vendredi 19 février 2010

Journée en mer et découverte du navire



Dimanche 15 novembre 2009 - Jour 9
Debout 7H30. Déjeuner à 8H au Garden Café. Oeufs, pommes de terre, croissants, fruits et fromage. Nous allons boire nos cappuccinos à larrière du navire. Il y a de petits oiseaux sur le pont. Certains ardoisés avec deux taches blanches près de la queue, dautres plus gris, sans taches ( probablement des femelles) Ils ont de grands yeux cerclés de vert. On dirait une sorte de paruline, mais ils sont un peu plus gros, de la grosseur dun junco.
Après le déjeuner, nous paressons sur le pont le plus haut du devant du bateau. Il fait soleil mais nous gardons tout de meme nos manteaux surtout à cause du vent.
Garden Café pour le lunch, le meilleur choix du bateau à notre avis. Excellentes salades, mets de toutes sortes et de toutes nationalités, de la paella en passant par la bouffe thaï, sans oublier les sandwiches, les pâtes et les viandes. Nous optons pour quelque chose de léger (salade) et de sucré ( pâtisseries et fruits). Puis nous nous rendons au théâtre pour la présentation des achats à faire durant les escales et autres renseignements dusage. On y apprend pas grand-chose, sinon à mettre en garde les gens contre les avatars de la témérité lorsque lon visite certaines contrées. Je les trouve un peu trop timorés dans leur recommandations mais comme la majorité des gens ici sont plus âgés que nous peut-être que cela les rassure.
Après la présentation, nous continuons notre exploration de notre hotel flottant. Il existe, comme je l’ai dit précédemment quinze ponts sur le navire. Les trois premiers, le ventre du bateau ne sont pas accessibles aux voyageurs. J’imagine que toute l’organisation technique s’y trouve: les salles de machines, les cuisines et tout le reste. Les cabines sont situées au 4e, 5e, 8e, 9e, 10e, 11e, 14e et 15e ponts. Au 6e se trouvent les deux principales salles à manger avec service aux tables, le Grand Pacific et l’Alizar. On peut y manger comme au buffet Grand Café du 12e mais c’est plus chic et un peu old fashion time. Le casino et le premier plancher du Stardust Theater sont également situés à ce niveau. Au 7e pont, l’accueil, le café internet, la galerie d’art et de photos, les boutiques de luxe et plusieurs restaurants spécialisés: le japonais, l’asiatique, le sushi bar, un nightclub et un lounge. Une certaine section du 8e pont abrite aussi quelques restos payants. Puis au 12e, le fameux Garden Café, le resto italien, une section ouverte comprenant les piscines, les jacuzzis et l’espace pour la musique et les BBQ du capitaine, sans oublier à l’intérieur, le spa, le centre de conditionnement physique, la bibliothèque, la salle pour les jeux de table ( cartes, puzzle, échecs et j’en passé) et les arcades pour les fans. Un pont plus haut, le treizième, l’espace des sportifs: la piste de jogging et de marche, le court de tennis, de basket et de volleyball, les jeux géants de dames et d’échec, sans oublier l’endroit pour pratiquer son élan de golf. A la proue de ce pont se trouve le Spinnaker Lounge, endroit idéal pour la farniente en observant de haut le ballet des dauphins qui s’amusent parfois autour du museau du navire. Tout à côté, il y a même une toute petite chapelle pour ceux qui désirent se recueillir. Le point le plus élevé auquel nous avons accès, se trouve juste au dessus de la chapelle, au 14e pont. C’est un sundeck, pas très grand, mais souvent ideal pour se relaxer ou prendre des photos.
Nous décidons daller manger tôt ce soir et dessayer une des deux salles à manger. Sans le savoir, nous sommes en train denfreindre le protocole, car nous sommes tous les deux. Christian et moi, en jeans et quil ny a quun seul endroit où lon ne doit pas en porter et cest là. Comme nous lignorons et que lon nous accepte sans commentaires, Christian choisit de nous placer dans la section mixte, donc nous partagerons notre table avec deux couples dAméricains. Un couple de retraités dans la soixantaine, lui est un ex-militaire du Vietnam. Elle est charmante. Lautre couple est plus jeune. Elle très sociable, lui gentil mails aussi muet que moi, sans doute pas pour les mêmes raisons (mon anglais limité restreint ma capacité d’échange tandis que lui semble un peu mal à l’aise avec les étrangers) Enfin le repas se passe bien et tout le monde quitte la table vers 19h10 pour se rendre au show de lAnglais – Lenny Windsor. Humour british et entertainement au programme. Une heure bien remplie et cet homme est même parvenu à me faire rire, ce qui nest pas une mince affaire. Est-ce le T-Shirt du Doc (Id fucked myself) ou qq chose du genre, ou lesprit vif de lhumoriste du scripteur de Benny Hill, je nen sais rien mais jai apprécié son show.
Puis hop au lit à 22H30. Car nous prévoyons partir pour Rome tôt demain matin.

Embarquement et découverte du Norwegian Jade


Samedi 14 novembre 2009 - Jour 8

Levés relativement tôt, vers 7h30. Petit déjeuner à l’hôtel, nous en profitons pour manger une dernière fois le très bon saucisson et le jambon Serano avec du fromage et des croissants. Puis comme Christian a découvert sur internet un moyen de se rendre au bateau grâce au système de transport à l’intérieur du port (le Blue Bus pour la modique somme de 2€), nous décidons de partir en métro de la station Diagonal à la station Drasanes et de prendre le fameux autobus bleu à partir de la statue de Christophe Colomb jusqu’au terminal B où nous attend le Norvwegian Jade. Nous arrivons au quai vers 11h15. A bord trois quart d’heures plus tard. Beaucoup de monde, des Américains et des Allemands pour la plupart, entre 50 et 70 ans. Quelques jeunes, pas beaucoup de petits enfants. Comme les cabines ne sont pas disponibles avant 14 heures, nous en profitons pour visiter l’immense navire. Il fait frais mais pas froid: 18C. On se repose un peu sur les transats latéraux en découvrant Barcelone d’un nouveau point de vue. Devant nous, le Montjuîc et la citadelle domine le paysage. Pour un peu on se croirait à Québec sur le traversier s’apprêtant à partir pour Lévis, sur l’autre rive du fleuve. La ville, toujours enveloppée de smog, nous transmet ses effluves dont Christian se passerait bien.

Impensable d’aller manger pour l’instant, tout le monde a envahi la salle où l’on sert le buffet. 14 heures: direction la chambre. Nous sommes au cinquième pont sur les quinze que compte le navire. L’espace réduit de notre cabine sans hublot est tout de même plus spacieux que je ne l’avais imaginé. J’ y trouve plein de petit recoins et je nous y installe aisément. Malgré l‘harmonie des couleurs soutenues rappelant davantage des îles du Pacifique que la croisière méditerranéenne, c’est chouette et il y a même une couette sur le lit!

A 17 H, c’est la drill obligatoire. Nous prenons nos gilets de sauvetage et nous nous rendons au théâtre pour l’exercice de prévention en cas de naufrage. Tout cela me rappelle vaguement le Titanic! Puis enfin l’heure du BBQ sur le 12e pont. Au menu poulet et côtes levées. Le soleil disparait alors que progressivement l’éclairage multicolore du navire colore l’atmosphère. 19H - Nous levons l’ancre. Sur le pont, tête au vent, nous regardons s’éloigner Barcelone. Il fait nuit noire autour du bateau tout illumine comme pour une fête ce qui doit être très joli pour ceux qui le regarde quitter les côtes hispaniques.

Il vogue plus rapidement que je le pensais. Assis dans le Garden Café, l’immense caférétia du pont 12, nous savourons un cappucino déca en envoyant un courriel à Charles pour le tenir au courant de nos pérégrinations et lui dire que nous sommes en route vers Rome.

De retour dans notre cabine, nous vérifions les données fournies sur la chaine de TV du capitaine. Vagues de 1 à 2 mètres, température 17C, beau temps. Le bateau tangue si légèrement, que c’est à peine perceptible. Ainsi bercés, nous tombons rapidement dans les bras de Morphée.

mercredi 10 février 2010

La Sagrada Familia et son jeune Christ aux allures de Gaudi


Vendredi 13 novembre 2009 – jour 7

Lever 8H30. Christian pas très en forme ce matin, la vilaine grippe qu’il traîne depuis Paris l’exaspère. Moi, sa condition, l’heure étrange des repas et l’air parfois vicié de Barcelone, tout cela commence à miner mon moral. Mais le déjeuner est si bon, le sourire du personnel si généreux que tout cela me réconforte et me redonne de l’entrain. Au programme aujourd’hui : la Sagrada Familia, l’emblème de Barcelone. Métro jusqu’à la cathédrale. A notre arrivée, courte file d’attente pour entrer. Cependant lorsque l’on accède au site, là il y a foule. L’esprit des lieux est tout sauf religieux. Est-ce parce que l’on a l’impression de visiter un chantier de construction? Sans doute. Mais cela n’enlève rien au charme, au contraire. L’édifice est fabuleux, d’une grande esthétique à l’extérieur comme à l’intérieur. L’architecture superbe, le travail des artisans, minutieux. Que ce soit celui de Gaudi (il y a travaillé de 1884 à 1926) ou celui des artistes du 20e et maintenant du 21e siècle, tout se conjugue pour créer une œuvre vivante, un « work in progress » tout à fait dans l’esprit des cathédrales du Moyen-âge, dont la réalisation s’échelonnait sur plusieurs décennies, voire plusieurs siècles. L’émotion devient palpable. Deuxième coup de cœur de Barcelone, à travers cette opportunité qui m’est offerte de vivre au milieu d’un chantier de cathédrale. Jonction d’espace-temps. L’esprit des bâtisseurs demeure le même, que l’on soit en 1300 ou en 2009. Ainsi malgré les grues et les échafaudages d’acier et d’aluminium, l’atmosphère sur les chantiers des cathédrales du premier millénaire devait être assez semblable à celle-ci.
Comme il y a beaucoup de monde, on ne s’attarde guère à l’intérieur. Mais nous avons pris tout notre temps devant les deux portails principaux. Le moderne d’abord, celui de la Passion, œuvre de l’artiste Josep Maria Subirachs, réalisée entre 1986 et 2000. J’ai apprécié cette section aux lignes épurées et aux sculptures contemporaines. La façade opposée se révèle totalement différente. Œuvre de Gaudi, on y découvre un tout autre style, plus classique. Ce portail, dit de la Nativité, comprend plusieurs scènes de l’enfance et de l’adolescence du Christ. J’aime particulièrement la scène où l’on peut voir Jésus, jeune homme, travaillant le bois. Le visage de ce Christ ne ressemble en rien à celui que l’on a coutume de voir. Sans barbe, une chevelure digne d’un chevalier du Moyen-âge, l’air absorbé par son ouvrage, il semble plus humain que divin. Je me suis demandée qui avait bien pu inspirer ce Christ à Gaudi jusqu’à ce que je tombe par hasard en écrivant ces lignes sur un portrait d’Antoni Gaudi à 26 ans. Si l’on retire mentalement la barbe, que l’on clôt le regard et que l’on allonge la chevelure, on retrouve les traits de l’artiste dans ceux de la sculpture. Étonnant.
Après un passage obligé à la boutique des lieux pour y acheter des piles pour la caméra et un petit aimant pour frigo à l’effigie de la cathédrale, nous retournons magasiner sur la Rambla, toujours aussi bondée. Après une heure à travers le labyrinthe des rues et celui des magasins, nous retournons à l’hôtel. Petite conversation avec Charles sur Messenger alors qu’il est 19 heures à Barcelone et que lui vient tout juste de reprendre son travail après le lunch puisqu’il est 13 heures au Québec. Vers 19H30, nous décidons d’aller manger quelques tapas et de revenir tôt pour faire les valises en vue du départ demain. Erreur. Plus un restaurant ne sert de tapas autour de l’hôtel. Nous optons pour une autre solution : faire une incursion dans un supermarché et y acheter ce qu’il faut pour se concocter une petite bouffe. Après avoir longtemps chercher (on perd un temps fou à chercher certains endroits lorsque l’on est fatigué) nous tombons sur une épicerie rue Muntaner. Sauvés par le Jespac, supermercat! Pour la somme de 10 euros, nous achetons du jambon Serona, de la Mozarella, de la cervesa San Miguel ( il faut bien goûter la bière espagnole au moins une fois), des chips et de petites pâtisseries espagnoles comme mon amie Clara de Vigo en Galice m’envoie pour Noël chaque année depuis dix ans. Nous filons avec notre butin jusqu’à l’Astoria où nous mangeons, bien tranquille, sur notre lit en écoutant la télé. Coucher relativement tôt puisque demain nous quittons notre hôtel pour le bateau.

Le Barri Gotic et les jardins du Montjuïc

Jeudi 12 novembre 2009 - Jour 6



Lever 8H. Nous descendons déjeuner à la salle à manger. L’endroit est charmant, le personnel attentionné et le buffet copieux : fromage frais, saucissons et saucisses, quiches, salades et viennoiseries, sans oublier les jus de fruit et le café. Après un tel festin, nous voici prêts pour affronter la capitale catalane.

Beau soleil, température autour de 18C. Chemin faisant vers le métro, je note que la nature occupe une place importante ici. Non seulement Barcelone est un centre d’achat à ciel ouvert mais elle possède de nombreux parcs et espaces verts où pousse une luxuriante végétation. Toute cette flore incite la faune ailée à y élire domicile.
Une espèce de petits perroquets, ou peut-être est-ce une sorte de perruches, nichent dans les palmiers et j’observe avec curiosité le va-et-vient des parents nourissant leur progéniture dans une cacophonie du diable. Arrivés au métro, nous partons de la station Diagonal pour nous rendre dans le Barri Gótic, la vieille ville. Nous descendons à la station Jaume I tout près du Museu d’Història de la Ciutat (Musée d’histoire de la Ville). Exploration des rues et des places du quartier avec ses murs de pierre couleur sable décorés de petits balcons et de volumineuses lanternes en fer forgé. Visitons la cathédrale, dédiée à Ste-Eulalie (ses restes reposent dans la crypte), patronne de Barcelone. Impressionnante église gothique (1298-1450), sobre et austère sinon pour les stalles du chœur, sculptées au 15e, témoignant des chevaliers de la Toison d’Or.

Pour ma part je préfère la basilique Santa Maria Del Mar (1328-1383), quelques rues plus au sud-est. Moins imposante dans son architecture si ce n’est la grandiose rosace de sa façade, cette église est une œuvre de pierre et de lumière. Magnifique de sobriété, altière et pleine de noblesse.

Après avoir parcouru en long et en large le Barri Gótic, magasiner un peu, marcher beaucoup, une pause s’impose. Nous entrons dans un café/bistro de la rue Portaferrissa. Après avoir englouti une petite pizza aux sardines, des tapas pommes de terre, poisson et fromage, un autre aux saucisses, une salade aux fruits de mer et bus deux cafés bien noirs, nous partons découvrir la Rambla. Artère préférée des touristes et des Barcelonais, la Rambla est un feu roulant d’action. Tout le long du 1,2 kilomètre que fait cette rue, de la Place Catalunya jusqu’au port, marchands ambulants, mimes avec ou sans tête, amuseurs de rue et musiciens s’en donnent à cœur joie pour divertir les passants. De grands platanes la bordent et on y trouve quantité de magasins de toutes sortes ainsi que des restaurants à profusion.

Parvenus à la hauteur du port, près de la colonne de Christophe Colomb, nous décidons d’examiner davantage les lieux car c’est de là que nous prendrons le bateau samedi prochain. Impossible de se rendre jusqu’au quai d’embarquement à pied, c’est trop loin. Il faudra donc songer à prendre un taxi ou l’autobus du port lorsque nous reviendrons dans deux jours. Comme nous sommes tout à côté du Mont Montjuïc, nous décidons d’y monter. Nous longeons l’avenue Paral-lel jusqu’à la station de métro du même nom car c’est à cet endroit que se trouve le funiculaire pour accéder au téléphérique menant au sommet du mont. Funiculaire que l’on paie en ticket de métro! La montée en téléphérique se fait en douceur en passant par-dessus le parc du Montjuïc et ses jardins jusqu’au Castel. La vue au sommet embrasse d’un seul coup les montagnes, la ville toute entière et la mer Méditerranée. Comme cette « colline » s’apparente à notre Mont Royal en hauteur ( Montjuïc 213m /Mont Royal à Montréal 234m) on observe à peu près le même panorama avec un paysage complètement différent. Chez nous, l’horizon n’a pratiquement pas de limites, sinon pour les Laurentides du côté nord. Ici, la vue s’arrête aux montagnes du Collserola à l’ouest (plus haut sommet culmine à 512m), encerclant la ville. Aujourd’hui en plus, l’absence de vent maintient un voile de pollution au-dessus de la cité, ce qui nous empêche de contempler Barcelone dans toute sa splendeur. Nous profitons cependant des nombreux points de vue que nous offrent la visite de la citadelle Castell de Montjuïc. Puis nous redescendons avec le téléphérique, traversons le superbe parc absolument désert car nous sommes en semaine, le jour et en novembre. Ce parc sera mon coup de cœur de Barcelone. Pour ses jardins somptueux, ses allées de pierres blanches, ses statues, l’abondance de ses arbres et de ses fleurs. Si je retourne un jour à Barcelone, je m’efforcerai d’y retourner en été ou au printemps pour avoir le bonheur de contempler ces jardins dans toute la magnificence de leur floraison. Même en novembre, ils sont superbes, en juillet ou en août ils doivent être sublimes. Cette longue promenade sur l’avenue Miramar nous mène jusqu’au Museu Nacional d’Art de Catalunya et au Poble Espanyol que Christian aurait bien voulu visiter mais qui est malheureusement fermé à cette heure. En cette fin d’après-midi, le soleil se couche lentement alors que nous déambulons, du Palau Nacional à la fontaine Màgica, en passant devant les deux grandes tours (47m), les Torres Venecianas, copies de celle de la place St-Marc, jusqu’au métro de la place d’Espanya. Retour à l’hôtel et pause de 18 à 21 heures pour aller manger suivant le rythme des Espagnols. Notre choix s’est porté sur le Madrid-Barcelona, resto de la rue Aragó, à une vingtaine de minutes à pied de notre hôtel, tout près de la Passeig de Gràcia. L’endroit est couru. Bon signe. Bonne table, bon service. Christian choisit le Arroz pelado de marisco (riz aux fruits de mer), moi un plat d’artichauts et palourdes, le tout arrosé d’un vin blanc délicieux, une bouteille de Martivilli de la région de Castilla y Leon. Crème catalane pour Christian comme dessert, sorbet à la mandarine pour moi pour compléter le tout. Sortis du resto à 22H45. De retour à l’hôtel, je jase avec Charles sur internet avant d’aller me coucher. Charles s’affaire à son souper alors que je tombe de sommeil. Il est 1 heure du matin à Barcelone, six heures de moins à Laval au Québec.

Première journée à Barcelone


Mercredi 11 novembre 2009

7H. Christian est maintenant au Tylenol-grippe aux six heures. Après la douche et le petit déjeuner pris dans notre chambre (nous avons pris soin hier d’acheter des pains au chocolat et du jus d’orange hier soir) nous réglons la note du Novotel et nous repartons à pied à la station Bir-Hakeim. De là jusqu’à la station Denfert-Rochereau où nous prenons l’Orlybus pour 5 euros 50 en direction de l’aéroport d’Orly. Nous sommes passablement en avance car nous arrivons à l’aéroport à 9H30 et notre avion ne part qu’à midi. Qu’importe nous en profitons pour relaxer et casser la croûte. Notre avion décolle avec une demi-heure de retard et après un vol d’à peine une heure quinze minutes, je découvre Barcelone en sortant des nuages, par la mer. Un léger voile orangé (pollution) la recouvre. Pas de grands édifices à l’américaine, elle se révèle tout à fait européenne. Barcelone s’étend tant qu’elle peut, des montagnes jusqu’à la Méditerranée.

L’aéroport est magnifique. Le plus beau que j’aie vu depuis que j’ai la chance de voyager. Spacieux, original et esthétiquement très réussi ( j’ai appris à notre retour que le terminal 1 de l’aéroport de Barcelone est flambant neuf puisqu’il a été inauguré à la mi-juin 2009). Nous trouvons facilement l’autobus qui nous conduit au centre-ville et nous voici plongé dans l’univers catalan. Premier contact sympathique : la ville jolie et vivante, l’humour et la joie de vivre se voit au premier coup d’œil. La chose la plus impressionnante de ce premier parcours: la découverte, tout en cherchant le nom des rues pour trouver le métro, de la place d’Espagne et du musée national de Catalogne, majestueux édifice qui me rappelle l’oratoire St-Joseph à Montréal. Finalement l’autobus nous laisse au terminus de la station Catalunya, en plein centre-ville. Un autre métro à ajouter à ma collection. Lorsque je visite une ville, je privilégie toujours le métro pour me promener. J’aime ce moyen de transport qui nous permet de côtoyer les gens de l’endroit dans leur quotidien et de prendre le pouls de la cité. Le métro de Barcelone s’apprivoise aisément. Moderne et efficace, pourvu d’une signalisation simple et efficiente. Nous avions choisi en préparant notre voyage d’opter pour le T10 à 7 euros 85(un billet valable pour 10 trajets de métro) plutôt que la Barcelona Card à 33 euros pour 3 jours.

Après un court trajet, nous descendons à la station Diagonal, empruntons l’avenue du même nom en remontant vers la rue Paris où se trouve notre hôtel l’Astoria. Repos bien mérité à notre chambre. Christian s’endort pendant que je nous installe et que je prends le temps d’écrire à tout le monde sur internet, de parler à Charles en direct et d’envoyer quelques photos puisque l’hôtel dispose du WIFI. Vers 20H30 nous décidons d’aller explorer les alentours excités à l'idée de découvrir enfin l’Espagne. Sous l’éclairage de la nuit, Barcelone semble toute chaleureuse malgré novembre. Nous avons nos manteaux mais nous aurions pu être vêtus un peu plus légèrement. Alors que les terrasses des restaurants s’emplissent, que les magasins toujours ouverts, sont lentement abandonnés par leurs derniers clients, nous sommes étonnés du nombre de commerces ayant pignon sur rue dans le quartier Eixample. Sur la Passeig de Gràcia, célèbre promenade de Barcelone, on trouve de tout, des vêtements à la porcelaine, des accessoires mode aux bijoux sans oublier les restos. Et que dire des deux commerces les plus abondants : les centres d’esthétiques et les fruiteries! Notre excursion nous mènent jusqu’à la Casa Batlló, notre première rencontre avec une œuvre de Gaudí. Les balcons, en forme de masques de carnaval, me fascinent. Cependant l’heure avance et la fatigue se fait sentir. Nous entrons dans un petit magasin, achetons fruits et barres tendres et reprenons le chemin de l’hôtel. Il est 21H30. Alors que les Barcelonais s’attablent pour le souper nous nous glissons sous l’édredon.