vendredi 19 octobre 2007

L'Arc, l'Empereur, les Champs, la Tour et la bouffe italienne!


Dimanche 19 août 2007

Aujourd'hui le programme est très chargé, pour faire changement! L'Arc de Triomphe, les Invalides, le musée de l'Armée, promenade sur les champs Élysées, la tour Eiffel et la Bastille. Départ de Vaucresson avant même l'ouverture du marché public bien que en passant devant la place on s'aperçoit que les marchands sont déjà à l'œuvre, que les étales de légumes sont prêts et les poulets embrochés cuisent déjà. La boulangerie aussi est ouverte et les citoyens de Vaucresson font déjà la queue pour acheter leur baguette et leurs croissants. Nous, nous sautons dans le premier train qui passe pour Paris. Nous prenons ensuite le métro et sortons à la station Charles-de-Gaule/Étoile, directement devant le célèbre rond-point et le non moins fameux arc. Je ne croyais pas qu'il était si grand et ma foi, si beau. Christian le photographie sous tous ces aspects puis nous nous dirigeons vers les Champs-Élysées. C'est dimanche matin, il n'y a pas foule alors on peut regarder tout à loisir toutes les vitrines. Ça me rappelle un peu, dans un genre tout à fait différent, la 5e Avenue à New York ou le quartier des boutiques de Beverley Hills à L.A. Mêmes grandes chaînes, même démonstration de richesse. J'ai faim, Christian aussi alors on fait une pause en dégustant un croissant, un chocolat chaud et un café hors de prix chez Paul où un touriste avant moi à eu ce malheur de commander un café sans ajouter le mot "crème" et est revenu demander au serveur du lait. Outré, le serveur, lui a répondu: " Vous êtes à Paris ici Monsieur! Si vous voulez un café avec du lait, vous demandez un café crème, pas un café! Ce n'est pas le même prix!" Ça je le savais, on me l'avait dit au Québec mais ce pauvre homme en a été quitte pour se faire engueuler à la parisienne.

Après cette charmante incursion aux Champs, nous prenons l'avenue Churchill, passons devant le Grand Palais, fermé et le Petit Palais, ouvert que nous visitons. En sortant, l'on continue tout droit vers le pont Alexandre III, ce si joli pont enjambant la scène avec ses statues dorées et ces quenouilles lumineuses. Nous voici rendus au Invalides. Visite du tombeau de Napoléon et du musée de l'Armée. Aux Invalides, une alcôve funéraire en particulier m'a frappé: celle du maréchal Lyautey, dans un éclairage bleu somptueux et d'une grande sobriété. Plus belle à mon avis que celle très imposante de Napoléon avec cet énorme tombeau de porphyre rouge au fond d'une crypte. Mais il faut souligner le magnifique travail du sculpteur Simart tout autour du tombeau. On peut y voir une fresque ronde en bas–relief soulignant les grandes victoires et les réalisations de Napoléon.

Après avoir rendu hommage au grand Bonaparte et à l'armée française, nous traversons le champ de mars en direction de la tour Eiffel. L'Emblème de Paris, pour ne pas dire de la France, se tient droit devant nous, toute cuivrée, un peu ternie mais toujours aussi resplendissante. A mesure que l'on avance vers elle, je fais remarquer à Christian le bruit sourd que l'on entend au loin. Comme un moteur qui tourne. C'est la rumeur de la foule, blottie sous les quatre pattes de la tour et dont le murmure amplifié se rend jusqu'à nos oreilles. Wow. C'est spécial. Là il y a du monde. A travers tous les touristes, des soldats, mitraillettes à la main, surveillent et font le guet, à l'affut des terroristes. Le spectre 11 septembre n'est jamais bien loin, surtout près des symboles occidentaux. Il y a trop de monde, impossible de faire la queue pour monter. Alors on se rend au Trocadéro, au palais Chaillot pour faire des photos de la Tour.

Il est 17H30 déjà. Christian nous trouve un petit resto dans son guide: Le passage des Carmagnoles, dans le quartier du Marais, près de la Bastille. On prend le métro et on descend à la Bastille. On emprunte la rue du Faubourg St-Antoine jusqu'au Passage de la Bonne Graine, pour se frapper sur une porte fermée. Nous sommes en août, les proprios sont en vacances. Le hasard fait parfois bien les choses car en cheminant sur le rue du Faubourg St-Antoine nous tombons sur une ardoise qui nous attire affichant des rognons pour 9 euros. On entre. Nous avons fait là notre meilleur repas à Paris. Dans un resto à 8 tables, aux murs de briques, éclairé presqu'uniquement la bougie. Nous sommes repartis pour Vaucresson le cœur chaud, le corps fatigué et la tête encore une fois pleine de souvenirs.


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