos jambes nous portent encore. Une fois rendus, notre choix de resto pour le souper se porte une fois de plus sur de l'italien, le Villa Rosa, un petit établissement sur Craven Road. Les pâtes sont délicieuses. Sortons du restaurant vers 21H30. On stoppe en chemin au Eurocom Internet-Café Master où pour 1£ on a droit à 30 minutes d'internet. C'est suffisant pour parler à Charles sur Messenger et prendre des nouvelles de pool de hockey de Christian. Ensuite retour au Chrysos. Les jeunes sont toujours, comme on dit chez nous, sur le party!


Londres jour 3: La Tour de Londres et le tour de force



Lundi 21 avril 2008

Ce matin, après le lever hâtif, le déjeuner copie conforme d'hier, nous avons rendez-vous avec l'Histoire à la Tour de Londres. Métro ligne Circle de Paddington à Tower Hill avec les travailleurs puisque c'est l'heure de pointe. Dès notre sortie de la station de métro, premier face à face avec un mur romain, je mets ici un lien avec une photo de Wikipédia qui illustre fort l'endroit) la tour de Londres juste derrière nous . J'ai remarqué que la présence romaine semble avoir été plus sensible ici qu'à Paris. Les vestiges y sont plus nombreux, peut-être parce que la City est née à partir de l'enceinte de Londinium, qui s'étendait en 125 apr. J.-C., de la Tour de Londres à l'est jusqu'à la cathédrale St-Paul à l'ouest.


Donc visite de la Tour sous un ciel toujours gris et du temps plutôt frais. Ici il faut payer, contrairement à la majorité des musées. On débourse donc 16.50£ chacun et nous choisissons de visiter avec un Beefeater, tout de rouge vêtu, en costume d'apparat puisque c'est aujourd'hui l'anniversaire de naissance de la reine Elisabeth II. Quelle visite animée avec cet homme à l'œil pétillant qui ne cesse de nous faire sursauter avec ses emphases sur le sang, la mort et les supplices qui semblaient être les us et coutumes quotidiens de la Tour. Après tout ce "bloody" discours, nous visitons les joyaux de la Couronne en vitesse, puisque cette visite dans les voûtes hyper-sécurisées se fait sur un tapis roulant et ne dure que quelques minutes. Ce qui n'a pas empêché une adolescente à nos côtés de s'agenouiller pour lacer ses souliers juste au moment où elle pouvait admirer la célèbre "Étoile d'Afrique" le plus gros diamant taillé au monde! Bof, les intérêts de la jeunesse sont ailleurs. Visitons ensuite la White Tower, sa légende, ses murs et ses armures. En voyant et en parcourant la Tour Blanche, on sent la France ici. C'est Guillaume le Conquérant qui en est responsable puisqu'il a fait construire la tour avec de la pierre de Caen, la même qui a servi au château que Guillaume y fit construire dans la ville du même nom en Normandie au 11e siècle. Je profite de ce passage pour y recueillir une autre phrase typiquement anglaise: Sent to the Tower qui veut dire emprisonné. J'apprends que quelques illustres personnages en ont fait les frais de cette expression comme Elisabeth I par exemple.


Nous quittons les corbeaux et la Tour sous les coups de canons tirés en l'honneur du royal anniversaire. Nous dégustons, tout à côté, un sandwich au poulet, en jetant un œil sur le Tower Bridge dont nous ne nous approcherons pas par manque de temps. Il est 13H30. Direction la cathédrale St-Paul en métro via Monument Tour jusqu'à Bank sur la ligne rouge, la Central, puis jusqu'à la station St-Paul. La cathédrale est cachée au cœur de la City, entourée de nombreux édifices anciens et modernes, dans le centre des affaires. On paie 10£ pour visiter. St-Paul dans sa forme actuelle date de 1710 mais l'emplacement sert de lieu de culte depuis 1400 ans. Comme tous les grands ensembles religieux, elle est colossale et impose le respect. D'ailleurs le savoir-vivre est remarquable ici à comparer aux mêmes endroits en France. Le silence règne, la foule disciplinée. Après la visite de la nef, du chœur et des transepts, nous montons jusqu'au premier niveau du dôme, pour atteindre la galerie des murmures à 30 mètres du sol, 163 marches en colimaçon comme à Chartres. Très impressionnant rendu au sommet. On s'assoit pour une démonstration des murmures. Si l'on chuchote un mot en tenant sa tête tout près du mur, une personne qui se trouve de l'autre côté du dôme, peut très bien l'entendre. Ce qui est étonnant c'est que le son naturel de la voix n'est pas diffusé, seulement si la phrase ou le mot est chuchoté. Très étrange.


Après avoir passé une heure à St-Paul, nous prenons notre courage à deux mains, ou plutôt à deux jambes et nous nous dirigeons vers le musée de la ville de Londres, quelques rues plus au nord. Visite super intéressante mais qui nous laisse un peu sur notre faim puisqu'une grande partie du musée est en réaménagement. Mais ne serait-ce que pour la section sur le Londres romain et celle sur le grand incendie de 1666, cela valait le déplacement.


Exténués mais encore poussés par notre soif de découvertes, nous décidons d'aller souper sur l'autre rive de la Tamise dans South Bank. Donc à pied du musée à la station de métro Barbican, jusqu'à Moorgate sur la ligne Metropolitan (rouge vin), puis de Moorgate à Bank sur la ligne Northern (noire), puis de Bank à Waterloo sur la ligne Waterloo & City (turquoise). On se perd en sortant de la gare de Waterloo. Ça fait tellement anglais ici, les rues étroites, les édifices bruns noircis, les cheminées, l'odeur de train, on se croirait dans un film. Finalement nous trouvons notre chemin et nous filons vers le London Eye. On décide d'y monter parce qu'il n'y a pas grand-monde. Il est 18H30 et il fait toujours clair. Découverte de Londres du haut des airs absolument génial et qui vaut les 31£ exigées et ce, bien que le ciel ne soit pas limpide limitant ainsi un peu la vue. Ensuite, promenade le long de la Tamise où l'on ne trouve aucun endroit pour manger. On traverse donc le Westminster Bridge et on reprend le métro pour retourner dans Soho. Après avoir longuement arpenté les rues de Soho , avec les nos dernières ressources d'énergie, nous nous décidons pour le Spaguetti House sur Cranbourn Street. Petit resto sur la pointe d'une rue. On s'écrase morts à la première table. Nous y mangeons des raviolis Pomodoro pour Christian, spaguettis tomate-basilic pour moi, un demi-litre de vin et 2 cappuccinos pour 30£. Bonne bouffe, resto super. On termine à 20H30. Il faut toujours demander l'addition à Londres, sinon tu risques de demeurer assis à table pour toujours! Pour rentrer, petit détour par Piccadilly Circus, pour admirer, by night, le mini Times Square de Londres. Puis on reprend la ligne Bakerloo jusqu'à Paddington. La nuit sera, comme les deux prédécentes, un peu courtes à cause des jeunes qui occupent la chambre d'à côté et qui s'amusent comme des fous jusqu'à 1 heure tous les soirs! C'est à décourager n'importe qui de voyager au printemps en même temps que les étudiants. Ceux-là ont à peine 16 ans, 4 garçons, 4 filles, ils sont de l'Europe de l'est ou de la Grèce et ils font plus de bruit qu'une armée entière.

Cette journée fut un véritable tour de force et nous sommes, il faut bien l'admettre, à bout des nôtres! Demain notre corps exigera réparation!

samedi 7 juin 2008

Londres jour 2, The National Gallery

Dimanche 20 avril 2008

Gros programme aujourd'hui. Debout 7H30 et déjeuner au sous-sol notre vieille maison géorgienne. On se sert soi-même le jus et les céréales. Pour l'assiette chaude, elle est apportée par des serveuses qui ne sont pas d'origine britannique. Sont-elles grecques, roumaines, tchèques ou des Balkans, impossible de savoir. Celle qui s'occupe de nous est un peu plus âgée que les autres et malgré son timide sourire, nous avons tout de suite sympathisé elle et moi. Elle nous offre donc le déjeuner anglais: un œuf miroir, des fèves à la sauce tomate, un morceau de bacon plus près du jambon que du bacon nord-américain et la fameuse saucisse anglaise, au goût pour le moins étonnant. Le tout accompagné nombreuses rôties minces et non beurrées et de café. Bien nourris, nous sautons dans le métro vers Trafalgar via la ligne Bakerloo jusqu'à la station Charing Cross. Temps toujours gris et frais. 9H30, nous voici au pied des lions de Trafalgar Square avec la foule des touristes. Quelques photos des quatre félins de bronze montant la garde de l'amiral Nelson, qui lui émerge de la brume sur son socle, une quarantaine de mètre plus haut . Puis nous franchissons, à 10 heures précises, l'entrée de la National Gallery, une des raisons de ma venue à Londres.


Nous avons passé plus de 3 heures dans ce fameux musée, passant d'une merveille à une autre dans une atmosphère beaucoup plus décontractée qu'au Louvre, l'été précédent. C'est un long parcours à travers l'espace et le temps de 1250 à 1900. J'en profite pour me repaître de quelques Botticelli dont le célèbre Vénus et Mars que j'avais imaginé plus grand, de la section de la Bataille de San Romano de Uccello qui est ici, séparée de ses deux autres sections, dont l'une appartient au Louvre à Paris et l'autre à la Galerie des Offices à Florence et enfin je contemple à souhait les Tournesols de Van Gogh, son Champ de blé et cyprès et ces petits Crabes, que je trouve si jolis sur fond vert. La lumière des toiles de Van Gogh est hallucinante et c'est lorsqu'il se retrouve exposé au milieu d'autres peintres, plus discrets dans leur luminosité et dans leurs couleurs que l'on est à même de le constater. Je réalise aussi, et c'est ce qui à mon sens, fait partie de la vocation d'un musée, de nouvelles découvertes à travers les œuvres de créateurs qui me sont inconnus bien qu'ils soient de grands maîtres. Ce fut le cas pour William Turner (1775-1851) peintre britannique que l'on surnomme " le peintre de la lumière". Ses toiles sont baignées d'un soleil presqu'irréel. The Fighting Temeraire (1838-39) en est un bon exemple. Autre belle découverte: le Lac Keitele (1905) d' Akseli GALLEN-KALLELA (1865-1931), peintre finlandais. Ses paysages, ce lac en particulier, m'a rappelé les paysages et la lumière de l'Abitibi chez nous. Mais la surprise la plus inusité est une fois de plus venue d'un Florentin de la Renaissance. De RAFFAELLINO del Garbo qui a peint, au environ de 1510 un portrait d'homme. Cet homme ressemble, en plus vieux et avec une approche et une technique artistique différente, à celui peint sur la toile que j'ai tant aimé du Louvre: le portrait d'homme de Francesco di Cristofano BIGI, dit FRANCIABIGIO datant de la même époque. Il pourrait peut-être s'agir du même homme, vu par deux artistes à quelques années d'intervalle. Il a toujours ses yeux sombres et ses cheveux longs, sa chemise noire par-dessus un vêtement blanc dont seul un léger rebord apparaît près du cou. Cet homme me poursuit dans chaque grand musée du monde. Lorsqu'un jour, si j'en ai l'opportunité, la chance et l'occasion, j'irai à Florence, je suis convaincue que je le verrai à nouveau, sous les traits d'une autre plume ou taillé dans un marbre. Il était encore une fois, fidèle au rendez-vous, en ce midi de printemps.


Repus de tant de beauté, nous sommes sortis chercher un petit lunch chez EAT que nous avons mangé assis sur le mur du remblai de la pelouse près du musée. 14 heures, visite du musée adjacent, le National Portrait Gallery. Bel endroit mais aucun attrait particulier. 15 heures, nous revoici dans les rues de Londres. Promenade et visite de Leicester Square, du Chinatown, de Soho et du quartier des théâtres. C'est en déambulant dans Soho, devant une vitrine que je résous, sans le savoir, une partie de l'énigme de la fameuse phrase du métro. Au milieu de cette vitrine d'un commerce de souvenirs, on retrouve une série de T-shirts dont un noir, avec devant le cercle rouge traversé de la bande bleue en son centre où l'on peut lire " Mind the Gap". Je ne fais pas immédiatement le lien avec le métro, mais je trouve curieuse cette phrase et surtout j'en cherche le sens en me promettant d'acheter un de ces t-shirts, surtout si cela veut dire " penser ou réfléchir aux autres générations" parce que pour moi, francophone, le mot "gap" déclenche l'idée du " generation gap" et pas autre chose. Puis j'en reste là pour " Mind the gap".

Nous finissons notre promenade dans une section de Hyde Park quasi déserte, sous un ciel de plomb pour admirer nos premiers cygnes de Londres. Le temps passe, retour à l'hôtel à pied.

Nous décidons de manger indien ce soir et choisissons le Ryath, pas très loin . Manger à Londres demande du temps. Il ne faut pas être pressé car les restaurateurs ne le sont pas. Les plats se succèdent, succulents et pas trop épicés. Ambiance cosy puisque le resto est tout petit, moins de 15 tables. Plein de touristes. Première journée à Londres bien remplie, nous allons nous coucher car demain s'annonce aussi palpitant.