Mercredi 18 novembre 2009
Debout vers 8H. Il fait un temps radieux et toujours doux. Ce matin, déjeuner sur le pont arrière du navire, déjeuner un peu plus léger pour moi, toujours copieux pour Christian avec pour décor en toile de fond les premières iles grecques. Paysages très montagneux et un peu aride. Puis nous allons nous préparer pour visiter Athènes. Nous en profitons pour confier une partie de nos vêtements au lavage puisque que ce service est offert en spécial aujourd’hui.
Vers 10H30, le Pirée se dessine à l’horizon. La ville apparait blanche et écrue avec de grandes montagnes en arrière plan que l’on devine plus qu’on ne les voit à cause du smog, déjà tellement dense qu’il fait tout disparaître. Nous demeurons sur le bateau jusqu’à ce que les autorités grecques accordent leur autorisation pour que nous puissions descendre. Puis tout le monde quitte le navire, les uns avec leurs tours organisés, les autres comme nous, en route vers la station de métro la plus proche qui n’est quand même pas si près. Mais cela nous permet de découvrir Le Pirée. Le port est gigantesque et on le longe pour rejoindre la station Piraeus. Le métro d’Athènes ne coûte presque rien, 1€ seulement. Le plus déroutant: la signalisation en grec. Il faut demeurer vigilant pour ne pas se perdre. Tassés dans une rame bondée, en route vers l’Acropole, le hasard nous place tout à côté d’un couple de Québécois dans la soixantaine, des gens charmants de la région de Beloeil. Maurice et Simone. Nous fraternisons immédiatement avec eux et nous devenons bientôt l’attraction de la rame: quatre Québécois animés jasant et s’amusant à se choisir un parcours pour se rendre le plus directement possible à l’Acropole. Nous optons pour le chemin de Maurice: de la station Piraeus jusqu’à celle d’Omonia sur la ligne verte, puis sur la ligne rouge, direction sud, jusqu’à la station Akropoli.
A destination, nous montons tous les quatre doucement sur la Dyonysiou Aeropagitou, rue piétonne longeant la falaise de l’Acropole. Nous passons juste à côté du superbe musée de l’Acropole, tout nouvellement installé dans un édifice magnifique. Malheureusement, le temps nous étant compté, nous ne pouvons pas le visiter. Dommage. Après avoir acheté nos billets pour accéder au site du plateau de l’Acropole, nous nous séparons de Simone et Maurice pour poursuivre chacun de notre côté. On se rend au Parthénon en montant un de marbre à travers de nombreux oliviers. Puis on poursuit en passant près du théâtre en demi-cercle d’Hérode Atticus avec ses pierres de marbre parfois brut, parfois poli. Pendant notre ascension, le ciel est d’un bleu de carte postale. On franchit la porte Beulé pour gravir les marches plus abruptes jusqu’aux Propylées (portique monumental de l’Acropole, 430 av.J.-C.)puis on emprunte un petit chemin de gravier blanc jusqu’au Parthénon. C’est vaste et la vue prodigieuse. On voit Athènes s’étaler sur des kilomètres à la ronde. Ça et là, des espaces verts où émerge parfois un temple ou quelque précieux témoignage de l’Antiquité. Ce sont les Caryatides du temple de l’Érechthéion qui m’ont le plus impressionnées. On ne peut pas les approcher et de plus ce sont des copies (les originales sont gardées au Musée de l’Acropole) mais leur noblesse et leur beauté émeuvent toujours après 2500 ans.Nous sommes nombreux à faire le tour du Parthénom mais la foule n’est pas oppressante comme j’imagine elle peut l’être en pleine saison touristique. 
Après cette impressionnante visite des vestiges de civilisation grecque du 5e siècle av.J.-C., nous refaisons le chemin inverse pour nous diriger vers la Plaka, haut lieu des touristes d’Athènes. C’est également le quartier le plus anciennement habité de la capitale grecque. Les rues sont pleines de charme, de fleurs, de parfums. Alors que chez nous au Québec, la mi-novembre se résume à la grisaille, Athènes se réjouit de voir ses oliviers lourds de leur fruits, ses palmiers et ses cyprès d’un beau vert et ses fleurs d’été prolongées leur vie jusqu’au coeur de l’automne. J’ai même cette chance de voir un immense bosquet de “quatre-heures” prêt à s’épanouir sous mes yeux et répandre son odeur de “Coppertone” pour le bonheur de chacun. Inouï.
Au fil de des rues, on se choisit un petit resto pour diner. Nous optons pour la Taverna Plaka. Nous mangeons à la terrasse. Christian choisit une moussaka, moi une brochette d’agneau. On se croirait sur la rue Duluth à Montréal! Mais le petit pichet de vin grec remplace la bouteille de vin chilien acheté à la SAQ! La bouffe est délicieuse et le service tellement grec! Super repas pour 24€.
Puis c’est la tournée des magasins. J’achète deux minuscules plats de céramique, une réplique d’une amphore à figure noire (les dessins à l’époque ( 630 av.J.-C.) étaient peints avec de l’argile noire liquide sur l’argile très riche en fer de la poterie qui, à la cuisson, devenait orange) et un incontournable kombolóï (chapelet grec) en perles noires.
Le temps court. Après avoir flâner autour des étals des marchands de fruits, de barres de noix de coco et profiter des airs des musiciens de rue de la Plateia Monastirakiou, nous reprenons le métro à la station Monastiraki. Les rames sont plus bondées, la fin de la journée approche. Il est plus de 16H. Nous revenons à bord avec le coucher du soleil.
Ce que je retiens de ces quelques heures athéniennes, mis à part l’impressionnant smog, c’est sa végétation, ses parfums et tous ses trésors anciens qui ne demandent qu’à être découverts. Athènes m’a donné le goût de la découvrir davantage. C’est une ville contrastée et bien étonnante. Comme par exemple, tous ces chiens et ces chats errants dont tout le monde à l’air de s’accommoder. Les chiens sont tous bien portants, les chats moins. Mais ils ont leur place ici. Situation impensable chez nous.
Je rapporte d’heureux souvenirs de ces heures trop brèves.
Nous repartons ce soir pour la Turquie. Nous y serons demain matin.
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