24 et 25 mai 2010
Départ et arrivée en Provence
Nous voici en route pour la Provence. Nous sommes lundi en fin d'après-midi et alors que nous allons prendre notre avion avec la compagnie Air Transat à l'aéroport Montréal Trudeau, le Canadien s'apprête a affronté les Philies dans un match qui risque d'être leur dernier s'ils ne parviennent pas a gagné. Fébrilité dans l'aéroport. Christian et moi partageons les écouteurs de notre lecteur MP3 question d'être tenus au courant le plus longtemps possible sur le dénouement de la partie. L'avion est à l'heure et nous tenons le coup avec la radio jusqu'au deuxième but de Gomez puis black out. Nous venons de passer le sommet des Appalaches à la hauteur des États-Unis et du Nouveau-Brunswick. Il faudra attendre notre arrivée ou la générosité d'un adepte pour nous mettre au courant du déroulement de la partie. Mis à part le hockey, le vol se déroule sans problème et nous atterrissons à Marseille à l'heure prévue, soit 10 AM heure locale, 4 heures du matin heure de Montréal. La nuit a été courte, j'ai dormi une heure, Christian deux.
Arrivés, nous prenons possession de notre auto, une Mégane automatique de Renault et nous filons vers notre hôtel à 50 km plus au nord-ouest. Grâce à notre super GPS, nous nous rendons sans encombres et nous sommes accueillis par un hôte tout à fait charmant. Comme la chambre n'est pas encore tout à fait prête (il est 12H30), nous décidons d'aller explorer les environs et surtout St-Rémy avant d'aller nous installer dans notre petite chambre de l'hôtel l'Amandière. Donc promenade dans la petite ville, découverte de ses boutiques et de ses restaurants et surtout de ses pâtisseries, donc les tartelettes au citron ( un bonne pensée pour mon amie Monique) et que dire des pa-vés pistaches et amandes!!!! Petit arrêt à l'église de St-Rémy et à la place du Musée des Alpilles, puis détour à l'Inter-marché, pour y acheter de quoi souper à la chambre. Vin, jambon, petit fromage de chèvre et baguette composent notre souper. Christian tombe endormi tout de suite après vers 18H. Moi, je descends jaser un peu avec Chuck sur Messenger puis je monter écrire mon blog. Je vais essayer de vous tenir au courant au jour le jour, question de faire plus "blog" et surtout pour ne pas écrire ces aventures avec six mois, sinon un an de décalage.
J'écris ces mots sur le petit balcon de la chambre, entourée de fleurs magnifiques, d'un rosier rouge, d'un seringat débordant de fleurs immaculées, de cactus, de pins et de cyprès et surtout accompagnée du chant d'un merle plein de ferveur. On se reparle demain, je tombe de sommeil, le soleil est encore haut et il est 19H30.
Mercredi 26 mai 2010
Lever 7H. Soleil radieux et température douce, Petit déjeuner à l'hôtel composé de viennoiseries, pain baguette, fromage, saucisson,yogourt, jus d'orange et café. Nous voici fins prêts pour découvrir la Provence. Cap sur les Baux, tout près, dans les Alpilles. A bord de Mégane, nom que nous avons donné à notre auto, pas très original mais comme c'est le sien, et quant plus c'est véritablement son nom ( c'est une Mégane de Renault) il lui convient tout à fait. Première découverte, certaines portions de la départementale 27( la route) sont bordées de platanes, comme dans les films, c'est vraiment super. Deuxième révélation, la largeur de la départementale dans les Alpilles (petites chaînes de montagnes, de la taille du Mont-Royal): ce n'est pas très large et on y conduit à 70km/h. Un peu éprouvant pour nous, touristes nord-américains habitués aux larges routes, Mais quels paysages extraordinaires!
Nous parvenons rapidement aux Baux de Provence, village piétonnier qui n'est pas sans me rappeler celui du Mont St-Michel en Bretagne, mais en moins fréquenté, plus intime et plus agréable à visiter. Nous parcourons ses petites rues et ses boutiques, jusqu'au château. Pour 7.80 euros, deux heures d'exploration de la vie en Provence au XIe siècle et la démonstration du trébuchet vaut à elle seule le déplacement. Deux heures d'immersion au Moyen-Âge dans un paysage somptueux avec cet enivrant parfum de fleurs et d'herbes qui flotte partout dans l'air ici. Vraiment, c'est un véritable voyage dans le temps.
Après avoir partagé un petit sandwich au saucisson sec dans une petite rue des Baux et acheté deux enveloppes provençales pour les coussins du divan de notre salon, nous reprenons Mégane et nous nous dirigeons vers Arles. Nous avons bien failli arrêté à l'Abbaye de Montmajour mais nous avons préféré poursuivre notre route jusqu`à la ville préférée de Van Gogh.
Nous nous stationnons un peu au sud du boulevard des Lices et nous passons par le parc qui longe le boulevard pour atteindre le secteur historique de la ville. Visite incontournable du théâtre antique et des arènes. Impressionnant même pour qui a vu le Colisée de Rome. Les arènes, l'amphithéâtre, font l'objet d'une belle restauration et ses murs nettoyés impressionnent par leur éclat et leur belle couleur crème sous la lumière prodigieuse du Midi. Christian propose un petit parcours en train sur roues, question d'explorer la ville. On découvre le Rhône et le pont détruit lors de la Deuxième guerre. Puis visite de l'église et du cloître de St-Trophine. Superbe cathédrale du 12e. Style sans la lumière du gothique mais empreint de majesté et de grandeur. Nous remontons le boulevard des Lices, postons nos cartes postales et retournons vers Mégane.
Nous quittons Arles vers 16H. Direction St-Rémy. Chemin faisant, après avoir de nouveau traversé la route des Alpilles, nous arrêtons à Glanum, aux portes de St-Rémy pour visiter le site archéologique. Beau site auquel je trouve des parentés avec Ostia Antica et Ephèse en Turquie. La culture de la Rome antique est omniprésente en Europe méditerranéenne. Lovée dans les Alpilles, l'ancienne ville romaine n'a rien a envié à ses consoeurs d'ailleurs. Tout y est, la curie, les thermes, un site unique.
Vers 18H30, nous revoici de retour à St-Rémy. Nous stationnons Mégane dans le parking municipal et cherchons un resto. Nous choisissons le un petit resto à l'arrière du magasin de mode. Dissimulé mais charmant. Excellent vin de la région, tartare de saumon pour Christian, chèvre chaud pour moi comme entrées, puis rouget provençal pour Christian et porc aux champignons et à la crème pour moi, nous voici repus et satisfaits. Retour à l'Amandière. Journée pour le moins bien remplie.
mercredi 26 mai 2010
vendredi 16 avril 2010
Arrivederci Roma!
Jour du retour à Montréal. Les valises sont faites, il ne reste qu’à prendre le petit déjeuner pour une dernière fois dans l’immaculée salle à manger. C’est avec un petit pincement au cœur que je quitte ce bel hôtel, confortable et tranquille avec son si beau jardin. Enfin, toute bonne chose à une fin.
Nous prenons le train pour Fiumicino à 10H. Parvenus à l’aéroport, après l’enregistrement des bagages, nous en profitons pour magasiner une dernière fois. Christian déniche un petit cruchon Modigliani, tout à fait joli qui s’ajoute aux calendriers et aux bouteilles de vin que je me suis procurée.
L’avion est à l’heure et nous quittons Rome à 14H10 comme prévu. Nous arrivons , neuf heures plus tard, mais à 17H sur l’horloge de l’aéroport Trudeau. On retrouve avec bonheur la maison mais la végétation québécoise s’éveille à peine comme le prouvent les bourgeons des arbres par leur gonglement. Les branches sont toujours nues, les gazons verdissent timidement alors qu’à Rome, la flore était égale à celle du Québec à la fin juin. Soupir. Mais c’est comme de vivre en plein été pendant une semaine et de revenir en arrière pour mieux le revivre une deuxième fois!
Le château Sant'Angelo et nos dernières heures à Rome
Vendredi 1er mai 2009
Aujourd’hui Fête des travailleurs, donc jour de congé pour les Romains et les Italiens. On se promet une journée tranquille. Donc levés tard, déjeuner et douche et départ pour se promener vers 10H30. Notre objectif : le château Sant’ Angelo que nous n’avions pas pu voir à cause de la pluie au début de la semaine.
Nous apprécions ce lieu un peu étrange et surtout la possibilité qu’il nous offre de prendre de superbes photos de St-Pierre du haut de ses créneaux et de ses remparts.
En sortant, impossible de prendre l’autobus pour rejoindre le métro, l’horaire des jours fériés nous contraint de marcher le kilomètre qui sépare le château de la station la plus proche. Mais le plus impressionnant, c’est lorsque nous sommes envahis par une foule de jeunes gens qui se ruent dans les wagons pour se rendre au concert gratuit donné chaque année le premier mai. Méga spectacle. Tant bien que mal nous parvenons à nous extraire de notre wagon et à nous rendre au Colosseo. Repos du guerrier , petit pique-nique improvisé près des murs de l’amphithéâtre Flavien, sur un petit tertre de gazon. Il y a beaucoup de monde sur la Via dei Fori Imperiali puisque c’est jour de fête et qu’il fait un temps radieux. Nous marchons jusqu’au monument de Victor Emmanuel II pour faire quelques photos puis on refait le chemin inverse pour retrouver le Colosseo. On s’arrête pour manger à l’une des terrasses où le jeune italien qui nous sert est fier de nous parler du Québec. Après ce repas de pâtes, il faut retourner à l’hôtel car nous venons de compléter notre dernière journée et les valises doivent être prêtes pour demain matin.
Musée Centrale Montemartini, les thermes de Caracalla et magasinage
Jeudi 30 avril 2009
Beau soleil ce matin mais température fraiche autour de 12C. Aujourd’hui au programme : un des musées négligés de Rome dans la série des musei Capitolini, celui de la Centrale Montemartini. Donc nous empruntons la ligne B du métro jusqu’à la station Garberella. Là nous découvrons un musée absolument désert. Installé dans une ancienne centrale électrique au charbon, dont on a conservé certains éléments majeurs et la structure, le musée possède une belle collection de sculptures (400) de l’époque romaine à compter du Ve siècle av.-J.C. Excellente idée d’héberger ici dans des salles du début du XXe, épurées de leurs fonctions, tous ces témoignages de pierre et de marbre, au style plein de grâce. Le contraste met en valeur tant l’histoire récente que celle de l’Antiquité. Belle découverte.
Après ce beau musée, direction Circo Massimo et deuxième tentative de voir les thermes de Caracalla. Là, franchement, nous sommes très impressionnés, non seulement par le site mais par le génie innovateur des Romains (216 après J.C.). Ce complexe sportif avec ses gymnases, ses palestres, ses piscines et ses jardins demeure à ce jour suffisamment bien conservé pour que l’on puisse, dans trop d’effort, imaginé les lieux tels qu’ils étaient à l’époque. Renversant. Surtout si on pense que tous les murs qui subsistent, étaient non seulement encore plus grandioses mais qu’en plus tout était couvert de marbre! C’est avec beaucoup de plaisir que nous parcourons ces enceintes , éblouis par l’architecture colossale et ambitieuse de l’époque. Encore une leçon d’humilité pour notre civilisation qui n’a pas grand-chose à envier à la leur.
Vers 13H, magasinage. Direction Place Navone et le Panthéon. Après nos achats : T-Shirts, petits objets, épices pour Elise et un sac et un collier à clés pour Dominique (la blonde Charles), petite pause au Della Palma/Gelato di Roma, une glace pour Christian, des cafés pour Charles et moi.
Il reste un peu de temps et d’énergie pour que j’apaise ma curiosité et que nous visitions deux autres églises : Sant’ Ignazio et l’église du Gesu. Toujours le même constat de richesse, d’or, de marbre et de pierres précieuses.
Place Navone vers 16H. Après consultation, nous décidons d’aller faire des courses et d’aller bouffer dans la chambre de notre hôtel. Résultat : petite soirée relax devant la télé pour refaire le plein d’énergie.
Ostia Antica, les catacombes et l'Osteria degli Amici
Mercredi 29 avril 2009
Ce matin gros soleil. Lever vers 7H30. Après le déjeuner, nous voici de nouveau en route pour une nouvelle aventure. On s'engouffre dans un train direction Ostia Antica, à environ 20 km de Rome, le long du Tibre et tout près de la mer Méditerranée. Car Ostia Antica a été une ville importante et le port de Rome, du IVe siècle av.-J.C jusqu'au III siècle de notre ère. Déclinant lentement, la ville fut abandonnée entre le IX et le Xe siècle après J.C. Nous arrivons sur le site archéologique, un des mieux préservé avec celui de Pompéi, avec une joyeuse bande d'écoliers italiens et leurs professeurs. Nous débutons notre visite vers 10H. Nous constatons à la lecture du plan que l'endroit est beaucoup plus vaste que nous l'avions imaginé puisqu'il s'étire sur 34 hectares soit les deux tiers de la vill originelle. On débute par le cimetière puisqu'il a été établi hors des murs de la ville, puis on pénètre dans les vestiges de la cité par la Porta Romana. J'aime me promener ainsi entre ces vieux murs en imaginant les lieux grouillant de monde et de vie en pensant au temps. Il existe quelque chose de fascinant dans cette expérience. Je m'amuse à la vue de leur théâtre, de leurs marchés, leurs habitations, dont il reste suffisamment de pierres pour que l'on devine leur apparence ou à tout le moins, on soit en mesure de s'en faire une idée. Le temps passe alors que nous déambulons le long de la Decumanon Massimo en écoutant les oiseaux, protégés par les pins parasols, si bien qu'il est bientôt 14H30 et que nous n'avons même pris une bouchée.On reprend donc le train en sens inverse et l'on retourne à la station Piramide. Christian a encore une fois une autre idée. Prendre l’autobus pour se rendre aux Catacombes sur la légendaire Via Appia. On attend donc le prochain bus, la 118, en regardant un groupe de jeunes en train de tourner une séquence de film autour de l’arrêt d’autobus. Longue attente. Finalement, nous arrivons aux catacombes de San Sebastiano ( sommes descendus un peu trop rapidement alors il faut marcher sur la Via Appia, une vraie place pour se tuer!) juste à temps pour la dernière visite. Avec notre guide, une indienne, nous nous enfonçons sous la terre comme les premiers Chrétiens. Cela donne l’impression d’être à l’intérieur d’une mine ou sur une autre échelle, dans une fourmilière. L’image me vient en voyant les salles intérieures ressemblant aux espaces qu’aménagent les fourmis pour entreposer leur nourriture ou les œufs de leur reine. Il fait frais ici, presque froid. Cela doit être bien agréable lors des chaudes journées d’été. Notre exploration se termine dans la basilique St-Sébastien où l’on peut même voir la relique d’un morceau d’une flèche du martyr!
En sortant de nouveau sur la Via Appia, on jongle longtemps pour trouver le moyen de retourner à Rome car la route est à sens unique! Finalement on reprend la 118 jusqu’au terminus de Lagonegro ( à dix kilomètres de Rome!) puis on refait le chemin inverse. Résultat nous arrivons à la station Piramide à 18H30, affamés et impossible de mander dans une trattoria ou un resto avant une heure. On en profite pour en choisir un avec une taverne tout à côté pour prendre un apéro en attendant. Donc nous voici attablés devant une Peroni bien fraîche avant de se payer une bonne bouffe à côté, chez Osteria degli Amici, rue Nicola Zabaglia. Notre attente n’est pas vaine. Au resto, Chuck y va pour les spaghettis carbonara, Christian pour les pâtes et le sébaste et moi pour les rigatonis moules et parlourdes, le tout arrosé d’un très bon vin. Les desserts sont halucinants : le tiramisu et le mille-feuilles sont déjà hors du commun mais le soufflé au chocolat de Charles est à coupé le souffle!Tout est génial.
Retour à l’hôtel vers 22H15. Encore une journée bien remplie. Souvenirs mémorables, surtout ce souper de roi restera longtemps dans nos mémoires.
jeudi 15 avril 2010
Place Navone, le Panthéon et la basilique St-Paul Hors les Murs
Mardi 28 avril 2009
Lever plus tard que d’habitude, vers 7H30. Ce matin, ciel encore lourd et orageux. Christian propose que nous allions visiter le Castel Sant’ Angelo, sur la rive droite du Tibre, voisin stratégique de la basilique St-Pierre. Après le déjeuner, nous reprenons donc le métro jusqu’à la station Ottaviano, comme nous le faisons depuis trois jours et nous marchons 1.5 km jusqu’au château. Surprise : le château est fermé car la pluie d’hier a rendu les déplacements hasardeux et risqués sur la pierre alors, par mesure de sécurité, les responsables ont fermé l’endroit. Nous voici donc de nouveau dans le quartier du Vatican/St-Pierre, mais il faut voir autre chose. Après consultation de nos guides Voir et Le Routard, nous choisissons de nous rendre Place Navone un kilomètre plus au sud, en traversant un des plus beaux ponts de Rome, le pont St’Angelo, juste en face du château.
Parvenus Place Navone, je traîne mes hommes encore une fois dans une église, la Sant’ Agnese in Agone. Il y a tant de marbre ici. Toujours la même splendeur. Dehors la pluie a repris de plus belle, tant et si bien que nous envoyons Charles en émissaire pour nous dénicher des parapluies, question de ne pas finir trempés comme hier. A son retour, armés de nos trois parapluies, nous admirons en sortant de l’église, la fontaine des Fleuves du Bernin et partons d’un bon pas vers le Panthéon, quelques rues plus loin.
Endroit fascinant que le Panthéon. A l’origine édifice religieux romain (I siècle av-J.C.), il a été converti en église au VIIe siècle. C’est d’ailleurs le plus grand monument romain intact existant de nos jours. Son plafond avec l’occulus au centre est particulièrement impressionnant. Un petit moment devant la tombe de Raphaël, tombeau très fréquenté, davantage en tout cas que celui de Victor Emmanuel II! En sortant, pause sandwiches pour le lunch et achat d’une petite tête de cheval stylisée en marbre brut. Ensuite direction la fontaine de Trevi. Il y a tant de monde que l’immense fontaine disparait pratiquement à travers la foule. Incroyable. Mais je ne l’imaginais pas aussi grande et somptueuse. Belle découverte.14 heures. Ambitieux et présumant de nos forces, nous marchons jusqu’à la station Termini deux km plus loin. A la gare, on s’assoit devant un bon café et on discute de notre itinéraire. Christian souhaiterait voir Tivoli et la villa d’Este. Charles et moi trouvons que là, il exagère un peu. De toute manière, il est trop tard pour trouver un transport vers Tivoli ! Sauvez par l’absence de train à cette heure. Ouf! Mais comme rien ne l’arrête tout à fait, il nous suggère de visiter les Thermes de Caracalla. Solution de compromis.
Nous revoici dans le métro, direction Circo Massimo d’où l’on accède aux Thermes. Toutefois, la fatigue aidant, on se perd un peu autour du stadio de Caracalla tant et si bien que l'on décide de remettre à une autre fois la visite des Thermes.
Christian, que rien n'arrête, suggère d'aller faire un tour à la basilique Sao Paolo hors les murs, dernière de nos églises papales. Il est plus de 17H lorsque nous entreprenons de notre visite de l’église de St-Paul. Imposant St-Paul toujours armé de son épée, comme l’archange St-Michel. Mais cette représentation fait plutôt référence à l’instrument qui a causé sa mort. De toutes les églises papales, je crois que c’est celle que je préfère. Plus sobre bien qu’encore fastueuse, un peu en retrait, avec un magnifique jardin, San Paolo respire la sérénité. Je garde en souvenir, ses mosaïques d’or, les médaillons ornant les hauts murs de la nef à effigie de chacun des papes et un autre mémorable fou rire de Charles et moi, à la vue de la fresque en mosaïque du mur juste avant l’abside. On y voit les apôtres de chaque côté du Christ en plein centre. On dirait une joute de souque à la corde sous le regard enragé du Seigneur!
A notre sortie, il est 18H30. Trop tôt pour le souper. On décide d’aller faire quelques courses dans une épicerie chemin faisant et d’aller manger dans notre chambre. De la basilique, nous prenons la via Ostiense jusqu’au métro Sao Paolo puis nous empruntons la via Gabriello Chiabrera. Cherchant désespérément une épicerie, nous tombons sur le Emme Piu’Supermercati. Nous dévalisons l’endroit Christian et moi pendant Charles en profite pour griller une cigarette. Du pain, du fromage, des saucissons, du jambon et une bouteille de vin rouge. Ainsi ravitaillés, nous repartons pour l’hôtel. Malgré quelques détours, on parvient à destination et passons une agréable fin de soirée en bouffant et en regardant « Cocodrillo »!
mardi 13 avril 2010
St-Pierre et les basiliques papales
Lundi 27 avril 2009
On se croirait dans le film Le jour de la Marmotte! Lever vers 6H30. Petit déjeuner dans la toujours immaculée salle à manger. Puis nous refaisons le même trajet que la veille, donc direction Le Vatican. Le ciel, toujours gris, semble un peu plus menaçant qu’hier mais heureusement la foule est moins nombreuse et nous entrons rapidement dans la basilique. Quelques mots pour résumer l’endroit : opulence et gigantisme. Tout est ici hors proportion et d’une richesse sans nom. Du marbre mur à mur, sans compter le plancher. Le plus bel objet : la Pieta de Michel-Ange en entrant à droite. Il semble presqu’inimaginable qu’un jeune de 24 ans ait pu réaliser une telle œuvre. Une pure merveille. Nous restons tout de même une bonne heure à explorer cette immense église, lieu de pélérinage suprême des Catholiques . Puis nous faisons le tour de la célèbre place St-Pierre et des très belles réalisations du Bernin.
Puis on reprend le métro et nous filons vers le parc de la Villa Borghese. Promenade dans le parc sous les pins parasols. Endroit tranquille et empreint de sérénité. Dommage que nous ne puissions nous y attarder davantage. Enfin nous reprenons le métro direction la Place d’Espagne ( Piazza di Spagna). Nous abordons l’endroit par les hauteurs, c’est-à-dire par l’église de la Trinité des Monts (Trinità dei Monti). Superbe vue sur le légendaire escalier et ses gigantesques pots de rhododendons fushias que le vent aujourd’hui essaie de renverser. Mes hommes prennent une pause en profitant des marches pendant que je prends moi quelques photos de l’endroit.
En suivant le notre guide Voir, j’essaie d’influencer Christian et Charles et de les convaincre de voir les églises papales. Pour me faire plaisir, sachant combien j’aime visiter les églises, mes hommes se plient à mes désirs. Donc prochaine étape de cette journée, la basilique Ste-Marie Majeure (Basilica di Santa Maria Maggiore). Métro Termini et une bonne marche jusqu’à Santa Maria Maggiore. Me voici de nouveau en extase devant tant de splendeurs. Au sortir de l’église, on s’achète 2 gros sandwiches, un au prociutto et fromage, l’autre aux œufs, salami et tomates que l’on bouffe à côté de l’église. Pour me faire pardonner ma passion alors que nous nous dirigeons vers la Basilique St-Jean Latran, je propose à mes deux hommes une pause gelato en passant devant la Gelateria Ornelli. Nous dégustons nos glaces sous le feuillage généreux des platanes, en déambulant sur la via Merulana vers l’église St-Jean de Latran un peu plus au sud. Ainsi nous découvrons qu’il existe à Rome des stations essences sur les trottoirs! Étonnant!
Nous voici rendus à l’archibasilique San Giovanni in Laterano. C’est une église majeure, cathédrale et siège de l’Évêché de Rome, elle est considérée comme la mère de toutes les églises de la ville éternelle et du monde. Ce qui n’est pas rien. Le plus impressionant, mis à part le plafond prodigieux, l’autel à baldaquins, l’or de l’abside, le cloitre et son jardin, ce sont la dimension spectaculaire des statues des saints disposés dans l’église. D’ailleurs si vous voulez avoir une idée de la magnificence de l’endroit, allez voir le site du Vatican sur la basilique et visitez-la virtuellement. Enfin, nous devons malencontreusement terminer un peu abruptement cette visite Charles et moi car nous avons été pris d’un des plus grands fou rire de mon histoire, en plein milieu de la nef de St-Jean de Lantran. Fou rire causé par une petite affiche sur les murs de l’église stipulant l’interdiction de se pointer en maillot de bain dans l’église! Qui peut bien avoir une idée aussi saugrenue! Morts de rire et de fatigue, Charles et moi devons abandonnés Christian quelques minutes pour aller rire un bon coup à l’extérieur mais impossible de remettre les pieds dans l’église sans être de nouveau assailli par cet étrange fou rire. Nous décidons de l’attendre sagement en jetant un œil sur les travaux d’aménagement d’une scène en vue, sans doute, d’un mega spectacle dans quelques jours.
Nous quittons St-Jean de Latran sous la pluie en empruntant la viale Carlo Felice jusqu’à l’église Ste-Croix de Jérusalem (Santa Croce in Gerusalemme). Mes hommes commencent à montrer des signes d’épuisement et de saturation d’église alors que Christian ne cesse de commettre des délits en photographiant au flash des morceaux de la croix et un clou sacré…
Il est temps de rentrer. En plus, la pluie redouble à l’extérieur. Comme il n’existe pas d’endroit autour de l’hôtel pour acheter à manger, nous décidons d’acheter une pizza et de la rapporter à la chambre pour souper. Chemin faisant pour reprendre le métro à la station Re di Roma, on s’arrête chez Myster Pizza sur la via Algalonga et on repart avec dans les mains notre trésor : une pizza bocconcini /tomates, une autre zucchini/fromage et pour Christian une aux champignons et saucisses. Maintenant l’exploit sera de ramener le souper sain et sauf jusqu’à la chambre. Dans le métro, pas trop de problème. Les choses se corsent en sortant de la station Marconi car nous n’avons pas de parapluie et seulement un journal pris dans le métro pour protéger notre précieux repas des affres du déluge qui ne veut pas s’arrêter. Nous partons donc à la course de la station à l’hôtel en riant sans arrêt puisqu’il pleut tellement qu’il est presqu’impossible que nous puissions nous rendre sans être trempés jusqu’aux os. Résultat : parvenus enfin à notre chambre, la pizza a survécu mais nous sommes mouillés à un tel point qu’il me faut trouver le moindre espace pour faire sécher nos vêtements et surtout nos souliers! La pizza est froide mais elle est bonne. On la mange avec appétit en regardant, bien au chaud dans nos pyjamas, les nouvelles à la télé où l’on parle des terribles orages de la journée et des innondations qu’ils ont créées! Quelle journée encore une fois. Ouf!
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