lundi 1 mars 2010

La découverte des volcans d'Italie



Mardi 17 novembre 2009 – Jour 11 (en mer)
Lever relativement tôt: 7h heure du bateau/ 6h pour nous. Petit déjeuner à lextérieur. Il ne fait cependant pas très chaud. La mer est calme mais le vent souffle encore assez fort.
Vers 8H, on passe à côté du Stromboli, une des trois célèbres volcans dItalie. Cest une île, avec à la base de lun de ses versants, tout au bord de la mer, le petit village de San Vincenzo, 600 habitants. Les flancs du volcan sont couverts de verdure, sauf près du cratère et sur la pente à notre gauche où une récente coulée de lave a noirci le relief. Toujours actif, le Stromboli fume légèrement. Le capitaine du navire nous offre via les haut-parleurs un cours de géographie et nous apprend que ce volcan fait partie de l’archipel des Eoliennes, qu’il s’élève à 924 mètres au dessus du niveau de la mer et que la dernière éruption importante a eu lieu en avril dernier. Son effervescence est telle depuis 2000 ans qu’elle lui a valu le surnom de Phare de la Méditerranée. Je préfère le nom que ses habitants ( eh oui, il existe des gens qui vivent au pied d’une telle montagne!) les Stombolani lui donnent: Iddu qui veut dire Lui en sicilien. Comment vivre au quotidien sur une terre aussi imprévisible sans lui attribuer un nom digne de son omnipotence.
Puis vers 11H30, nous traversons létroit passage entre la Sicile et lItalie, lendroit où la botte semble vouloir envoyer promener la Sicile. Le relief de la côte italienne impressionne avec des montagnes (toujours catégorie Laurentides) toutes ravinées et très verdoyantes. De lautre côté, en Sicile, la ville de Messina sétant sur quelques kilomètres. De ce côté aussi il y a des montagnes mais elles sont moins hautes que celles de la côte italienne. Puis vers 12H, le hit de la journée: lEtna. Le plus important volcan dItalie. Il sélève à plus de 3000 mètres (10,000 pieds) et son sommet enneigé en impose. Malheureusement il est enveloppé dune espèce de brume qui mempêche de bien le prendre en photo. Il semble cependant plus sage que le plus modeste Stromboli. Aucune fumée tant et si bien quil ressemble plus à une montagne quà un volcan.
Après le diner, bien installés sur nos transats, moments d’écriture pour moi et étude du guide Voir sur Athènes pour Christian. Il est 15 heures.
Repos dans la cabine de 16 à 18H30. Nous avons regardé les deux soeurs Boleyn avec Eric Bana à la télé dans le film (The other Boleyn girl). Puis repas au Garden Café - Christian prend du canard, du riz et des légumes, moi j’opte pour les raviolis au homard avec une salade. Dessert, café. Puis retour à la cabine pour prendre connaissance des informations pour demain dans le Freestyle Daily, journal du navire et pour écrire les courriels.
Un saut à la bibliothèque pour envoyer le tout et un message à Charlie que je nai pas pu joindre sur Messenger. Coucher 10H.

Civitavecchia, le port de Rome


Lundi 16 novembre 2009 - Jour 10
Changement de programme. Nous avons décidé de rester sagement au port de Civitavecchia et de profiter de cette journée d’escale dans le port de Rome pour faire le plein d’énergie pour les autres escales. La semaine Paris/Barcelone a été assez exigeante alors nous avons choisi de nous reposer un peu aujourd’hui et de profiter de la petite ville de Civitavecchia et surtout du navire pratiquement désert. Comme nous avons passé 8 jours à Rome à la fin d’avril, nous sommes moins motivés que les trois quarts des passagers pour aller visiter la ville Éternelle.

Nous voici rendu en Italie. Lever vers 8H30, déjeuner puis nous descendons prendre la navette qui nous conduit du navire à l’entrée du port.

Nous empruntons d’abord la Corso Centrocelle, puis nous obliquons sur la gauche vers le marché public. Nous nous amusons devant les prodigieux étales de fromages de toutes sortes où l’on vend des boules de mozarella 54 centimes plutôt que 1 euro 50 comme dans les super marchés. Je le sais d’expérience, lors de chacun de mes voyages, je vais faire quelques provisions dans une épicerie question de découvrir la bouffe locale. Je l’ai fait à Barcelone. Ici évidemment, il y a tant de nourriture sur le bateau que je n’achète rien au marché de Civitavecchia mais je peux affirmer qu’ils ont, dans cette toute petite ville, de quoi nourrir une armée! Profusion de fromages, mais aussi de pains, d’olives, de fruits et de légumes (à cette période de l’année, on y vend surtout des clémentines (avec leurs feuilles!) et des feuilles de pissenlit, des poissons et des fruits de mer mais surtout de la viande et des jambons de type prociutto. Véritable festin pour les sens. Après une promenade le long de la mer sur la Viale Giuseppe Garibaldi en direction de la gare, nous revenons sur nos pas par la plage. Suite à une quête infructueuse pour trouver un resto ou une tratoria ouverts, nous reprennons l’autobus qui nous ramène au navire.

Après le lunch, promenade sur les ponts puis repos sur les chaises transats. Vers 16H30, après un detour à la cabine pour prendre mon mini-ordinateur, je m’installe à la bibliothèque à l’une des tables de travail pour écrire au Québec. Par la vaste fenestration, je vois tout le port devant moi et les montagnes derrière, les Monti della Tolfa. Elles ressemblent à nos vieilles Laurentides. Alors que le soleil se couche et que Civitavecchia baigne dans une lumière rose, je regarde l’heure sur la page de mon ordi. Il s’affiche 10H47 car l’ordinateur a conservé l’heure de Montréal. Ici en Italie, il est 16H45.

Après un excellent souper au buffet ( ma foi je n'ai jamais si bien mangé dans un buffet!), un peu de magasinage puis furetage pour trouver un bon endroit pour dire au revoir à Civitavecchia vers 20H. Au revoir très venteux.

Puis direction la cabine pour le repos du guerrier en regardant
Cinéma Paradisio à la télé. Coucher vers minuit. Changement de fuseau horaire pendant la nuit. Les montres avancent d'une heure. Demain journée complète en mer en route vers la Grèce. Espérons que la mer ne sera pas trop agitée car aujourd’hui les vagues sur la plage et celles aperçues du navire étaient assez impressionnantes.

La suite demain bien que les journées de déplacement ne comportent pas autant d’action que celles passées à terre.