dimanche 8 juin 2008

Londres jour 7: Le retour

Vendredi 25 avril 2008

Après le rituel du jour de la marmotte, nous quittons 'hôtel avec nos valises vers 10H, direction métro Paddington. Je vais m'ennuyer de Mind the Gap… Chemin inverse de samedi dernier. Métro, puis la gare Victoria, puis le train vers Gatwick. Nous sommes à l'aéroport un peu avant midi. On y fait quelques petits achats puis on mange une croûte. L'embarquement se fait à l'heure prévue à 15H30. Le vol se passe à merveille et le grand avion bleu de Zoom Airlines se pose sur la piste à Montréal vers 17H30. Un vol de 6 heures qui sur l'horloge n'en fait que deux grâce au décalage horaire. Montréal attend toujours le printemps, printemps dont nous venons d'avoir un avant-goût mais la température est plus douce ici qu'à Londres. Il fait plus de 20C , presque 24C. L'herbe n'a pas encore sa belle couleur verte, les arbres de timides et minuscules petites feuilles. Nous voici de retour en Amérique. Les jours suivants seront beaucoup plus frais, pour ne pas dire froids et je ne retrouverai la douceur de la température londoniene qu'un mois plus tard.

Un mot pour terminer. L'éternelle question du genre des villes. Londres est-elle plus masculine que New-York, autant ou est-elle féminine comme Montréal et Paris. Féminine à mon sens mais d'une manière qui lui est propre. Elle est racée et elle a de la classe. Un brin de folie qu'elle sait bien dissimulée sous des airs raisonnables. Mais elle sait s'allumer selon l'humeur de son imaginaire fertile et débridé. Et surtout elle maitrise le pouvoir de la musique. Si Paris manie à merveille l'art des mots, des odeurs et des parfums, et avouons le, l'Art dans toutes ses splendeurs, si Montréal joue des couleurs en exhalant sa joie de vivre, si New-York projette toute son énergie vers le ciel, Londres vit au rythme de toutes les musiques à travers tous les âges. Elle cultive aussi savamment ses légendes, sa brume enveloppant la beauté de ses murs et c'est au son mystique et caverneux de Big Ben que résonne le chant des heures dans l'âme de Londoniens comme de ceux des touristes qui arpentent ses rues les yeux grands ouverts et le cœur en émoi.


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