samedi 7 juin 2008

Londres, printemps 2008

Montréal, vendredi 18 avril 2008

Après avoir foulé, en août dernier, le sol de notre mère patrie la France et posé le pied sur les plages immaculées de Cuba aux alentours du solstice d'hiver, nous voici de nouveau en route pour les "Vieux Pays". Cette fois, destination Londres, capitale de la Perfide Albion, terre et royaume de notre conquérant. C'est notre amie Monique qui nous dépose à l'aéroport, en ce beau soir d'avril. Montréal attend toujours le printemps: l'herbe jaunie apparaît lentement, les arbres sont résolument vides et il reste, ça et là, des plaques de neige, grises et durcies dans la rue et sur le sol. Monique nous laisse donc, aux portes de Montréal-Trudeau vers 19H45. Il nous reste 4 heures d'attente. L'atmosphère est relax et l'avion n'arrivera qu'à la dernière minute puisqu'il s'agit d'un vol en provenance de Toronto. Résultat: aucune place près d'un hublot. Assis en plein centre, tassés comme des sardines. Départ comme prévu à 23H45. Vol sans histoire mais impossible de dormir. Petit déjeuner servi à 4H30 du matin, question de nous mettre à l'heure anglaise puisqu'il est déjà 9H30 à Londres.

Londres, samedi 19 avril 2008

Nous atteignons l'aéroport de Gatwick vers 11 heures ( il est 6 heures du matin pour nous). Le ciel est gris mais l'herbe verte et les arbres également! Nous voici précipités, dès notre arrivée, au milieu de mai!

Après le passage des douanes et notre premier contact avec l'accent britannique, nous récupérons nos valises et nous sautons dans le Gatwick Express, train qui nous déposera au centre de Londres à la gare Victoria. Nous sommes pratiquement seuls dans le train alors que l'on découvre, étonnés, le paysage de la campagne anglaise et ses petits villages. Maison de briques brunes foncées et tant et tant de cheminées, on se croirait dans un conte de Dickens. Puis la campagne se transforme en banlieue. Le nombre des habitations s'accroissent et de loin, Londres apparaît. L'unique chose qui la distingue et qui confirme que c'est bien elle, c'est la grande roue du London Eye. Le train entre dans la ville jusqu'à la gare. Première chose frappante en débarquant à la gare de Victoria: la foule. Il y a ici une foule incroyable. Aucune commune mesure avec ce que l'on retrouve chez nous. Ça bourdonne d'activités. On se fraie un chemin, toujours avec nos valises, jusqu'à la sortie pour trouver le métro. A l'extérieur, temps gris et brumeux typiquement londonien. On se met en ligne devant un guichet pour acheter notre Oyster card mais impossible d'obtenir la version traveler card au guichet automatique. Il faut donc refaire la ligne, au guichet humain cette fois, pour enfin acquérir notre précieuse carte de transport. Oyster d'une main, valise de l'autre, nous nous fondons à la multitude des usagers du métro Victoria. Dès que j'y ai mis les pieds, je suis tombée sous le charme du Tub. Tout semble avoir été conçu pour moi, de la taille des wagons à l'intelligence des affiches et des indications. On se sent en sécurité dans le métro de Londres. Quel agréable moyen de transport! Rond et confortable. Même les bancs sont rembourrés! Une fois sur le quai, sur la ligne jaune, la Circle en direction de Paddington, j'essaie de comprendre les phrases diffusées sans arrêt par les haut-parleurs. J'en distingue la plupart mais il y en a une que je n'arrive pas à saisir. Première énigme londonienne à résoudre.


Nous débarquons à la station Paddington et nous voici plongés en plein cœur du quartier voisin de Notting Hill, quartier tout aussi charmant et coquet. Notre hôtel, le Chrysos, fait concurrence à plusieurs autres et ils sont tous alignés, tout autour de Norfolk Square, tous établis dans de vieilles maisons de style géorgien. Le square est superbe avec plusieurs énormes platanes, sans doute centenaires. A la réception, un méditerranéen nous accueille avec toujours, ce bel accent britannique et nous remet les clés de notre chambre. On y dépose nos valises et repartons à la découverte de la capitale.


14heures. On reprend le métro, ligne brune cette fois, la Bakerloo en direction de Piccadilly Circus. Premier véritable contact avec Londres, en plein cœur de Piccadily, tout près de la fontaine où trône l'emblématique Éros. Tout le monde est habillé chaudement et il y a foule en ce samedi après-midi. On découvre tout à la fois: les édifices de cinq étages, leur noble architecture, les rues qui tournent, les autobus rouges à deux étages, les taxis, tous des TX4 qui rappelle les Rolls Royce avec la grille sur le devant. Christian veut me faire voir un magasin qu'il a découvert dans son guide Voir, chez Fortnum and Mason http://www.fortnumandmason.com/ . Un pur délice pour l'œil et le palais. Nous n'avons parcouru que l'étage de l'épicerie fine mais quel endroit chic et raffiné. On y trouve de tout et la section des thés vaut à elle seule le déplacement. Nous poursuivons sur Regent Street mais bientôt toute notre bonne volonté et notre insatiable curiosité se voient anéanties par l'impérieux besoin de repos. Le transport, la nuit sans sommeil et toutes ces découvertes, il suffit pour aujourd'hui. Nous retournons donc sagement comme nous sommes venus, sur la ligne Bakerloo dans l'autre sens et retrouvons Paddington. Nous achetons quelque chose pour manger au dépanneur du coin et retrouvons avec bonheur notre chambre. 20 heures, sous la couette. On y dort comme des loirs, bercés de temps en temps par l'arrivée ou le départ d'un train, à la gare de Paddington.

1 commentaire:

Clara Varela a dit…

Merci Danièle, j'ai commencé à faire la lecture de ton voyage à Londres, je te dirais quelque mot bientôt. Comme toujours tu as une sensibilité special pour raconter les choses les plus simples. Bises