mercredi 10 février 2010

Le Barri Gotic et les jardins du Montjuïc

Jeudi 12 novembre 2009 - Jour 6



Lever 8H. Nous descendons déjeuner à la salle à manger. L’endroit est charmant, le personnel attentionné et le buffet copieux : fromage frais, saucissons et saucisses, quiches, salades et viennoiseries, sans oublier les jus de fruit et le café. Après un tel festin, nous voici prêts pour affronter la capitale catalane.

Beau soleil, température autour de 18C. Chemin faisant vers le métro, je note que la nature occupe une place importante ici. Non seulement Barcelone est un centre d’achat à ciel ouvert mais elle possède de nombreux parcs et espaces verts où pousse une luxuriante végétation. Toute cette flore incite la faune ailée à y élire domicile.
Une espèce de petits perroquets, ou peut-être est-ce une sorte de perruches, nichent dans les palmiers et j’observe avec curiosité le va-et-vient des parents nourissant leur progéniture dans une cacophonie du diable. Arrivés au métro, nous partons de la station Diagonal pour nous rendre dans le Barri Gótic, la vieille ville. Nous descendons à la station Jaume I tout près du Museu d’Història de la Ciutat (Musée d’histoire de la Ville). Exploration des rues et des places du quartier avec ses murs de pierre couleur sable décorés de petits balcons et de volumineuses lanternes en fer forgé. Visitons la cathédrale, dédiée à Ste-Eulalie (ses restes reposent dans la crypte), patronne de Barcelone. Impressionnante église gothique (1298-1450), sobre et austère sinon pour les stalles du chœur, sculptées au 15e, témoignant des chevaliers de la Toison d’Or.

Pour ma part je préfère la basilique Santa Maria Del Mar (1328-1383), quelques rues plus au sud-est. Moins imposante dans son architecture si ce n’est la grandiose rosace de sa façade, cette église est une œuvre de pierre et de lumière. Magnifique de sobriété, altière et pleine de noblesse.

Après avoir parcouru en long et en large le Barri Gótic, magasiner un peu, marcher beaucoup, une pause s’impose. Nous entrons dans un café/bistro de la rue Portaferrissa. Après avoir englouti une petite pizza aux sardines, des tapas pommes de terre, poisson et fromage, un autre aux saucisses, une salade aux fruits de mer et bus deux cafés bien noirs, nous partons découvrir la Rambla. Artère préférée des touristes et des Barcelonais, la Rambla est un feu roulant d’action. Tout le long du 1,2 kilomètre que fait cette rue, de la Place Catalunya jusqu’au port, marchands ambulants, mimes avec ou sans tête, amuseurs de rue et musiciens s’en donnent à cœur joie pour divertir les passants. De grands platanes la bordent et on y trouve quantité de magasins de toutes sortes ainsi que des restaurants à profusion.

Parvenus à la hauteur du port, près de la colonne de Christophe Colomb, nous décidons d’examiner davantage les lieux car c’est de là que nous prendrons le bateau samedi prochain. Impossible de se rendre jusqu’au quai d’embarquement à pied, c’est trop loin. Il faudra donc songer à prendre un taxi ou l’autobus du port lorsque nous reviendrons dans deux jours. Comme nous sommes tout à côté du Mont Montjuïc, nous décidons d’y monter. Nous longeons l’avenue Paral-lel jusqu’à la station de métro du même nom car c’est à cet endroit que se trouve le funiculaire pour accéder au téléphérique menant au sommet du mont. Funiculaire que l’on paie en ticket de métro! La montée en téléphérique se fait en douceur en passant par-dessus le parc du Montjuïc et ses jardins jusqu’au Castel. La vue au sommet embrasse d’un seul coup les montagnes, la ville toute entière et la mer Méditerranée. Comme cette « colline » s’apparente à notre Mont Royal en hauteur ( Montjuïc 213m /Mont Royal à Montréal 234m) on observe à peu près le même panorama avec un paysage complètement différent. Chez nous, l’horizon n’a pratiquement pas de limites, sinon pour les Laurentides du côté nord. Ici, la vue s’arrête aux montagnes du Collserola à l’ouest (plus haut sommet culmine à 512m), encerclant la ville. Aujourd’hui en plus, l’absence de vent maintient un voile de pollution au-dessus de la cité, ce qui nous empêche de contempler Barcelone dans toute sa splendeur. Nous profitons cependant des nombreux points de vue que nous offrent la visite de la citadelle Castell de Montjuïc. Puis nous redescendons avec le téléphérique, traversons le superbe parc absolument désert car nous sommes en semaine, le jour et en novembre. Ce parc sera mon coup de cœur de Barcelone. Pour ses jardins somptueux, ses allées de pierres blanches, ses statues, l’abondance de ses arbres et de ses fleurs. Si je retourne un jour à Barcelone, je m’efforcerai d’y retourner en été ou au printemps pour avoir le bonheur de contempler ces jardins dans toute la magnificence de leur floraison. Même en novembre, ils sont superbes, en juillet ou en août ils doivent être sublimes. Cette longue promenade sur l’avenue Miramar nous mène jusqu’au Museu Nacional d’Art de Catalunya et au Poble Espanyol que Christian aurait bien voulu visiter mais qui est malheureusement fermé à cette heure. En cette fin d’après-midi, le soleil se couche lentement alors que nous déambulons, du Palau Nacional à la fontaine Màgica, en passant devant les deux grandes tours (47m), les Torres Venecianas, copies de celle de la place St-Marc, jusqu’au métro de la place d’Espanya. Retour à l’hôtel et pause de 18 à 21 heures pour aller manger suivant le rythme des Espagnols. Notre choix s’est porté sur le Madrid-Barcelona, resto de la rue Aragó, à une vingtaine de minutes à pied de notre hôtel, tout près de la Passeig de Gràcia. L’endroit est couru. Bon signe. Bonne table, bon service. Christian choisit le Arroz pelado de marisco (riz aux fruits de mer), moi un plat d’artichauts et palourdes, le tout arrosé d’un vin blanc délicieux, une bouteille de Martivilli de la région de Castilla y Leon. Crème catalane pour Christian comme dessert, sorbet à la mandarine pour moi pour compléter le tout. Sortis du resto à 22H45. De retour à l’hôtel, je jase avec Charles sur internet avant d’aller me coucher. Charles s’affaire à son souper alors que je tombe de sommeil. Il est 1 heure du matin à Barcelone, six heures de moins à Laval au Québec.

Aucun commentaire: