Vendredi 17 août 2007 Petit déjeuner à l'hôtel: viennoiseries, tranches de jambon et de fromage, pains et céréales de toutes sortes, yogourt et chose délicieuse qui n'existe pas chez nous, le lait chaud que l'on peut ajouter au café ou au chocolat. J'apprécie ces petits déjeuners, très européens et si peu américains.
Nous sautons dans l'auto, sous un ciel gris, pour visiter Caen. La ville est encore endormie, il n'est que 8H. Nous stationnons près du château de Guillaume Le Conquérant et poursuivons notre visite à pied en parcourant les jardins et les remparts du château ducal. Mille ans d'histoire, certains murs ayant survécu par miracles à l'outrage des ans et à la folie guerrière des hommes, tout ici témoigne d'un lourd passé. C'est en longeant les parapets de cette place fortifiée en hauteur que l'on découvre Caen qui s'offre au regard tout autour.
Après le Château, visite obligatoire de l'église St-Pierre puis direction Abbaye des Hommes et l'église St-Etienne, chef d'œuvre de l'art roman. Quelle belle église avec ses murs et sa voûte épurés et surtout pour ses deux tours surmontées de flèches. Elle pointe fièrement vers le ciel au milieu des toits de la ville. Comme toujours, je ne peux me rassasier de cette architecture religieuse noble et mystérieuse.
Nous quittons Caen en fin de matinée pour nous diriger vers Honfleur, la ville qui a vu naître Eric Satie. Nichée à l'estuaire de la Seine, là commence la mer, Honfleur porte joliment son nom car elle est fleurie à souhait! Nous la parcourons à pied, au milieu d'une foule encore une fois dense et compacte. Il y a tant de gens partout. Tout autant de touristes que de Français en vacances. C'est fou. Honfleur abrite un port en son cœur, où se balancent au gré de la houle, des tas de petits voiliers. Coquetterie et charme sont de mise ici, dans l'architecture comme dans les boutiques et les restos du centre-ville. Mais il y a tant de monde que nous écourtons notre visite pour poursuivre notre découverte de la Côte d'Albâtre ainsi nommée en raison de ses falaises blanches. 
Nous parvenons à Etretat après un long chemin à travers la campagne normande. Je n'ai pas vu de pommiers mais j'ai vu beaucoup de vaches, ce qui me confirme que nous sommes bien des descendants des Normands, le Québec n'est-il pas lui aussi, le pays du lait et des pommes. Donc nous voici à Etretat pour admirer l'Arche (l'éléphant qui plonge sa trompe dans la mer) et l'Aiguille, ces deux sculptures naturelles créées par l'érosion de la falaise. La plage d'Etretat est pareille aux plages de Gaspésie, tout en galets. Nous sommes nombreux pourtant à s'y installer, assis ou couchés, pour se reposer, lire, s'amuser ou simplement regarder la mer. Je serai bien montée sur l'une ou l'autre des deux falaises en aval et en amont mais Christian dit qu'il faut se ménager et que de toute façon il nous faut retourner au Havre pour le souper. Après une petite heure sur la plage, nous reprenons la route vers l'ouest. Perdus dans le Havre, après plus d'une heure de recherche, on trouve enfin le Ibis, notre chambre et un grand plat de moules marinières pour le souper!
Notre tour de France hors Paris se termine demain.
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